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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Dans la nuit du jeudi, Abdelmanane Ali Kharachi, un jeune capitaine de l’Armée de l’Air Tchadienne, âgé seulement de 35 ans, a été tué à Ndjaména  à coup de machette par un des sbires du régime tchadien dans de circonstances inhumaines et barbares.

Selon ses proches, pilote de formation, Abdelamanane Ali Kharachi, gênerait le régime d’Idriss Deby dont il connait pratiquement le système de défense aérienne .

Il convient de souligner qu’ il est en même temps,  l’oncle d’un membre de l’opposition armée de la coalition UFR et d’un ancien conseiller spécial à Deby, exilé aujourd’hui en France, après avoir été destitué.

Nos sources affirment que le capitaine Abdelmanane Ali Khirarchi fait partie des rares pilotes arabes dont la présence au sein de l’armée de l’air tchadienne,  inquiéterait profondément Idriss Deby, qui voyait en lui, une menace potentielle et une complicité évidente avec les membres de la rébellion de l’est du Tchad, bien que la victime se trouve du côté du pouvoir.

 Etant dans l’armée régulière, le capitaine Abdelmanane Ali est  connu de ses collègues, foncièrement opposé aux pratiques d’Idriss Deby de diriger le Tchad, car, il dénonçait  également  la politique oppressive et répressive menée par  les  oppresseurs du peuple tchadien.

Contrairement aux propos tenus par le ministre tchadien de l’intérieur  qui qualifie l’assassinat de crime crapuleux sans motivation politique, un membre de la famille du capitaine défunt, livre une version opposée  à notre rédaction et  soutient que Ahmat Bachir a été informé par un communiqué des parents de la victime sur la menace qui pèse sur elle. « Mais aucune disposition sécuritaire n’a été prise par les autorités pour veiller à éviter ce drame », souligne-t-il depuis le Tchad.

Aussi, faut-il ajouter  que depuis l’entrée en dissidence de Ali Adoum Mannany, proche parent du regretté capitaine,  un à un ses frères et cousins, ont été relevés de leurs fonctions comme  mesures de représailles et la chasse à la sorcière a commencé à  l’encontre de ladite famille au Tchad.

De l’avis d’un membre de l’opposition armée, ayant joint la rédaction dans la journée : « ce crime intervient alors que le régime de Ndjaména est en négociation avec les mouvements politico-militaires actuellement à Khartoum ».

« Comment-peut-on dans ce cas, évoluer dans une approche consensuelle avec le pouvoir de Ndjaména qui reste enfermé dans sa logique d’élimination physique » renchérit-il.

Et de conclure, « nous sollicitions que l’Amnesty international et les organisations des droits de l’homme  exigent du pouvoir de Deby,  l’ouverture d’une enquête judiciaire pour déterminer ce crime douloureux »

L’assassinat du capitaine Abdelmanane Ali Kharachi, vient à point nommer alourdir le passif des violations des droits du régime tchadien et pose l’épineuse question d’insécurité au Tchad où nul n’est à l’abri de paix.

Il est temps que les Tchadiens se mobilisent contre la barbarie de l’homme par l’homme et contre un pouvoir qui ne renonce en aucun cas de figure, à ses principes de répressions politiques à l’encontre de ses propres citoyens.

 

Makaila Nguebla