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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

                                 COALITION CPOC/OPPOSITION DEMOCRATIQUE

 

                                                    COMMUNIQUE DE PRESSE


La Cour Suprême vient de s'illustrer négativement dans les résultats des élections communales diffusées le 22 février 2012. Alors que l'opinion attendait légitimement que la Cour Suprême dise le droit et prenne en compte les requêtes fondées, la Haute juridiction a
plutôt accompagné et amplifié les résultats contestés de la CENI. Ce faisant, elle a gravement mis en cause les acquis de l'Accord politique du 13 août 2007 et porté atteinte à la viabilité du processus démocratique tchadien.


Dès la proclamation provisoire des résultats par la CENI, les candidats en lice et des citoyens, en application de l'article 187 du Code électoral, ont déposé des dizaines de requêtes en annulation du scrutin. Il n'est pas superflu de rappeler qu'au lendemain du vote et au vu des fraudes massives qui ont eu lieu, la coalition CPOC/Opposition démocratique avait déjà demandé l'annulation du vote du 22 janvier 2012.
Contrairement aux affirmations de la Cour suprême, la grande majorité des requêtes étaient fondées et se référaient à des faits avérés. L'on peut citer quelques exemples:
• Des requêtes de plusieurs candidats ont été rejetées alors qu'ils en avaient la qualité (article 187 du code électoral) ;
• Un peu partout, des fraudeurs ont été arrêtés en flagrant délit et livrés soit à la Police, soit à la Gendarmerie, qui les a purement et simplement libérés;
• Des responsables des sous-Cent à Ndjamena qui se sont rendus coupables de faux et d'usage de faux, parfois poursuivis en justice, vaquent paisiblement à leurs activités (2ème, Sème, 8ème, 9ème et 10ème arrondissements notamment) ;
• Les requêtes d'Abéché ont été superbement ignorées, alors qu'elles contenaient plus de mille cartes d'électeur frauduleuses;
• les rapports d'huissier, notamment à N'Djaména et Léré ont été considérés comme non fondés, quand bien même ils rendaient compte de faits constatés ou de témoignages précis;
• la présence à léré d'une centaine d'agents du GMIP armés qui ont sérieusement perturbé le bon déroulement du scrutin, en jetant des grenades lacrymogènes sur des électeurs devant les bureaux de vote, est-il est assimilable à un fait banal?
• Est-il raisonnable d'exiger des preuves avérées dans un pays où le nombre d'huissiers n'atteint pas la vingtaine?

 

De ce qui précède, il est évident que la Cour suprême était plus à l'écoute du pouvoir qu'elle devait satisfaire, plutôt que de garder une position d'arbitre et de neutralité qui l'aurait honoré. la coalition CPOC/Opposition démocratique condamne avec la dernière énergie
cette attitude avilissante qui confirme la descente aux enfers de la Justice tchadienne déjà décriée, et qui vient de se manifester de manière triste et honteuse. Sur quels procès verbaux la Cour Suprême s'est-elle basée pour changer les résultats et déclarer la Renaissance victorieuse à la majorité absolue, alors que les PV de la CENI et ceux en possession des candidats l'infirment (2ème, 3ème, Sème, gème Arrondissements, Bitkine, Goré et Pala) ?
la coalition CPOC/Opposition démocratique, tirant les leçons de ce verdict, invite ses militants et la population à poursuivre résolument la lutte et à s'inscrire sans ambages dans la perspective d'un combat démocratique certes long, mais dont la noblesse des idéaux est
un motif de satisfaction et d'espoir pour les générations futures. Elle soutient totalement les candidats spoliés qu'elle encourage à poursuivre leur lutte légitime.
Enfin, la coalition CPOC/Opposition démocratique invite tous les acteurs politiques à une vigilance accrue lors d'un éventuel prochain dialogue, pour que les écueils de l'Accord politique du 13 août 2007 soient évités, et qu'ils ne s'engagent dans de nouvelles élections
qu'à la condition que les règles élémentaires de transparence soient enfin respectées.


                                                                              Fait à Ndjamena, le 24 Février 2012

 

Communiqué: ICI

Suite: ICI