Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

sommet-de.gif

Inquiétée par les investissements des asiatiques et américains en Afrique, notamment de la  Chine, la France, cloitrée par la crise, se réveille, les larmes aux yeux pour reconquérir les marchés africains.

Bendjihass...

 

Co-présidé par les présidents français Sarkozy et égyptien Hosni Moubarak, le sommet France- Afrique de Nice a vu la présence de 33 chefs d’Etats et de 5 chefs de Gouvernement. Sur les 53 pays africains, seuls le Madagascar, en pleine crise politique et le Zimbabwe dont le président Mugabe est en disgrâce internationale, sont absents. Par contre El Béchir, poursuivi par la justice internationale et Gbagbo, qui boycotte ce sommet depuis 2002, ont été représentés. Lors de ce sommet, pour la première fois, 80 entreprises françaises et 150 africaines sont présentes. Placé sous le thème du « partenariat rénové », le 25ème sommet France- Afrique s’articule sur : la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, le renforcement de la paix et de la sécurité et les questions de climat et de développement.  comme depuis quelques années, la France, hypocritement, se fait l’avocate de l’Afrique. De facto, elle cherche, des sommets à sommets, à gagner la confiance et sa  place dans les économies africaines. Parce que dans les échanges commerciaux de l’hexagone, la place de l’Afrique subsaharienne a chuté de 2 %, à contrario, dans les années 60 qui  affichaient 40 %. L’Afrique a trouvé d’autres partenaires soucieux de son devenir. Face à la concurrence de la Chine, du Brésil, du Japon et de l’Inde, les entreprises françaises perdent plus en plus de marchés et les politiques et économiques français s’affolent. Les discussions de Nice, en fait, s’inscrivent dans cet esprit de retour, à récupérer le terrain perdu. Peine perdue d’avance. Si en 2006 selon Sarkozy : « la France, économiquement, n’a pas besoin de l’Afrique », en 2010, en aucun cas, celle- ci ne peut « être  l’avenir de l’Europe » ou de la France. D’ailleurs cela est connu par tous depuis 1884, date du partage du continent noir à Berlin. L’Europe est ce qu’elle est grâce à l’Afrique des comptoirs. Quand la crise oblige, en France, le ridicule ne tue pas.

En une décennie, les chinois ont investi en Afrique ce que la France n’a pas pu investir depuis plus de 3 siècles. Le sommet de Nice, en effet, se présente comme une réaction française- seulement tardive- par rapport aux investissements massifs de l’empire du milieu. Est- ce par jalousie et intérêt que la France plaide pour son retour dans les marchés africains ? Certains diront que par les deux. En ce 3ème millénaire, comme l’a dit le président rwandais Kagamé, l’Afrique, actuellement, a besoin d’un partenariat équitable et non du paternalisme. C’est dur pour la France.

Lors de ce sommet, il a été aussi question de la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Comme l’a martelé le Président Denis Sassou Nguessou, au sein de l’ONU, l’Afrique ne peut continuer à « être la 5ème roue de la charrette ». L’Africain s’est réveillé et a comprit le rôle qu’il joue dans le monde. Sarkozy, même s’il a affirmé à Dakar en 2007 que l’homme africain n’est assez entré dans l’homme, s’est dit heureux que son pays soit à côté de l’Afrique pour qu’elle ait sa place. Mais il ne suffit aux mots de donner cette place à l’Afrique sans une lutte continuelle commune.

En marge de ce sommet, des sans – papiers africains ont manifesté pour se faire entendre. Mais comme c’est l’économique qui prédomine les débats, personne n’a pensé à eux.  Disons que le 25ème sommet a vu aussi la présence des putschistes dans la salle à côté des chefs d’Etats démocrates. C’est ce qu’a mécontenté le président Zuma de voir être assimilé ensemble avec les dictateurs et putschistes. Comme l’ont laisse entendre les organisations de droits de l’homme, « la relation France- Afrique ne doit pas se limiter à la défense d’intérêts économiques mais doit contribuer à la promotion de la démocratie » ou à former des militaires africains. Une fois de plus, pour la France, la démocratie, c’est d’abord les intérêts en empêchant les investissements chinois. pour leur développement les Etats africians ont besoin des idées et des hommes intègres