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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Le sud du Tchad, zone  de conflit armé de basse intensité,  oublié ces derniers temps à cause de son accalmie et de sa stabilité, risquerait d’être un point chaud en terme des affrontements  militaires entre l’armée tchadienne et des groupes politico-militaires, opposés au pouvoir du Général Idriss Deby.

En tout cas,  ce que rapporte le colonel  Ramadan,  Chef d’état-major du Front Populaire pour le Redressement (FPR), groupuscule armé à la frontière Tchad/RCA. Il  soutient,  que les  combattants du Front Démocratique Populaire  (FDP)du Dr Nahor Mammouth, rallié au régime Deby et ceux du  Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD) du Colonel sudiste Djibrine Dassert, en détention, se trouveraient désormais avec eux.

 

Il  convient de souligner que Dr Nahor Mammouth,qui dirigeait le Front Démocratique Populaire (FDP), a renoncé à la lutte armé après la signature d’un accord de paix avec Ndjaména. Mais selon le colonel Ramadan, Dr Nahor aurait été abandonné par ses troupes. Il aurait simplement recruté des villageois pour justifier son retour auprès du pouvoir.

 

 Aussi, le colonel Ramadan ajoute que les éléments du MPRD, du colonel Djibrine Dassert, les  rescapés des derniers combats de Korbol et Melfi, avec l’armée, auraient eux aussi, rejoint la  brousse.

 

Selon le colonel Ramadan, l’effectif de ses troupes aurait augmenté en nombre important, car, il en compte actuellement à peu prés 3.500 âmes armées.

 

De l’avis d’un analyste politique d’une organisation sérieuse spécialisée dans les conflits armés, basée au Kenya, le Tchad est loin de clore son chapitre des tensions militaires.

 

Il le dit : « le sud du Tchad, région à conflit armé à faible intensité et en raison de la  densité de sa forêt, peut être un lieu de prédilection d’une guérilla rurale. Si une guère éclaterait dans cette partie pétrolifère, elle polariserait l’attention des observateurs et des médias internationaux et mettrait en difficulté la crédibilité du régime d’Idriss Deby ».

 

Par ailleurs, avec le développement ces dernières semaines des rumeurs les plus folles sur le désarmement au Soudan des mouvements armés tchadiens, il n’est pas exclu, que  ceux qui refusent de renoncer à la lutte armée, tenteraient de se frayer un chemin pour ouvrir un nouveau front dans la zone méridionale et continuer de s’opposer militairement au pouvoir en place.

 

Tout compte fait au Tchad, pour Idriss Deby, la situation est loin de ressembler à une stabilité effective sur le front armé entre son régime  et le nombre pléthorique des forces politico-militaires qui lui sont hostiles.

 

Makaila Nguebla