Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

532469 3958181965301 1822084546 n

Depuis décembre 2011, Idriss Déby Itno fait le ménage autour de lui. Il vide de son proche entourage les brebis galeuses.
Le temps des intouchables de la république est donc révolue. Ministres du gouvernement et hauts fonctionnaires du palais
rose passent tous à la trappe. Objectif de l’opération : lutter contre la mal gouvernance et le détournement des biens de
l’Etat.

Edgard Kaho

La première à ouvrir le bal des exclus est l’ancienne ministre de la Santé publique Toupta Boguena, elle a été remerciée fin décembre 2011 et remplacée par Dr Mammouth Nahor, actuel ministre de la Santé. Son départ inattendu a alimenté les conversations dans les salons feutrés à N’Djamena et a nourri les rumeurs les plus folles à son sujet. Ensuite vient le tour de Tabé Eugène, ministre du Pétrole et de l’énergie emporté par la vague de protestation suite à l’augmentation des prix des produits pétroliers décidés par les chinois, concessionnaires de la raffinerie de Djarmaya. Tabé Eugène a donc perdu son maroquin au profit de Brahim Alkhalil Hiléo. L’odeur du pétrole a aussi trainé dans son sillage Hassane Mahamat Ali, ancien ministre du Plan et de la coopération internationale, il a été remplacé par Bendoumra Kordié. Au ministère de la Jeunesse et des sports, le comédien Haïkel Zakharia remplace le vieil instituteur Mbaïdoum Siméon qui est renvoyé à ses cahiers, crayons et lectures en retard. Motif du renvoi : légèreté dans la négociation pour l’organisation
au Tchad des jeux africains de la lutte traditionnelle. Le renvoi le plus spectaculaire est celui Hamat Allasane, ancien ministre de la
Moralisation et de la bonne gouvernance.

Alors qu’il était au faïte de sa toute puissance, menant ça et là, la chasse aux fossoyeurs de l’économie nationale, il a été happé par la nasse. Le moralisateur est « moralisé » peut-on dire, car, il lui est reproché d’avoir détourné les fonds publics alloués à son ministère. Son intérim est assuré par son homologue Garde des sceaux, ministre de la Justice. Aujourd’hui, ce ministère est rattaché à celui de la Justice. Le jeune ministre des Transports et de l’aviation civile, Abelkerim Souleyman Terio a perdu la confiance du chef de l’Etat
et a été démis de ses fonctions.

Vint le tour de l’inamovible Abbas Tolli ou se considérant comme tel parce que neveu du président Déby, il a été renvoyé sans ménagement.

Il est remplacé au ministère des Infrastructures et de l’équipement par Ngata Ngoulou par ailleurs directeur de cabinet civil du chef de
l’Etat. Silence radio sur les motifs du renvoi. Zakaria Déby Itno, fils de son père, est nommé directeur adjoint du cabinet présidentiel en
remplacement de Mahamat Ahmat Bachir, ex-ministre de la Sécurité qui revient à la commande. Son prédécesseur est démis pour incompétence notoire lié aux problèmes d’insécurité récurrents à N’Djamena et dansles environs. Tous les ministres qui ont été remerciés du gouvernement ne l’ont pas été du fait d’actes de corruption avérée ou de mal gouvernance.
Une exception notable ; le cas du ministre du Développement pastoral et des productions animales, Ahmet Rakhis Mannany (fin juin). Malade et très affaibli, il a besoin de repos pour mieux se soigner. Lot de consolation tout de même pour lui, Idriss Déby Itno vient de le nommer conseiller spécial.

Du côté de palais rose, le Secrétaire général de la présidence, Mahamat Saleh Annadif a perdu son poste et remplacé par l’ancien ministre des Infrastructures Adoum Younousmi qui revient ainsi aux affaires après une disgrâce. On reproche à Annadif, le non respect des instructions du chef de l’Etat sur un dossier sensible. L’intéressé s’en est bien défendu, car il vient d’être élargi de la prison de Moussoro. Mahamat Zène Bada, directeur général des grands travaux et projets présidentiels a été également remercié et mis aux arrêts. Il est aussi soupçonné de détournement des biens publics. L’opération doit continuer.

 

Source: Abidjan.net