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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Des paysans de la zone pétrolifère de Doba, au Tchad, portent plainte contre la Banque mondiale - Le Groupe de recherches alternatives et de monitoring du projet pétrole/Tchad-Cameroun (Gramp/TC), au nom de 25 220 paysans appartenant à 25 villages de la zone pétrolifère de Doba, dans le Sud du Tchad, a déposé une plainte contre la Banque mondiale pour 'atteintes aux droits humains et à l’environnement', a appris lundi la PANA de source officielle à Paris.

Le Projet de l’oléoduc Tchad-Cameroun co-financé par la Société financière internationale (SFI) du Groupe de la Banque mondiale à hauteur de 100 millions de dollars américains et réalisé par le Consortium américano-malaisien a été mis en service en 2003.

Pour le Gramp/TC, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, la très large emprise foncière des installations pétrolières, ainsi que les impacts de la pollution sur l’agriculture et le bétail, privent une partie de la population des seuls moyens de subsistance dont elles disposent.

'De surcroît, la présence de forces de sécurité qui assurent la protection des sites comportent des restrictions à la libre circulation dans la zone, entre villages et familles, et une sorte de couvre-feu implicite est en vigueur entre 18 heures et 6 heures du matin', a indiqué le Gramp/TC.

Par ailleurs, les populations locales subiraient plusieurs autres types d’exactions : arrestations et amendes arbitraires, spoliations de biens, tortures et autres traitements humiliants et dégradants, alors que de nombreux cas d’atteintes à l’environnement ont été recensés.

'Ce projet pétrolier n’a pas bénéficié aux populations malgré les engagements pris lors de la signature du contrat entre les entreprises exploitantes et le gouvernement tchadien : ni nouvelles infrastructures éducatives et sanitaires, ni accès des populations à l’eau potable', ont affirmé les plaignants.

La plainte, selon le Gramp/TC, a été jugée recevable par le bureau du Compliance Advisor/Ombudsman(CAO), un mécanisme de résolution des différends mis en place par la SFI et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) du Groupe de la Banque mondiale.

Les plaignants attendent que la procédure devant le CAO débouche sur la réparation des dommages causés aux populations riveraines et que des solutions durables soient trouvées pour faire face aux impacts sociaux et environnementaux cumulatifs à moyen et long termes.

Pana 20/12/2011