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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

fatigué

 

La presse africaine salue les efforts du Tchad pour ramener la paix en République centrafricaine. Pour AfricaTime Tchad, le président Idriss Déby a réussi le pari de «réunir tous les pays de la région, à l'exception du Soudan dans le cadre du sommet de N'Djamena donc, consacré principalement à la situation en Centrafrique».

L'Agence d'Information d'Afrique Centrale estime justement qu'on arrivera à régler la crise en RCA, que «si les dix États qui composent la Communauté économique des États d’Afrique centrale décident enfin d’unir leurs forces et de mettre la main à la poche pour combattre le terrorisme qui menace l’un des leurs».

L'Agence d'Information d'Afrique Centrale, se félicite globalement du sommet de N'Djamena sur la crise en Centrafique qui s'est déroulée en dehors d'un cadre onusien. «La seule voie possible que l’on puisse suivre si l’on veut réellement ramener la paix dans le Bassin du Congo, c’est la coopération régionale», peut-on lire.

Le quotidien Gabon Actu salue lui aussi cette initiative, mais reste néanmoins prudent : «La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, dans le bourbier centrafricain», titre ce dernier, alors que «La terreur de la Seleka, l'ex-rébellion au pouvoir à Bangui plonge la Centrafrique dans une misère indescriptible», lit-on encore.

Même son de cloche du côté de Les dépêches de Brazza qui voit un lien entre l'entrée du Tchad au sein du conseil de sécurité de l'ONU comme membre non permanent et son rôle croissant d'équilibre dans la région.

Guinée Conakry Infos est peut-être plus dubitatif, et trouve une autre raison à cette hyperactivité diplomatique à Ndjamena : «Ce n’est certainement pas qu’Idriss Deby et ses pairs, soient particulièrement émus, par les horreurs que des éléments incontrôlés de l’ex-rébellion de la Seleka sèment en République Centrafricaine, mais parce qu'ils se rendent de plus en plus compte, qu’à force de négliger cette crise qui se déroule pourtant sous leurs yeux, ils risquent de scier la branche sur laquelle ils sont eux-mêmes installés !» Pour le portail d'information en ligne guinéen, le sommet de N'djamena répond au lobbying mené ces derniers temps par la France.

 Le nouveau modèle malien

Maliweb publie une photo d'un président IBK au regard déterminé. Le portail d''information en ligne malien publie la totalité de son discours d'hier, avec notamment cette phrase historique d'IBK comme une sorte de mea culpa, face à l'inefficacité de l'Etat Malien, malgré un processus de décentralisation déjà ancien et historique selon IBK, lancée au Mali en 1992 : «L’une des causes du cataclysme qu’a connu notre pays, a dit le président malien hier, et dont il se remet lentement, est la déliquescence de l’Etat. C’est pourquoi, cette crise nous donne la redoutable occasion d’inventer un nouveau modèle malien».

Pour Mali actu, c'est bien ces « insuffisances et dysfonctionnements » dans la politique de décentralisation jusqu’alors menée au Mali qui ont provoqué la crise de 2012 avec la séparation du pays en deux. «Les populations de certaines régions, lit-on (...) se sentent abandonnées par l’Etat central. La pauvreté a servi de terreau depuis plusieurs années à divers groupes armés».

Pour le journal Le Républicain, les principales insuffisances dans l’application effective de cette décentralisation concernent donc le transfert des ressources, ou les contentieux liés au découpage territorial. «Mais ces trois jours de débats, de discussions (...) ont justement pour but de faire en sorte que soit améliorée la gouvernance», se félicite Le Républicain.

Alors Fasonet s'amuse à sa manière de ce grand chambardement malien. On sait que le Mali est allé chercher la paix et les conseils du président Compaoré au Burkina Faso, lors des négociations avec les Touaregs du MNLA notamment. Et dans une caricature humoristique, on voit IBK entrer dans le bureau de Compaoré en s'écriant, alors qu'il ne l’a pas vu tout de suite :« Bah, C'est quoi ? C'est pas le bureau de Blaise ici? Et on reconnait alors le président burkinabé, par terre, caché sous son bureau présidentiel, qui lui répond : si c'est là, mais ça tire au palais de Kosyam ces derniers jours»...

Quand ça va chez l'un, ça ne va plus chez l'autre.

 

 

Revue de Presse Afrique 22/10
(04:04)