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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Par Vourboubé Pierre
 
Bonjour, Mak !
 
Depuis un certain temps, les motards sans casque ont maille à partir avec la police. Autrement dit, le port du casque est rendu obligatoire pour les usagers des motos de N’Djaména. Dans le souci de faire respecter cette mesure, les flics sont à tous les coins de rues. Ils traquent les usagers, s’enrichissent en leur arrachant de l’argent et sermonnent aussi. Avant, si le conucteur porte son casque, il n'a pas de problème. Maintenant, ça ne suffit pas quand il est avec quelqu'un. Du coup, les clandomans pensent qu'il appartient aux clients d'acheter chacun son casque, pour raison d'hygiène. Qelques-uns ont ceendant deux casques. Comme il fallait si attendre, nos policiers sont impuissants devant certains citoyens, en particulier en face des hommes en béret rouge et en treillis.  
 
Si la mesure mérite d’être saluée, il ne faut pas se le cacher, elle ne contribu pas à réduire les accidents de circulation de plus en plus nombreux dans la capitale tchadienne. En effet, notre capitale a enregistré un nombre vertigineux d’engins, surtout les quatre roues depuis que les motos-taxis ont fait leur apparition dans nos rues. Il faut donc prendre des mesures contre les accidents. Mais, avec celle-ci, le port obligatoire de casque, j’ai l’impression que nos autorités nous disent ceci : « continuez de faire des accidents mais réduisez seulement les conséquences en portant un casque. » En effet, on ne fait rien face aux causes réelles des accidents. Et pourtant, elles sont bien connues. Faut-il encore les citer ?
 
Je crois que parmi ces causes, figure le comportement des services chargés de délivrer les permis de conduire. Avec le fric, n’importe qui peut obtenir ce diplôme. Autrement dit, beaucoup de Tchadiens conduisent avec de faux permis. Il parait qu’on peut l’obtenir sans trop de peine à Bongor, Mongo, Moundou et Abéché. Ne remarque-t-on pas que cette délivrance anarchique de permis de conduire aux usagers engendre aussi un manque à gagner pour les autos écoles ?
 
En plus de cela, dans la capitale, il y a l’insuffisance des voies bitumées. Nous nous déversons tous sur les quelques routes goudronnées et cela engendrent des problèmes avec nos minibus et taxis qui suivent des itinéraires bien définis. Ensuite, beaucoup d’importants croisements ne sont pas pourvus de panneau tricolore de signalisation. C’est le drame avec les quelques rares qui en sont dotés : ils sont plus éteints qu’ils ne fonctionnent. Le plus souvent, les feux de signalisation ne sont pas respectés.
 
Certains parents doivent appeler leurs rejetons à plus de responsabilité pendant la conduite. Quand ces enfants au sens strict du terme roulent, on croit qu’ils participent plutôt à un rallye. Ils doublent les autres par la droite et peuvent virer subitement sans signaler. Il est aussi fréquent de constater qu'ils tournent du côté opposé à celui qu'ils ont pourtant bien signalé !
 
Cette pagaille est aussi observer chez nos conducteurs de taxi et de minibus. Le plus souvent, ce sont les apprentis qui prennent le volant, alors que les vrais propriétaires ou chauffeurs se reposent. La majorité de ces apprentis n’ont pas de permis de conduire. Bon nombre seraient des mineurs à les juger par leur faciès. Je crois que nos autorités doivent penser aux usagers des taxis et des minibus. Ici, tous ces engins à quatre roues n’ont pas de ceinture de sécurité. A côté de cela, les taximen prennent plus de passagers que prévus par les fabricants.
 
Avec ces quelques éléments, nos autorités savent à quels comportements s’en prendre pour limiter le nombre d’accidents de circulations dans la capitale.