Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Toujours pas reconverti en homme politique, Idriss Déby Itno demeure à jamais le Com-Chef, qui donne des ordres, même aux journalistes. Aussi militaire que puisse paraître cette mise en garde formelle faite à tous les journalistes à travers le micro de notre confrère de RFI, les paroles du général Déby sont, du point de vue de ceux qui le connaissent mieux, l’expression extrême de sa colère. A la question de savoir si sa position par rapport à l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, le président s’est plutôt montré préoccupé par la situation des 700 autres Tchadiens disparus. Ce qui peut paraître normal. Cependant, il a semblé qu’il se préoccupe peu du statut d’Ibni par rapport aux autres disparus, ignorant sciemment les conditions de son enlèvement telles que décrites par la commission d’enquête mise en place par lui-même.

 
Sans la moindre gêne, le chef de l’Etat a clamé haut et fort qu’il a acheté des armes à hauteur de plus de 08 milliards, sans en savoir le chiffre exact. C’est bien là l’usage non diligent ni préoccupant des ressources financières du pays, pourtant très maigres. Il a eu raison de se féliciter d’avoir investi plus de 800 milliards dans le social, la construction d’hôpitaux et d’écoles. Reste aussi qu’il dise combien il a déboursé pour former des cadres supérieurs capables de tenir ces structures dans l’avenir.
 
Des simulations faites par la direction des bourses, indiquent que moins de 8 milliards suffiraient pour former suffisamment de cadres supérieurs à l’extérieur en matière de santé et d’enseignement. De ces paradoxes, l’on pourrait facilement cerner les préoccupations réelles du président Déby. Il est allé plus loin dans sa logique pour comparer les achats d’armes de la France pour ses forces qui sont en Afghanistan, sans évoquer celles qui sont sous sa protection à N’Djaména. C’est une comparaison somme toute, irréalisable. Sauf si les problèmes économiques et sociaux de la France et du Tchad sont désormais les mêmes.
 
En demandant à la France de donner à son pays « la liberté de concevoir sa politique de développement et de paix », le président a touché les esprits nationalistes. Cependant, cette politique ne peut se concevoir dans un contexte où la priorité est accordée aux dépenses guerrières au détriment des conditions de vie des populations et de la formation des cadres. Pour quiconque sait débusquer les intentions de Déby, ses déclarations ne sont rien d’autre que des réponses de débarras à la presse qui refusent d’arrêter de lui poser des questions qu’il a déjà tranchées, et dont il ne veut plus faire cas.

Avenir de la Tchiré
Source: LaVoix du Tchad