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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

La grève se poursuit chez les employés tchadiens de la Compagnie nationale chinoise de pétrole, la CNPCI (qui exploite le pétrole du bassin de Bongor dans le sud-ouest du pays). Les employés demandent de meilleurs salaires. Ils ont décidé d’entamer une grève illimitée à partir de ce samedi 6 août en raison du refus de la direction d’ouvrir des négociations.


 

Après trois jours de grève sans aucun résultat, les travailleurs tchadiens de la CNPCI, Compagnie nationale pétrolière de Chine, ont décidé d’entrer en grève illimitée pour exiger une amélioration de leurs traitements.

Ramadji Naorngué, un des délégués du personnel, explique les raisons de ce mouvement social : « La convention de la CNPCI est la même, la photocopie que celle qu’utilise le Tchad. Nous ne voyons pas pourquoi, nous les employés de la CNPCI, soyons maltraités car 80% des employés de la CNPCI sont sous-traités. Et cette sous-traitance est interdite même par la loi. On prend les entreprises de placement qui viennent y soustraire quasi la moitié des salaires des employés, ces derniers n’arrivent même pas à vivre de leur salaire. C’est cela le problème »

A la fin de l'année 2010, les travailleurs et la direction de la Compagnie chinoise avaient signé une trêve. Une paix sociale qui devait durer jusqu’à la mise en production du brut du bassin de Bongor. Or, cela fait un mois que la production a démarré mais les employés n’ont rien vu venir.

Et quand ils ont décidé d’entrer en grève, ils ont été renvoyés des sites de production et ramenés à Ndjamena en bus alors que d’habitude, ils s’y rendent en avion. Hier, vendredi, la direction est revenue à la charge en demandant aux employés de reprendre le travail et lui accorder 72 heures pour ouvrir des négociations. Ce qu’ils ont refusé.

 

source: Rfi