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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

albissaty

Dr Albissaty Saleh Allazam, ancien porte-parole du Front Uni pour le Changement (FUC), actuel leader du C.A.R

 

J’avais beaucoup des choses à dire à ces malveillants, et dans la langue qu’ils comprennent le mieux, mais la mise au point magistrale de mon petit frère et camarade de lutte, Makaila Nguebla, qu’il avait faite en guise de réaction contre mes détracteurs, a brisé mon élan tant elle était puissante.


Si j’insiste à dire quelque chose de plus, je risque de répéter ce que Makaila avait déjà dit. Qu’il trouve ici toute ma gratitude et qu’il sache aussi qu’aucun tract diffusé sur son blog ne pourrait amoindrir mon amitié et mon estime pour lui. C’est pourquoi, je vais tenter d’aborder le sujet autrement.

Et donc, depuis sa prise de pouvoir, le régime d’Idriss Deby Itno ne s’est jamais intéressé à l’éducation des masses, occupé qu’il est à accumuler les fruits du labeur des citoyens. Sous d’autres cieux, les régimes mettent toute leur énergie à éduquer les citoyens par des vastes programmes des sensibilisations, à l’école comme à travers les médias.

Les arabes disent بناء البشر قبل الحجر la traduction en mot à mot voudrait dire « construire l’homme avant la construction de la pierre (édifice)».

Il ne sert à rien de construire des édifices si ces derniers ne sont pas gérés par un peuple responsable, une génération consciente des enjeux qu’engendrerait l’absence de cohésion sociale du fait de l’inconsidération de l’autre comme facteur de quiétude au sein de la société.

Quand j’interpelle l’Etat pour qu’il fasse le travail d’éducation et de conscientisation, c’est parce que l’éducation est un ensemble de notions fondamentales et d’autres spécifiques que la famille seule ne pourrait la faire assimiler à son enfant.

Si la famille à la responsabilité de donner une forme d’éducation que j’appellerais « basique » comme le respect de l’autre, l’honnêteté, la probité morale et tant d’autres éléments dont l’assimilation ferait la différence entre le bon citoyen et le dépravé, l’Etat a le devoir d’instrumentaliser certaines valeurs jugées bénéfiques, par le biais de ses médias, dans le but de réaliser une certaine conformité de prise de conscience.

« Dépravé», et le mot n’est pas exagéré, il y a bien ceux qui le sont vraiment. La dépravation n’est pas toujours un état psychologique associé aux seuls penchants exceptionnellement liés à la génitalité. D’ailleurs toute corruption, même celle de la vérité, est une forme de dépravation qui devrait être observée en tant que telle. Et la malhonnêteté intellectuelle est l’une des dépravations les plus graves et les plus destructives.

Si je devais énumérer les causes de nos échecs dans la reconstruction de la nation tchadienne, je mettrais en premier point la malhonnêteté intellectuelle d’un certain nombre des tchadiens qui se trouvent être des acteurs pour le changement. Le système de Deby a ouvert toutes les portes à tous les indélicats de tout bord pour envahir les milieux des militants pour un changement positif.

Parmi les malhonnêtes, il faut aussi citer ceux qui prennent en otage le très célèbre blog de mon petit frère et camarade et lutte, Makaila Nguebla, profitant de sa large audience et l’indulgence de son propriétaire pour accomplir leurs missions de dévergondage intellectuel dans le but de nuire à la cohésion de résistants. Ces malintentionnés supportent mal qu’il y ait des tchadiens intègres qui ne se plient pas face aux difficultés qu’ils rencontrent sur leur chemin.

On ne peut pas indéfiniment accepter que des vulgaires voyous politiques poussent leurs caniches pour clabauder dans les dos des intègres, à chaque fois qu’ils ont l’occasion. Comme le disait le canard déchainé, à son temps, « aucun alliage n’est possible entre un métal et une pierre, ont peut seulement les juxtaposer pour le besoin de la cause. »

Incontestablement, il n’y a aucun alliage entre le politique véreux, opportuniste ; qui change de principe au gré du vent de ses intérêts et le révolutionnaire militant pour changement positif et radical. Ces deux groupes qui sont du point de vue politique sont des parfaits antagonistes sous d’autres cieux, le paradoxe tchadien les a réuni sous un même toit appelé la « Résistance nationale ». Bien pire, ils appartiennent à la même formation « actionnaire » dans l’ensemble UFR qui a exproprié la lutte du peuple tchadien, en a faite sa propriété privée et l’a vendu aux enchères au « souk harray » soudano-debyen.

Pour paraphraser l’un de nos plus grands héros nationaux, Naim Sabit, je dirai « Deby n’a laissé comme force vive évoluant autour de lui et même autour des révolutionnaires que des vulgaires voyous qui ont pris tout le peuple en otage », ils ont exproprié sa lutte légitime et l’ont abâtardie en fin de compte. Ça pourrait choquer, mais je l’ai dit, je le dis et je dirai, il n’y a rien de commun entre les résistants, les vrais, et des criminels de guerre, des vandales économiques, des proxénètes politiques et autres maquereaux qui pullulent dans le paysage politique tchadien.

Mon ami Makaila exigeait qu’il y ait de la pudeur dans le langage des intervenants. Mais quelle pudeur pouvaient avoir les vagabonds politiques ayant fuient le pays pour arnaques et d’autres qu’y sont restés pour continuer leur sale pratique ; quelle pudeur pouvaient avoir des enfants éduqués par des hommes de cette espèce-là?

Et last but not least, comme je l’ai toujours répété, je ne m’oppose pas pour le plaisir de s’opposer. Je m’oppose parce que j’ai un idéal auquel je crois et dont je n’exige pas qu’il soit accepté par tous. De même, je pardonnerais volontiers à ceux qui me traitent d’idéaliste déphasé, à celui qui disait que mon diplôme est celui d’un technicien de santé qui m’a été délivré à ma demande, et même à celui qui me comparait à ce franc-maçon de Sarkozy en disant que mon discours est semblable à celui de ce dernier, Hô… quel paradoxe ! Mais jamais je ne pardonnerais à celui qui outre passe ces limites pour s’attaquer à ma famille.

A suivre.

Albissaty Saleh Allazam

 

Source: http://alhifrig.com/EditorialDetail.asp?item_id=211