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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

610xSelon les rumeurs répandues dans la capitale tchadienne, Ismaïl Chaïbo, qui dirige  l’Agence Nationale pour la Sécurité (ANS), puissant appareil des renseignements du régime d’Idriss Deby, serait actuellement  recherché par les limiers et autres agents au service de la sécurité du pouvoir en place.

Certaines sources soutiennent que Ismaïl Chaïbo, aurait établi des contacts  avec le chef rebelle soudanais, Khalil Ibrahim, devenu encombrant et persona non gratta aux yeux des autorités tchadiennes auxquelles, son mouvement armé, a apporté des soutiens militaires décisifs pour sauver à maintes reprises le régime de Deby, menacé par des groupes armés tchadiens qui visaient à le renverser de façon successive.

D’autres observateurs du contexte politique tchadien, affirment également, que l’expulsion de Ndjaména hier du chef rebelle du MJE, serait liée à une combine dont Ismaïl Chaïbo, et plusieurs responsables civiles et militaires appartenant au clan au pouvoir, mijoteraient pour chercher  à opérer un changement politique au Tchad, avec l’aide des combattants du JEM, à majorité dans la garde prétorienne  assurant  la sécurité présidentielle d’Idriss Deby et que  le but visé, serait  de remettre en cause l’accord de paix signé à Doha avec Khartoum. Car, pour bon nombre des dignitaires tchadiens proches de Khalil Ibrahim, la signature de cet accord avec le régime soudanais, est très mal perçu et apprécié.

Comme ne cessent de souligner plusieurs témoins clés dans la situation actuelle que connait la sous-région, le conflit du Darfour est étroitement lié à  la crise interne au Tchad, parceque, c’est bien à partir du Tchad que le coup d’envoi était donné pour que les rebelles darfouri , lancent en 2003 une attaque ratée contre plusieurs localités de la région occidentale du Soudan.

La riposte disproportionnée de l’armée soudanaise contre les insurgés du Darfour, a poussé Ndjaména à s’engager à fond aux côtés des groupes armés soudanais et médiatiser la crise pour isoler Khartoum au plan international.

 

Aujourd’hui, il est évident qu’Idriss Deby reste l’otage d’une rébellion qu’il a lui-même fabriquée et qui refuse de l’obéir.

Maintenant, posons-nous la question : quelle sera l’attitude des autorités soudanaises devant les rebelles tchadiens ?

Est-ce que le fait que Khalil Ibrahim soit déclaré persona non gratta au Tchad, inciterait le régime soudanais à faire autant pour décourager les mouvements armés tchadiens dont certains leaders sont toujours à Khartoum ?

Le régime de Ndjaména exigerait-il du Soudan  la réciprocité face aux rebelles tchadiens ?

Autant de questions taraudent depuis quelques heures les esprits de nombreux observateurs de la crise qui sévit dans la sous-région ?

Après l’expulsion de Ndjaména, la prudence est donc de mise et le regard est désormais tourné vers Khartoum.

Que vont faire alors les Soudanais ?

La rédaction du blog de makaila