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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak



Un certain Abdon Goudjo, colonel en retraite de l'Armee béninoise, médecin et coopérant à ses heures perdues, attiré par la manne Petroliere tchadienne, est aujourd'hui le Conseiller Technique du SG du Ministere de la santé.
Il se dit conseiller chargé de la formation des spécialistes tchadiens en medecine. Un parolier hors-pair, enjoliveur patenté, Abdon Goudjo sait pavoiser les avenues de ses futures escroqueries. Il déclama à qui veut l'entendre: " je suis chargé de former 40 professeurs agrégés tchadiens de moins de 40 ans d'ici 2020. Ceci est ma mission primordiale et le Tchad doit me donner les moyens!!!
Quelle hallucination et quel culot de ce coopérant véreux qui parle avec emphase et suffisance, jusqu'à aller se substituer au Ministere de l'enseignement Supérieur! De tels dires promoteurs ne peuvent sortir que de la bouche d'un fieffé menteur ouest-africain qui prend les tchadiens pour des bourricots. Et les bourricots tchadiens, naïfs ou crédules, il en existe vraiment au Ministere de la Santé.
Alors, revenons aux ressources humaines de nos hôpitaux. Il y a trop peu de spécialistes dans toutes les disciplines médicales. La majorité de ces disciplines manquent souvent tout spécialiste. Les personnels médicaux sont insuffisants dans les grands hôpitaux de N'Djamena. Seuls les étudiants de la Facss font les gardes nocturnes des médecins. Sans ces étudiants, les hôpitaux Mère-Enfant et HGRN seront complètement débordés. Pourtant la faculté de Medecine de N'Djamena fut combattue par toute la sous-région et la France lors de sa création en 1989.
Il n'existe pas un schéma directif pour la formation de spécialistes. Les bourses de spécialisation s'octroient dans un népotisme et dans une gabegie sans mesure. Certains jeunes médecins obtiennent des bourses et les revendent alors que d'autres reconvertissent leurs salaires en bourses pour se spécialiser. Là encore, les vieux responsables du Ministres et quelques parvenus font obstruction et obstacle contre la bonne volonté de partir se spécialiser.
"les districts manquent des médecins, donc pas de permission pour la spécialisation... J'accorde du prix à ça!" pérore le très médiocre Secretaire d'Etat à la santé qui, par ailleurs, ne comprend rien de l'avenir du système de santé au Tchad. Celui-là aime les méthodes fortes noyées dans une ignorance absolue des choses.

En dépit des mensonges d'Abdon Goudjo, le Tchad n'a pas des CHU pour prétendre â la formation adéquate des spécialistes. La création des CHU est un impératif pour tout pays soucieux d'avoir de spécialistes en nombre suffisant. Mais hélas, au Tchad, les coopérants et autres pseudo-savants du système sanitaire tchadien s'opposent aux CHU, prétextant qu'il n'y a pas des agrégés pour diriger ces CHU. Pourtant le Tchad a les moyens de recruter pour un début quelques agrégés partout en Afrique.
Abdon Goudjo qui est lui-meme non agrégé, étant simple médecin de santé publique, peut-il prétendre former des agrégés au Tchad? Par quel bâton magique et par quelle expertise? Un certain Dr Ngolé, un congolais de Brazzaville, avait entravé l'élan de la FACSS du Tchad pendant 10 ans entre 1990 et 2000, en étant un conseiller occulte dans toutes les sauces, avant de repartir dans son pays, abandonnant la Facss dans son état de création. Pendant 10 ans ce Ngolé faisait le trafic de la viande entre Brazzaville et N'Djamena, avec sa couverture du conseiller chargé de la faculté de Medecine.
Le SG actuel du Ministere se love dans les bras de ce nébuleux sinon sulfureux personnage d'Abdon Goudjo pour retarder le Tchad dans la formation de futurs spécialistes qui font le parcours du combattant pour avoir l'autorisation d'aller se former.
Les jeunes médecins issus de la Facss ne veulent plus de la fonction publique tchadienne et se ruent tous vers les ONG où ils perçoivent un salaire décent et d'opportunités de formation.
Le Ministere est devenu un repaire de vieux fauves, en postes ou en reponsabilités tournantes depuis 15 ans, qui entravent toute possibilité de formation des jeunes médecins. En plus des intérêts étrangers se substituent à la mauvaise foie de ces responsables.
Aujourd'hui, en dehors de bourses de l'UNFPA pour la gynécologie au Bénin, toutes les autres bourses se marchandent au prix fort. L'on fait croire au Président de la République que la priorité sanitaire du Tchad se trouve dans la formation des gynécologues. Et les autres spécialités?
(suite à la prochaine)



A. H.
Expert en formations sanitaires
N'Djamena Tchad