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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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N'DJAMENA (Xinhua) - L'hôpital général de N'Djaména est paralysé depuis lundi à cause des "agressions répétées" contre lesquelles le personnel proteste.

 

L'hôpital général de N'Djaména, la principale structure sanitaire du Tchad, est paralysé par une grève déclenchée depuis lundi à cause des "agressions répétées" contre lesquelles le personnel proteste.

Avec le régime du service minimum, seules les "vraies urgences", c'est-à-dire les victimes d'accidents graves ou les malades presque dans le coma,  y sont admises, a indiqué à Xinhua Mahamat Hassan. Les patients sur pied sont orientés vers les autres structures hospitalières de la capitale.

"Les agents de l'Etat doivent être protégés par celui-ci contre les menaces, outrages, injures, diffamations, violences et voies de fait dont ils peuvent faire l'objet en raison ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions", a indiqué un communiqué de presse du Syndicat des travailleurs des affaires sociales et de la santé du Tchad (SYNTASST).

"Nous n'en pouvons plus d'être agressés en essayant de sauver des vies humaines. Si un de nous est encore agressé, la grève sera alors illimitée", prévient Fadoul Ahmat, trésorier général du SYNTASST.

Dans la soirée du 12 mai, des accompagnateurs d'un malade ont roué de coups les agents du pavillon des urgences de l'hôpital général qui leur avaient refusé d'emporter leur proche sur un brancard vers un autre centre de santé.

Vingt-quatre heures après, un médecin de garde à l'hôpital général a été obligé, par un pistolet pointé sur lui, à s'occuper d'une femme enceinte qui saigne, alors qu'un tel cas serait mieux traité à l'hôpital de la mère et de l'enfant, sis à côté.

Depuis cette dernière agression, la sécurité du pavillon des urgences de l'hôpital général a été renforcée de dix gendarmes.

Conçu pour couvrir une population de 500 000 personnes, l'hôpital général paraît aujourd'hui très exigu face à plus d'un million d'habitants de la capitale. Ses services sont également limités par des moyens humains et matériels insuffisants.