Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Un enfant  décapité in utéro à l'hôpital Mère-Enfant de N'Djamena!

Tchad-N-Djamena-Hopital-1.jpg

Au Tchad, les besoins en matière de soins de santé sont allés crescendo à cause de la population qui a presque doublé entre 1993 et 2009, années des recensements. Mais, le régime en place n’est pas toujours attentif aux doléances de sa population. Quand il répond, les structures ne sont pas adaptées, les médicaments manquent, les compétences font cruellement défaut. L’Hôpital de la Mère et de l’Enfant de N'Djamena, construit suite à l’attaque des rebelles sur N’Djaména en 2008, répond à cette logique. Cette structure est devenue un mouroir. On l’a même baptisé hôpital de la mort et de l’enfant !

Certains faits qui s’y déroulent donne froid au dos. Quelques-uns sont à classer parmi les évènements incroyables et inadmissibles, pour lesquels on devait sanctionner gravement leurs auteurs.

On raconte qu’un enfant y serait décapité par un médecin qui voulait l’extraire du ventre de la mère.

    En effet ce médecin serait de garde ce jour de début 2011, quand une femme dont l'accouchement n'évoluait pas depuis plusieurs heures est arrivée. L'enfant étant au bord de la sortie, le médecin aurait décidé d'utiliser les forceps, des instruments d’extraction du fœtus hors des voies génitales lors d’un accouchement. Il aurait saisi la tête de l'enfant avec l’un de ses instruments pour le tirer ensuite avec force. La traction fut si forte que le cou se serait rompu et le médecin se serait retrouvé avec la tête du bébé entre les mains sans le reste du corps ! La panique se serait emparée de l’assistance autour de la table d'accouchement alors que ce médecin charcutier aurait décidé d'ouvrir le ventre de la femme pour extraire le reste du fœtus. Ce qui n'est pas conseillé selon Dr A., le collègue du médecin boucher. Dr A. pense qu'il n'est pas indiqué d'ouvrir la femme du moment où l'enfant est déjà décédé et il aurait préconisé d'extraire l'enfant par le bas en procédant à une embryotomie, c'est-à-dire enlever l'enfant morceau par morceau comme le recommande la médecine. Le médecin boucher serait passé outre et aurait ouvert la dame sans tenir compte du précieux avis de son assistant.

   Dr A aurait informé le staff, en portant un jugement négatif sur la méthode de son collègue qui a déchiqueté un vivant pour extraire un mort. Le staff aurait tournée au vinaigre et paradoxalement Dr A. serait suspendu de l'Hôpital Mère-Enfant pour sa protestation qui semble légitime et raisonnable !

Il paraît que son collègue boucher a des racines solides dans le régime.

  A chacun d'apprécier cette affaire qui aurait fait couler beaucoup d'encre depuis plusieurs mois sans que personne ne donne raison au décapiteur de nouveau-né. Le jeune chirurgien-gynécologue A., quant à lui, est déclaré persona no gratta par les responsables de l'hôpital qui chercheraient surement à étouffer l'affaire en faveur du fautif.

 

Adoumbaye Hassan

adoumbayehassan@yahoo.fr