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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

UFFD O1

Tchad-rébellion-paix-diplomatie-Soudan-DarfourFri, 05 Mar 2010 08:53:48 GMT

LIBREVILLE, 5 mars 2010 (AFP) - Une des principales factions rebelles tchadiennes l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) "réaffirme" dans un communiqué parvenu vendredi à

l'AFP son "choix de la lutte armée, conséquence de la confiscation du pouvoir par Idriss Deby". "Le conflit tchadien n'est pas du tout lié à l'évolution des relations tchado-soudanaises. Par conséquent, nous réaffirmons que le choix de la lutte armée par les forces de résistance nationale est la conséquence de la confiscation du pouvoir par Idriss Deby rendant impossible la bonne gouvernance dans notre pays", estime l'UFDD, groupe d'un des principaux chefs rebelles le général Mahamat Nouri."L'UFDD n'a jamais prôné la violence comme moyen de changement (...) mais y est contraint par le régime corrompu et irresponsable de Deby; l'UFDD ne ménagera aucun effort pour réaliser les aspirations légitimes du peuple tchadien", poursuit l'UFDD, une composante de l'Union des forces de la résistance (UFR), qui regroupe les principales factions rebelles. "Le comportement belliqueux et déclarations incendiaires du régime (...) confirment nos doutes sur la possibilité d'une solution négociée", déclare le secrétaire général de l'UFDD Mahamat Mahdi Ali dans ce texte.Fin février, l'UFR avait également affirmé que le "conflit interne qui oppose les Tchadiens" n'était "en en aucun cas lié à l'évolution des relations tchado-soudanaises". L'UFR appelait alors à "un dialogue inclusif, réunissant l'ensemble des acteurs politiques tchadiens et ceux de la société civile".

Le Tchad et le Soudan, qui entretiennent depuis cinq ans des rapports chaotiques et s'accusent de soutenir des rébellions hostiles à leurs dirigeants, ont paraphé mi-janvier à N'Djamena un "accord de normalisation" assorti d'un "protocole de sécurisation des frontières" qui prévoit notamment le déploiement d'une force mixte entre le Darfour (ouest soudanais, en guerre) et l'est tchadien.

Le 20 février, le Soudan et le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), principal groupe rebelle du Darfour, ont signé à N'Djamena un accord cadre de paix sous le parrainage du président tchadien.