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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Appel d’un résistant

 

Chers frères d’armes, officiers, sous-officiers et hommes de rang de l’armée nationale tchadienne, recevez mes salutations les plus amicales.

 

Au moment où beaucoup des pays africains fêtent le cinquantenaire de leur indépendance, notre pays, le Tchad, vit une situation plus macabre que celle de l’époque coloniale ou de l’apartheid de l’Afrique du Sud. En effet, notre pays n’a jamais vécu une époque pareille depuis son indépendance. Une armée dont les officiers sont, à plus de 50% issus d’un même clan et qui sont pour la plupart illettrés. Un clan où il n’y a ni sous-officiers, ni soldats. Un clan classé parmi les clans les plus minoritaires du pays qui a pris aujourd’hui le peuple tchadien en otage, qui pille, tue et viole impunément. 

 

L’économie et les finances sont aujourd’hui gérées par un seul clan, pour ne pas dire une seule famille.

 

Notre armée ressemble à une armée coloniale où les ressortissants d’un même clan représentent les colons, c’est-à-dire les chefs, tandis que les autres représentent les nègres à leur service. Les généraux Alain, Adoum Gabgalia, Zakaria Gobongué et d’autres poltrons ne sont que des faires valoir sans poids, ni pouvoir de décision, au service du clan. Où sont passés les valeureux généraux sudistes, capables de tourner la page de cette armée ? Tous ceux-là sont  envoyés dans l’administration civile ou à la retraite. A titre d’exemples on peut, citer : Loum Hinansou, Banyana Gossingar, Weiding Assy Assoué et Nadjita Béassoumal qui sont écartés de l’armée et remplacés par des poltrons béni oui oui.

 

Compte tenu de cette situation inacceptable, je lance un appel à tous les officiers, sous-officiers et hommes de rang de regagner les rangs de leurs frères qui luttent depuis des années pour libérer le peuple tchadien du joug des sanguinaires de N’Djaména et de remettre ces derniers à la justice qui les jugera pour leur crimes de septembre noir au sud du pays en 1984, les massacres des ressortissants du Guéra en 1992 à N’Djaména, à Bitkine et à Melfi,  d’Abéché et de Gninguilim de 1993, des villages brûlés, des champs de maïs détruits au lac Tchad en 1996, des champs des dattiers brûlés dans le Tibesti en 1999/2000.

 

Sans oublier les nombreux autres assassinats tels que ceux de maître Béhidi, Bichara Digui, Moise Ketté, Laokein Bardé, Youssouf Togoïmi, Dr Guéti, Abbas Koti, Ibni Oumar Mahamat Saleh, etc.

 

Chers frères d’armes, nos parents du village se demandent si nous existons encore aujourd’hui dans cette armée car ils sont souvent humiliés par des hommes en tenue qui sont intouchables. Je vous demande de faire le tour des principales garnisons du pays, Abéché, Faya, N’Djaména, Adré, Moundou,  vous ne trouverez au poste de garde que les mêmes, mal habillés. Il en est de même dans les cuisines et autres corvées. Or, dans les bureaux, vous trouverez des colonels et des généraux avec plusieurs documents et bics devant eux, mais qui ne savent même pas écrire leur nom ni en français, ni en arabe et qui ne cessent de narguer et d’humilier les valeureux fils du Tchad que vous êtes. Imaginez, chers frères d’armes, si nous laissons cette situation perdurer davantage, quel sera le sort de nos enfants et petits enfants dans ce pays ? Cessez de vous laisser tromper, ouvrez les yeux pour constater comment votre peuple est pris en otage.     

La tenue que vous avez portée ainsi que les armes que vous avez prises, c’est pour défendre votre patrie et votre peuple et non pour l’intérêt d’un clan.

C’est pour cette raison que je lance un appel solennel, fraternel et amical à tous les frères d’armes afin qu’ils rejoignent leurs frères qui, depuis des années, luttent les armes à la main pour libérer la patrie et le peuple. Que vous soyez du nord, du sud, du centre, de l’est ou de l’ouest, cette situation vous interpelle tous.

Ceux qui, après avoir fidèlement servi Idris Deby, qui l’ont aidé hier à diviser et à massacrer les tchadiens et qui par caprice l’ont quitté pour venir diviser les valeureux et courageux fils du Tchad qui sont dans l’opposition armée pour les diviser en régions, clans et tribus ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer car les combattants de la liberté que nous sommes avons pris conscience de leur gestion qui n’est pas loin de celle de leur maître de N’Djaména.

 

Chers frères d’armes, chers compatriotes, les choses sérieuses ont enfin commencé depuis que ceux-là ont été éloignés de nos vaillants combattants. Par conséquent, la chute de Deby est pour bientôt.

Je vous souhaite bonne fête de l’indépendance.

 

Colonel Badoga Ngolna

TEL : 00 88 216 67 22 55 46