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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Missive au directeur de publication du Quotidien Le Progrès

Quel idéal défendez-vous, Abdraman Barka ?

Dans la recherche de l’éveil de la conscience nationale, nous avons toujours dis et redis que les intellectuels demeurent le socle important de la lutte pour un changement démocratique dans notre pays le Tchad. Nous avons déjà apporté des critiques sur les comportements de certains journalistes qui servent plutôt des personnes que le pays. A chaque fois qu’un mouvement de grève est lancé au Tchad ou tout acte de revendication envers le gouvernement, une certaine presse s’érige en donneur de leçon et tire à boulet rouge sur les travailleurs. Cette attitude est un zèle pour rien. Un directeur de publication, en l’occurrence, Abdraman Barka du quotidien le progrès, est devenu un véritable guerrier de la plume contre l’Union des Syndicats du Tchad. Le zèle de ce directeur agace et dépasse les limites. Dans un petit texte titré barakum, il critique toujours et sans cesse les grévistes comme il travaille pour le gouvernement. Même le journal gouvernemental, info, ne fait pas un tel acharnement contre les travailleurs. Ce directeur de publication est le premier à dire que la suspension de salaires a paniqué les travailleurs. Il revient encore pour dire que les hôpitaux prennent les patients. Il ment encore en disant que les urgences prennent tous les malades. Dieu seul sait quel est l’objectif de ce directeur de publication. Personnellement, je ne connais pas cet énergumène de directeur mais je le conseille de faire son travail de journaliste s’il en est un. Car, le vent du changement n’est pas loin. Le régime qu’il défend contre des revendications justes est mourant. Il veut se faire plus royaliste que le roi. Sinon, même les médias publics ne se livrent pas à ce jeu d’insulte et d’incitation à la chaine contre les travailleurs. Nous avons en mémoire quand Mahamat Hissène dirigeait ce journal. Il faisait des analyses justes pour aider le gouvernement. Il ne se jamais substitué au gouvernement pour dénigrer les travailleurs. Si la grève n’est pas légitime, le gouvernement ne discutera pas avec les syndicats. Le gouvernement veut des gens qui peuvent l’aider à comprendre la situation sociale et non l’aider à durcir sa position. Même le président de la République a toujours dit qu’il veut des critiques pour améliorer ses actions en faveur du peuple tchadien. Comment comprendre qu’un directeur de publication, d’un journal indépendant, se livre à des telles accusations et incitations contre les travailleurs ? On se demande même si lui-même est un monsieur sérieux, car on ne sait pas quel idéal il défend. Est-ce qu’il a osé, un jour, en tant que journaliste, dénoncé les pillards de la République. Les petits zakawa qui pillent et prennent tout le peuple tchadien en otage ? Nous te disons, cher directeur de publication que tu es hors sujet et que tu inscrit ton nom à mal sur la marche du changement. Tu répondras un jour de ton acte devant le tribunal révolutionnaire qui n’est pas loin de s’installer au Tchad. La marche du changement est lancée et le Tchad se construira avec des gens honnêtes mais pas comme ton genre. Ces travailleurs défendent un idéal pour le peuple tchadien mais toi tu ne défends qu’un régime appelé à disparaitre tôt ou tard. Les travailleurs défendent l’avenir de la génération future, ceux qui viendront travailler après auront un peu de décence dans leur traitement salarial alors que toi tu défends des gens qui pillent et rackettent les richesses du Tchad. Les travailleurs défendent le peuple tchadien pour qu’il vit en paix et dans l’aisance, alors que toi tu défends la haine, la misère par ce que tu ne veux pas que les travailleurs obtiennent l’augmentation de salaire. Nous te demandons, le jour où le président acceptera de résoudre la crise sociale en élevant le point d’indice de 115 à 150, d’écrire que Déby a commis une erreur. L’histoire du Tchad est marquée par la guerre et la division. Les travailleurs sont unis et tout le peuple tchadien est derrière eux. Même nous qui sommes en dehors du pays, savons que le gouvernement prend très au sérieux la situation. Toi en tant que journaliste, ou même en tant qu’être humain, accepte-t-u qu’une frange de la population s’enrichit pendant que la majorité vit dans la misère. La belle voiture, c’est un Mourno, la belle villa c’est un Sougour, la belle vie teintée de tout le gaspillage possible, c’est toujours un éméré. Alors que pour une lutte en vue d’une augmentation salariale que toi tu t’érige en avocat du diable en dénigrant des honnêtes citoyens qui sont les travailleurs. Cher directeur de publication, si tu es humain, tu ne devrais pas écrire contre les travailleurs. Tu dois en principe dénoncer le pillage fait par les zakawa ou autres bouffons du régime. Pour finir, nous te conseillons de changer de ton. Il n’est pas tard. Si tu ne peux pas critiquer les pillards du pays, tu te tais. Les travailleurs et le peuple tchadien vaincront et tu verras. Déby personnellement résoudra la crise et ce jour tu ne pourras pas dire pourquoi il a fait cela.

Fidèle lecteur des journaux tchadiens en Europe