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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Des éléments de l’actualité s’entrechoquent ces derniers temps. Ils incitent à les scruter et s’interroger sur leur agencement afin de cerner et comprendre ce qui pourrait se mijoter en catimini :

1- Le président Déby a tout mis en œuvre pour pouvoir être reçu par les Nouvelles Autorités Françaises. Son souhait est satisfait nonobstant les réserves de l’opposition tchadienne et des certains élus français. Ceux-ci voulaient que cette visite soit subordonnée à l’élucidation de l’Affaire IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH porté disparu depuis février 2008.

2- Pays non membre de la CEDEAO, Déby a négocié et obtenu la participation des troupes tchadienne dans la reconquête du Nord du Mali.

3- Déby confie à son fils (le Général Mahamat Idriss Déby Itno) le commandement de ces quelques 2000 militaires dont les critères de sélection ne sont connus que par ceux qui sont dans le secret de Déby. Mais Gaël Grilhot de RFI (http://www.rfi.fr/afrique/20130119-forces-tchadiennes-mali-mythes-realites-armee-militaire)  nous apprend que « L’arrivée d’un contingent de 2 000 hommes de l’armée tchadienne au Mali, pour participer à la force internationale, a fait couler beaucoup d’encre. De nombreux commentateurs ont salué cette arrivée de troupes « expérimentées » et « aguerries ». Principalement composées de membres de l’ethnie Zaghawa, celle du président Idriss Déby ». Ok. Compris 5/5. 

5- Dans les combats pour la reconquête du Nord du Mali les hommes, « principalement composée de membres de l’ethnie Zaghawa, celle du président Idriss Déby », et commandés par le fils de  DÉBY œuvrent main dans la main avec les hommes de l’opération Serval. Cette intime coopération serait due au fait que « Pour minimiser ses pertes humaines, tout en restant efficace, l’état-major français mise beaucoup sur les troupes tchadiennes dans la traque des djihadistes réfugiés dans les montagnes. Les Tchadiens, qui ne dépendent pas de la MISMA, connaissent le terrain désertique comme leur poche et sont beaucoup mieux équipés que les soldats de la CEDEAO. Et la France ne se gêne pas d’utiliser les services du MNLA  dont elle croit qu’il sait où se cachent les djihadistes et leurs otages. C’est ainsi que le MNLA a pu mettre la main et livrer à la France sur deux dirigeants d’AQMI et du MUJAO. Des 4×4 du MNLA ont également accompagné les Tchadiens dans leur progression vers Tessalit » http://maliactu.net/larmee-malienne-absente-de-kidal-ce-que-les-generaux-ont-dit-a-dioncounda/  

6- Lundi 11 février, de la Maison Blanche, le Président Obama a affirmé dans un mémorandum mentionnant le déblocage d’une somme de 50 millions de dollars ce qui suit : « J'ai déterminé qu'il existait une situation d'urgence imprévue requérant une assistance militaire immédiate au Tchad et à la France dans leurs efforts en cours pour protéger le Mali des terroristes et des extrémistes violents ».  Cette somme n’est pas mise à la disposition du Mali dont l’armée manque de moyens pour sécuriser les villes du Nord reconquises mais du Tchad et de la France.

7- Gaël Grilhot de RFI affirme (http://www.rfi.fr/afrique/20130119-forces-tchadiennes-mali-mythes-realites-armee-militaire) : « … Mais ce qui fait la force de l’armée tchadienne, c’est surtout sa composante ethnique. Essentiellement recrutées parmi les Zaghawa – une ethnie du nord-est du pays –, les unités d’élite de l’ANT font preuve d’une relative homogénéité et d’une toute aussi relative fidélité au pouvoir en place. Cette montée en puissance des Zaghawa dans l’armée date de l’arrivée au pouvoir de Hissène Habré, en 1982. Cette année-là, Ndjamena fut prise par des colonnes commandées par le colonel Idriss Déby, d’origine Zaghawa. Cette montée en puissance s’est quasi-systématisée après la prise du pouvoir en 1990 par Idriss Déby lui-même.

… Néanmoins, en mettant en place les opérations Manta (1983) et Epervier (1986), l’armée française a apporté à cette armée une aide décisive face aux troupes libyennes, alliées à l’opposant tchadien Goukouni Ouéddeï. »

Cherchons l’erreur : En 2011, quand ce même Idriss Déby avait dépêché des hommes cette « Armée Tchadienne » pour soutenir le Guide Mouammar KADHAFI en crise avec une partie des Libyens (c’est le cas du Mali aujourd’hui) il lui a été reproché de recruter et d’envoyer des MERCENAIRES en Libye pour réprimer les démocrates libyens. Aujourd’hui, bien que Déby ait envoyé au Mali que les Zaghawa (hommes de son ethnie) et qu’il les fasse diriger par son propre fils ; cela ne gêne pas du tout les démocrates occidentaux. Au contraire, les commentateurs, qui en 2011 étaient caustiques avec Idriss Déby, l’encensent aujourd’hui.

 

Aujourd’hui, le fils de Déby se retrouve en lieu et place qu’occupait son père quand il a été adoubé par l’état-major français qui ne l’a jamais lâché. Février 2008 est là pour nous rafraichir la mémoire. Au Mali, le général Mahamat Déby et ses Zaghawa sont les seuls africains en contact permanent avec les rouages de l’Armée Française pour un temps de durée indéterminée. Les relations entre les frères d’armes se nouent dans les durs moments des combats. C’est le cas dans l’extrême nord du Mali.

Ajoutons à cela ces propos de Jacques Attali, dans son livre intitulé « C’était François Mitterrand »,  paru en 2005 chez fayard: «Présider la République du Tchad ne s’improvise pas. Il y faut une connaissance approfondie du pays, une passion pour ses habitants, des compétences administratives et juridiques exceptionnelles, une analyse rigoureuse des enjeux stratégiques du temps, une considérable capacité de travail, une grande mémoire, une immense résistance physique. Et aussi du caractère, une grande maîtrise de soi, une faculté d’anticipation, des repères moraux, une disposition à reconnaître ses erreurs et à changer d’avis; enfin, et peut-être surtout, une vision du Tchad et du monde, et un projet suffisamment fort pour se permettre d’être indifférent aux critiques en acceptant, si nécessaire, une impopularité provisoire. Idriss Déby a tout cela.»

Il est donc fort à parier qu’Idriss Déby, en fin stratège, est en train de préparer sa relève depuis le nord du Mali. Déby, mieux que personne, connait les mécanismes obscurs de l’armée française qui ont permis à son mentor Hissène Habré de conquérir le pouvoir. Et lui, Idriss Déby, à le lui ravir en 1990.  

  Le Général Mahamat Idriss Déby Itno, 29 ans, a été nommé commandant en second des Forces armées Tchadienne au Mali. Mais est le chef officieux de 2000 Zaghawa est en formation pour nous rejouer le scénario DES FILS DE … que l’Afrique francophone a connu. En 1982 son père Idriss Déby avait son âge. Au moment venu, le général Mahamat Idriss Déby Itno aura, comme son père, l’appui inconditionnel de ses Frères d’armes au sens large du terme pour.  

Tchad : LE FILS DE …. « Silence ! On tourne ! MOTEUR ! ! !» 

Abtouyour