Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

UNABA.JPG

     Bonjour,

Nous,enseignants-chercheurs de l'Université Adam Barka d'Abéché (UNABA),vous envoyons cette correspondance (en P.J) qui se veut droit de reponse à un courrier paru dans le journal "Le Temps" et dans votre blog aussi.En esperant la lire bientot ,nous vous souhaitons une bonne année 2013!
Cordialement.
 Enseignants-Chercheurs et laborantins de l'UNABA.

DROIT DE REPONSE

 

Suite à la publication par le journal le « Temps » (référence n° 764 du 28 novembre au 04 décembre 2012) d’une correspondance signée par quatre enseignants-chercheurs de l’Université Adam Barka d’Abéché (UNABA) et intitulée « Université Adam Barka d’Abéché :une institution prise en otage par une poignée d’individus » nous, enseignants-chercheurs de ladite université, sommes indignés et profondément outrés par ce pamphlet dont le seul mérite est d’être creux aussi bien dans le fond que dans la forme.

Le présent courrier paru dans le même hebdomadaire (référence « Le Temps » n° 769 du 03 au 09 janvier 2013) sous le titre Droit de réponse, nous a semblé quelque peu biaisé du fait des erreurs de frappe notamment glissées çà et là par le secrétariat de la rédaction sans doute. Le journal n’ayant, en effet, pas reçu le format numérique de notre correspondance, a dû ressaisir la version imprimée. Ceci explique donc cela, espérons-nous. Aussi est-ce dans le souci de réitérer notre indignation que nous publions dans ce blog la première version de la correspondance adressée au journal « Le Temps ».

La missive de nos collègues rappelle que Mr Mahamat Ali Mustapha est nommé recteur de l’Université Adam Barka d’Abéché (UNABA) en décembre 2008 et que le rêve suscité par sa nomination « s’est très vite volatilisé ». Sans vouloir faire ici le bilan de ses quatre années d’exercice, il importe de rafraichir la mémoire à ceux qui semblent l’avoir perdue. L’UNABA d’avant 2009 n’a de commun avec celle d’aujourd’hui que le nom et le « changement radical » a bel et bien eu lieu pour peu qu’on ait une once d’honnêteté. Le nombre d’enseignants qui était de cinquante (50) en 2008 est passé à cent trente (130) aujourd’hui. Une faculté des sciences de la santé a vu le jour. L’électricité, la connexion internet, les laboratoires et les salles informatiques (méconnus à l’époque) sont fonctionnels, la bibliothèque est équipée en ouvrages essentiels, les organes de décision (CEVU, CER, etc.) tiennent régulièrement leurs conseils... De quoi peut-on être déçu lorsque l’on compare l’UNABA d’aujourd’hui aux autres établissements similaires ? Les « élastiques »années académiques d’antan sont redevenues normales (octobre-juin) offrant aux uns et aux autres la possibilité de jouir pleinement de leur droit aux vacances. Une réelle restructuration administrative a été opérée, créant des nouveaux départements, des nouvelles divisions ainsi que des nouvelles sections afin de désengorger les services centraux et assurer une véritable fluidité dans la gestion des affaires académiques et administratives de l’université. Pour gérer ces organes, des enseignants-chercheurs sont nommés par décision du recteur ou bien par arrêté ministériel et l’on ne fera croire à personne, surtout pas à celles qui connaissent un tant soit peu l’UNABA, que ces nominations obéissent à d’autres règles que celles de la compétence et de l’intégrité.

Nos collègues affirment que ne peuvent accéder à un poste quelconque que les proches du recteur et « ceux qui lui font allégeance quotidiennement ». Quelle abomination ! Trois parmi les quatre signataires de l’article ont occupé des postes de responsabilité à l’UNABA. Etaient-ils des proches du recteur ou lui faisaient-ils « allégeance quotidiennement » ? Pour reprendre cette expression d’une autre époque dont ils semblent raffoler.

Ce faisant, ils ont porté atteinte à la dignité de beaucoup d’entre nous et leur ont dénié le mérite même à occuper un poste de responsabilité quelconque. Nonobstant, certains sont accusés de se transformer en des « agents secrets » du recteur lui rapportant leurs moindres faits et gestes. Englués dans leurs délires hallucinatoires ils ont oublié que les enseignants n’ont ni le temps ni l’envie de se préoccuper de leurs petites personnes. S’en prendre ainsi à ses collègues sans la moindre preuve est le signe patent d’un manque total de savoir-vivre et de respect de l’autre.

Nos collègues disent que depuis la nomination du Dr Mahamat Ali Mustapha au poste de recteur « la paie est retardée parfois deux (2) semaines après le décaissement à N’djamena » et que cela « est devenu une habitude ». C’est une contre-vérité effarante et ils en donnent la preuve eux-mêmes quand ils affirment que « comme les salaires tombent généralement après le dix (10) de chaque mois, c’est grâce aux primes et

salaires de contractuels versés entre les 26 et 27 de chaque mois que nous parvenions à joindre les deux bouts». La paie qui est retardée habituellement de deux semaines et qui tombe curieusement entre les 26 et 27 de chaque mois nous laisse dubitatifs. Nous tenons à rappeler tout simplement que la paie des mois de septembre et octobre ne sont pas « tombés » à temps principalement à cause de la grève observée par l’UST et qui a affecté le trésor et bien d’autres secteurs de l’administration publique.

Nous en sommes, en tant qu’employés, concernés au premier plan et avions été durement éprouvés. Néanmoins, nous ne saurions travestir la vérité pour revendiquer notre droit.

Mais revenons au SYNECS section UNABA et à son ancien premier secrétaire, Mr Souleymane Adam Adey. Celui-ci fut à la tête de ladite section pendant la période 2010-2012 et tout le monde se souvient qu’il a été porté à ce poste par ses collègues enseignants-chercheurs de l’UNABA. Il n’a été imposé par et pour personne. Pourquoi dès lors mettre à l’index un collègue enseignant, fut-il le neveu du recteur, légalement désigné par des enseignants libres et consciencieux pour diriger leur section syndicale ? Mais qu’à cela ne tienne, après des nouvelles élections un autre bureau est mis en place. Les membres dudit bureau qui ont été plébiscités par leurs collègues ne trouvent nullement grâce aux yeux de la « bande des quatre » qui n’a pas hésité à les traiter de « sbires à la solde de l’administration » rectorale. Décidément elle excelle dans l’art de la fausse accusation et de la diffamation.

Nos amis en rajoutent une couche et déclarent sans coup férir que le service financier est détenu par un neveu du recteur. Les agences comptables des universités et instituts supérieurs, faut-il le rappeler, sont nommés par le ministère de finances. Celle de l’UNABA qui ne fait pas exception à la règle est dirigée depuis septembre 2012 par Mr Ehba Abraham qui, lui-même, est nommé en remplacement de Mr Adam Mahamat, (Kempes ) , en poste avant même la nomination de l’actuel recteur à l’UNABA. Les deux ne sont apparentés à ce dernier que par la nationalité. Chercher l’erreur.

Si aujourd’hui l’UNABA est devenue une institution en plein essor, de l’aveu de tous, remplissant dignement sa mission, elle le doit certes à l’abnégation et au dévouement de ses enseignants, au sérieux de ses étudiants mais aussi et surtout au respect par les uns et par les autres des textes qui la régissent sans quoi aucune harmonie n’est possible. Comment dès lors permettre que l’application desdits textes, gage de la bonne gouvernance, soit impunément bafouée et foulée au pied. Le bon sens aurait voulu que quand on a eu l’audace de braver un interdit on ait le courage d’en assumer les conséquences.

En tout état de cause, nous sommes plus de cent trente (130) enseignants-chercheurs et laborantins à l’UNABA, venant d’horizons divers, et nous ne nous reconnaissons pas dans cette diatribe émaillée de contre-vérités aberrantes et truffée de propos, pour le moins, irrévérencieux. Le climat qui règne au sein de notre institution est fait de confiance et de respect mutuel et aucune « épée de Damoclès » sortie de l’imagination de nos amis ne pèse sur la tête de qui que ce soit. Le nombre sans cesse croissant des étudiants et enseignants qui désirent rejoindre cette université le prouve à suffisance et constitue en soi un démenti formel, s’il en est encore besoin, du prétendu « souhait de nombreux de nos collègues de quitter cette université ». Si tel est le cas, pourquoi nos collègues chercheraient-ils à y revenir ? Comme le disait si bien Gustave Thibon « Le mensonge est un hommage à la vérité comme l'hypocrisie est un hommage à la vertu » .A méditer.

 

 

                                          Abéché le 20/12/2012

 

Par les Enseignants-Chercheurs et Laborantins de l’Université Adam Barka d’Abéché (UNABA)

 

lire: la version pdf: ICI