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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Au Tchad,  un semblant processus démocratique est souvent évoqué par les tenants du pouvoir pour endormir l’opinion publique.


La situation actuelle au Tchad ne peut faire l’objet d’aucune comparaison avec les autres pays d’Afrique en terme  démocratique.


En vingt et deux (22) ans d’exercice solitaire du pouvoir, Idriss Deby a réussi à neutraliser ses adversaires politiques par une répression farouche et sanglante à l’aide des moyens militaires disproportionnés et non conventionnels.

Il est facile  pour les opposants mauritaniens et guinéens de faire tomber  le régime du Général Abdel-aziz ou du Pr Alpha Condé grâce à une action populaire pacifique,  ce qui est difficile pour l’opposition tchadienne déjà dispersée et éparpillée comme le sable du désert de parvenir à faire chuter le pouvoir d’Idriss Deby par la pression de la rue.


En Mauritanie et en Guinée, il est autorisé à l’opposition le droit de manifester. Ce qui est interdit à l’opposition tchadienne d’organiser une manifestation publique pour dénoncer la gestion calamiteuse et mafieuse du régime.


Les conférences de presse se tiennent dans des salles fermées infiltrées par les agents de renseignements en civil qui  surveillent de prés ceux qui y assistent.

Depuis son arrivée au pouvoir en 1990, le régime d’Idriss Deby ne fait que réprimer  violemment toutes les manifestations pacifiques  aussi bien dans la capitale que dans les régions. Il n’a laissé  aucune option de revendication populaire en faveur d’une véritable démocratie.

Les  enlèvements, les séquestrations, les arrestations arbitraires et les exécutions extrajudiciaires sont utilisés comme des méthodes fortes pour traumatiser et terroriser toute voix discordante qui aspire à une émancipation démocratique.

Les journalistes les plus engagés, après avoir été brimés et  intimidés, ont fini par être récupérés par le pouvoir  d’autres sont contraints à l’exil.

Les responsables des organisations de la société les plus contestataires comme la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH), ont été très rapidement exécutés nuitamment à l’instar de Me Behidi.

Les opposants les plus réfractaires comme le Professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh ont perdu leur vie.

L’espace politique animé par une opposition tchadienne affaiblie se résume au député et opposant  Ngarélejy Yorongar qui a refusé toute compromission avec le régime. Il a  été enlevé,  séquestré et torturé à mort lors des évènements militaires de 2008 et doit sa vie sauve qu’au  miracle.

Pour conserver  encore son pouvoir contre son  peuple  qui revendique à cor et cri un changement de  son régime  despotique, Idriss Deby est aujourd’hui, capable de  commettre un génocide au Tchad.


Le fait de désarmer les autres tchadiens et d’armer les siens, obéit donc à sa volonté cynique de perpétrer des graves crimes contre l’humanité les plus répréhensibles.


Au regard de toutes ces observations sur la vie politique au Tchad, on est tenté de dire qu’aucun changement ne peut s’opérer sans une implication massive de la communauté internationale sur la situation alarmante actuelle que connaît le pays où tout sclérosé et figé par la volonté d’un seul homme qui incarne le  ressentiment populaire de toute la nation tchadienne.


Makaila Nguebla