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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Fédération, Action pour la République

(Far/Parti Fédération)

Coordination Exécutive Fédérale

B.P 4197 N’Djaména

 

Communiqué de presse : Le calvaire des paysans et éleveurs à l’intérieur du pays.

Les autorités administratives (les préfets, sous-préfets, maires etc.) et les autorités militaires paramilitaires (les commandants des brigades et des, compagnies de gendarmerie, les gardes nomades, les agents de police et des eaux et forêts  etc.) réduisent nos compatriotes paysans et éleveurs en esclavage. Mieux, certains d’entre eux sont à la tête des coupeurs de route Ce sont des bandes organisées et protégées pour spolier ces laissés pour compte. Ces damnés de la terre du Tchad.

Un seul exemple suffit pour illustrer nos propos: Alors que le Chef de l’Etat était entrain de recevoir à Moundou les Chefs de Canton du sud du pays en cette période préélectorale, pour leur dire que leur calvaire ainsi que l’état d’esclavage de leurs populations vont prendre désormais fin à partir de ce jour : «Je prends ici l’engagement solennel, leur dit-il, que rien ne sera plus comme avant...», c’est en ce moment précis que les autorités administratives, militaires et paramilitaires de Bodo prennent la tête des commerçants véreux vivant à Bodo ou venant de N’Djaména  pour aller au marché de cette localité pour se livrer à  une véritable opération punitive contre les vendeurs des vivres (mil, haricots, arachides, manioc, sésame, courges, gombo, etc.),  des animaux (bœufs, moutons, chèvres, poulets etc.) qui contreviennent l’ordre du Chef de baisser les prix aux pauvres producteurs des vivriers et aux pauvres éleveurs et à ces derniers seulement.

Ainsi, pour ces autorités administratives, militaires et paramilitaires, le sac de sésame de cent (100 kg) doit être vendu à 18.000 Fet non à 25.000 F comme il est d’habitude en cette période des fêtes; le sac de 100kg d’arachides à 13.000 F au lieu de 22.000 F; le sac de100kg d’haricots à 9.000 F au lieu de 30.000 F, le cabri bien charnu à 4.000 F au lieu de 10.000 F, le gros mouton à 5.000 F au lieu de 15.000 F, le gros poulet à 500 F au lieu de 2.500 F etc.

Gare à ceux ou celles qui ne respectent pas ces prix ce joue là. Les contrevenants sont embastillés, bastonnés, emprisonnés et leurs produits ou animaux confisqués au profit de ces autorités en plus de fortes amendes.

Ne pouvant pas supporter cet état d’esclavage auquel sa population est réduite, le Chef de Canton de Béti débarque à Doba. Décidé, il est allé tout droit voir ses Chefs hiérarchiques que sont les autorités administratives pour leur demander pourquoi deux poids deux mesures de la part du Chef de l’Etat ? Pourquoi, celui-ci ne  baisse-t-il pas les prix des produits de première nécessité tels que les produits pharmaceutiques, le sucre, l’huile, le ciment,  le fer, les graviers, la sable, les tissus etc. A ses questions pertinentes, il obtient de ses interlocuteurs  comme toute réponse que «les commerçants ont un syndicat affilié au Mps alors que les paysans  n’en ont pas».

Selon nos sources d’informations, les paysans et éleveurs vivent, partout au Tchad, le même calvaire et l’esclavage d’un autre siècle (à suivre).

N’Djaména, le 29   décembre 2010

P. Le Far/PF,

Le Coordinateur Exécutif Fédéral,

Le Député Ngarlejy Yorongar