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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

 
 
Dans le climat de défiance et de suspicion que vit la famille Itno, il y a un qui en est trop affecté, le vit très mal et enfin ne trouve pas son compte: le grand’ frère de l’autre : Daoussa Deby
Pour essayer de résoudre les problèmes au sein de la famille, Mr Daoussa a convoqué tous les membres de la famille Kessibou-entendez par là la mère d’Itno. En d’autres termes toute la lignée patriarcale est exclue des conciliabules comme voudrait bien la tradition. Pour ce faire Mr Daoussa a fait venir tous ses cousins issus uniquement d’Itno et leurs neveux à Ndjamena, il les a logés dans une même enceinte et contrairement à ses habitudes il n’a pas lésiné sur les moyens pour satisfaire leurs besoins primaires.
Le sieur Daoussa a expliqué à ses frères et cousins qu’Idriss Deby a non seulement coupé avec la lignée Mht Itno mais en réalité il a coupé avec tout le monde y compris Daoussa lui-même. Dans ces conditions, explique-t-il, nous irons tous ensemble le voir pour se dire les vérités de part et d’autre afin de repartir sur des nouvelles bases pour retrouver l’harmonie familiale dans un esprit de tolérance et de pardon. Au cas où Idriss Deby persiste dans son arrogance, alors toute la famille Itno réconciliée avec elle-même prendra ses distances vis-à-vis de lui, et le laissera seul avec son épouse qui est en fait « le vrai Président » du Tchad aujourd’hui.  Selon Daoussa, son petit frère de Président a réussi même à crée des bisbilles entre lui et ses propres enfants de telle sorte que ses propres enfants ne répondent plus à ses appels, même comportement chez les enfants de Timan Deby. Idriss Deby a dit aux enfants de ses demi-frères que « ce qui se passe entre moi et mes frères ne vous regarde pas, vous les enfants, mettez-vous  à distance et observez-nous dans la pure tradition de Bilia, par contre soyez unis et vigilants contre la lignée de Mht Itno. » dont acte.

Après les avoir fait poireauter pendant plus de deux mois, Idriss Deby les a reçus dans un climat morose et tendu. Tous les enfants de la lignée Mht Itno ont en bloc refusé de prendre part à cette réunion qu’ils considèrent factice et inutile, d’autres comme Abderrahim Bahar ont accompagné leur maman malade en Jordanie. Dès les premiers instants de la rencontre, les échanges étaient vifs entre Idriss Deby et Bahar Mht Itno qui lui reprochait de renvoyer ses enfants de leur poste et de les dégrader. La réaction de Deby était à la hauteur de l’agression de son cousin : «  les grades, les responsabilités, l’argent, la rénommée…. Tout cela c’est moi qui leur ai donné, et je les prends et les  retire  d’eux comme je leur ai donné. Dans sa lancée Deby a tancé très maladroitement son cousin en lui disant que : «  ce n’est pas parce que vous portez le nom d’Itno que vous vous croyez représenter quelque chose, en fait vous ne représentez rien, rien du tout ; on ne vous a jamais considérés comme de nous ; depuis votre jeune âge vous avez abandonné le village paternel pour se réfugier chez vos oncles maternels, on vous a toujours considérés comme des kobés et jamais des bilia ; moi Idriss, fils de la borogate, grandi dans les cases de bilibili ,qui ai fait de vous et vos fils ,ce que vous êtes aujourd’hui ; si vous voulez ou pourrez faire quelque chose contre moi n’hésitez pas une seconde ». 

 Après cette tirade de son cousin de Président, Bahar ne s’était pas senti pour autant vaincu, il lui a lancé alors à la figure l’éternelle litanie des Mht Itno contre les Deby : « oui ce n’est pas pour la première fois que vous nous abandonnez, n’est-ce pas toi et Daoussa qui avez abandonné exprès Ibrahim et Hissein dans la gueule de Habré ? Non cette fois-ci nous ne serons engloutis par aucune autre gueule que la tienne qui est trop étroite pour la famille Mht Itno. » Devant la tournure que prend la rencontre, le patriarche Daoussa a préféré suspendre la rencontre et revenir à la maison avec toute la suite pour faire le point. Arrivés sur place les cousins se sont bien chamaillés entre eux en s’accusant mutuellement, pour les uns Bahar a été très arrogant et impoli en vers «  le Président fut-il notre frère » disent-ils, d’autres pensent qu’il faut un langage de vérité si amère soit-il.

Le plus perdant dans cette histoire est indéniablement le patriarche Daoussa qui n’a fait que constater l’effritement de sa famille.
 
Hassan Sounou-mougou Eriteïro, le combattant opprimé