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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

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Tchad: Le président Déby Itno concède une augmentation de 20% des salaires (leader syndicaliste)

 

N'DJAMENA (Xinhua) - Le président tchadien Idriss Déby Itno a accepté jeudi d'augmenter de 20% les salaires des fonctionnaires qui observent depuis hier une deuxième grève générale, a confié à Xinhua un leader syndicaliste.

 

 

"Le président de la République a accepté d'augmenter les salaires des travailleurs du secteur public de 60 points, soit de 20%" a précisé Michel Barka, président de l'Union des Syndicats du Tchad (UST), après une audience avec le chef d'Etat, en compagnie de son homologue de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT), Brahim Ben Said. "Nous prenons acte de la décision du chef de l'Etat, mais nous allons consulter nos bases avant de décider quoi que ce soit", a ajouté Michel Barka.

Mercredi, l'UST et la CLTT ont entamé une grève générale (la deuxième en une semaine) pour réclamer l'application immédiate de la nouvelle grille salariale dans le secteur public et l'octroi des allocations familiales. "Le mot d'ordre de grève est largement suivi par les travailleurs", a affirmé Brahim Ben Said. Les secteurs importants tels l'éducation, la santé et les finances sont ainsi paralysés. "Mon gouvernement est en dialogue permanent avec tous les syndicats, les étudiants, les ex-travailleurs de TCC (Tchad- Cameroun Constructors, une société sous-traitante d'ESSO qui a cessé ses activités depuis plusieurs années, NDLR) et les retraités", a déclaré mercredi le Premier ministre Emmanuel Nadingar, lors de son interpellation par les députés sur des questions nationales, notamment les multiples contestations sociales. "Nous avons pris les mesures nécessaires pour répondre aux revendications des travailleurs, dans la limite des possibilités du Trésor public. Les autres mesures à prendre dépendront de ce que sera prévu dans le projet de loi de finances 2012", avait prévenu le chef du gouvernement.

Il avait affirmé que les revendications des salariés auront une incidence de 16 milliards de francs CFA par mois sur le Trésor public. La masse salariale de l'Etat passera alors de 33 à 49 milliards de francs CFA par mois, soit 588 milliards par an.

Or, selon Emmanuel Nadingar, "l'actuelle masse salariale engloutit déjà les recettes non pétrolières de l'Etat estimées à 390 milliards de francs CFA".