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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

t5[1]

CE QU’IL FAUT POUR REMETTRE LE TCHAD A NEUF

 

S’il ya un sujet qui fait l’unanimité des tchadiens, c’est la fin du système de DEBY. Toutes les couches sociales aspirent au changement. Certains Tchadiens s’activent pour un changement radical dans un Tchad un et indivisible; d’autres prônent la sécession sud-nord du pays. Certes, Deby s’en ira un jour car chaque époque a un début et une fin. Ainsi tous les sacrifices que consentent les uns et les autres à l’intérieur comme à l’extérieur du pays ne seront jamais vains. Mais L’impossibilité d’une alternance démocratique et l’échec pathétique de l’opposition armée doivent nous servir de leçon pour revoir la manière de reconquérir le pouvoir.

 

Nous pouvons nous attendre à toutes les éventualités. A l'exemple du printemps arabe, ou à en croire les derniers agissements de Mr Robert BOURGIE ou la politique de « rupture » dont nous parle Nicolas Sarkozi, même si cette rupture ne pourrait être d’autre que du bonnet blanc blanc bonnet, cette fin peut survenir à un moment où personne ne s’y attendra. Par conséquent nous devons déjà murir nos réflexions sur ce qu’il faut faire pour remettre notre pays à neuf.

 

Nous dirons que le levier pour ce Tchad nouveau sera incontestablement l’organe de transition. Un organe qui doit être constitué des hommes et des femmes capables de bâtir la nation qui est complètement en ruine et non des gens assoiffés du pouvoir ou des constipés intellectuels. Des gens conscients qu’on devient leader pour servir et non pour se faire servir et qu’en matière de leadership on sera appelé à rendre compte de sa propre gestion le moment venu. Ces hommes et femmes, pour ne pas être humiliés ou exécutés par le peloton comme la plus part de nos dirigeants africains, doivent s’armer des vertus morales parmi lesquelles la probité. Oui ils doivent agir avec probité. Nous souhaitons qu’ils soient des nouveaux acteurs de la scène politique tchadienne. Nous craignons le retour ou le maintien aux affaires des mêmes dinosaures de la sphère nationale qui ne font que changer à tout temps de coquille. Vue la délicatesse de la mission qui sera assignée à cet organes, seuls les Tchadiens qui ont véritablement les mains propres seront les bienvenus.

La vision sera de construire un Tchad nouveau, vraiment démocratique. La mission, quant à elle, sera de rassembler tous les fils du Tchad, de mettre en place des institutions fortes comme le disait l’Américain Barak Obama. Nous avons besoin d’un nouvel Etat qui a le respect de la valeur humaine, un pays de justice, d’équité et de paix. Cette mission doit être limitée dans le temps. Nous souhaitons que cela n’excède pas deux années parce que le peuple a déjà trop souffert et il faut éviter qu’il perdure dans une quelconque situation.

Nous ne souhaitons pas que l’avenir de notre patrie se joue à l’extérieur à l’exemple de la conférence des amis de la Libye tenue à Paris. Que tous les Tchadiens, aidés de leurs amis de la communauté internationale, se retrouvent à l’intérieur du Pays pour définir les grands axes stratégiques.

Durant cette transition, les efforts devront être centrés sur deux axes : les consultations électorales et la gestion des affaires courantes.

En ce qui concerne les consultations électorales, il faut un recensement sain de la population. Il faut des élections libres et transparentes pour les municipales, les législatives, présidentielles, etc. La détermination de la forme de l’Etat sera aussi indispensable. Que le peuple lui-même choisisse la forme qui lui convient.

En ce qui concerne la gestion des affaires courantes, la première urgence serait de sécuriser le pays. Une armée républicaine digne de nom doit être mise sur pied. Que chacun connaisse sa place au sein des forces de défense et de sécurité et non la choisir à son gré.

La deuxième urgence serait de poser des actes concrets pour endiguer la cherté de la vie. Nous remarquons que pour faire face à la hausse anarchique des prix, le citoyen lambda, qui ne peut plus vivre dignement de son salaire, se livre à des pratiques à proscrire. L’agriculture, surtout la culture vivrière, l’élevage et la pêche doivent être valorisés pour faire face à la famine. Le gèle des avoirs, en ce qui concerne les tchadiens qui se sont illicitement enrichis, permettra de relancer certaines activités au profit du peuple.

Nous souhaitons également, pour l’histoire de notre pays, qu’une commission vérité et justice soit mise sur pied afin de faire passer au tamis tous ceux qui ont assumé certaines responsabilités au Tchad. Qu’il y ait une justice populaire où tous, les dignitaires des différents régimes ainsi que les opposants politiques et politico armés y compris, doivent s’expliquer devant le peuple tchadien. Contrairement au Guinéen Alpha Condé qui préfère se pencher sur la gestion des premiers régimes en remontant, nous souhaitons que tout commence par le règne de Deby, ensuite viennent les régimes de Habré, Maloum et Ngarta. Et ceci pour éviter que les mêmes sangsues des temps de Deby et de Habré qui s’agitent encore ça et là ne reviennent aux affaires (nous supposons que ceux des temps de Maloum et de Ngarta n’ont pas vraiment la capacité d’y).

Par-dessus tout ceci, les religieux doivent jouer le rôle qui est le leur pour la grandeur de la nation. Ne dit-on pas que si le TOUT PUISSANT ne veille pas sur une nation, ceux qui y veillent, veillent en vain? Au-delà de l’aspect humain, nous devons savoir aussi que le problème du Tchad est spirituel. Le premier régime de Ngarta, a prêté le flanc aux forces du mal qui ont aussitôt pris en otage notre nation. Ce premier des Tchadiens de l’époque a divorcé d’avec son Dieu et a persécuté les serviteurs de l’Eternel en les assassinant froidement ou en les enterrant vivant. De nos jours apparaissent  également des imans décrétés, militaires ou politiciens qui se mêlent de  tout et de rien. Dans ce contexte la colère de Dieu ne peut qu’être inévitable. Ainsi les hommes de Dieu doivent conduire le peuple vers un repenti, un pardon sincère. Cependant nous devons éviter le scénario à l’ivoirienne où les hommes de Dieu ont agi en lieu et place des politiques. Pour leurs intérêts personnels, ils ont induit le naïf Bagbo dans l’erreur par des prophéties mensongères. Ils ne doivent s’en tenir qu’à leur rôle d’éducateurs du peuple et de conseillers dignes de nom ou même de personnes ressources pour les politiques.

A suivre.....

 

Dingatoloum Torbome