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Publié par Mak

SOMMET CITOYEN- EURO –AFRICAIN POUR LA LIBRE CIRCULATION

                                           DAKAR – SENEGAL

         DU 21 NOVEMBRE 2011. CENTRE AHMADOU MALICK GAYE.

 

 

 

EXTRAITS DES RECOMMANDATIONS FINALES

 

Nous, acteurs de la société civile du Sud et du Nord, réunis ce 21 novembre 2011 à Dakar, en marge de la 3eme conférence Interministérielle euro- africaine, avons tenu  une rencontre citoyenne sur la liberté de circulation  , réunissant des  représentants de plus de 15 pays.

 

Forts des recommandations émises  lors du 1er  et  du 2eme Contre Sommet de 2006 au Maroc et de 2008 à Paris, nous réaffirmons  fortement certains principes fondamentaux:

La migration est un phénomène naturel et la mobilité humaine un facteur de  développement, une expression de liberté et d’accomplissement de l’homme, et d’ailleurs de nombreux  accords et conventions sont venus confirmer et  garantir  cette liberté de circulation.

Le développement est un droit fondamental défini par les Nations Unis (déclaration de 1986) et L’Aide publique au développement doit  permettre d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le Développement qui tend à promouvoir un développement  durable.

 

Nous exigeons :

 

L’application et le respect :

-      De l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui prône le droit de « quitter tout pays, y compris le sien, et revenir dans son pays »

-      De l’article 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui stipule le droit universel à   circuler   librement

-      De la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples

Des protocoles régionaux tels que le protocole de la CEDEAO, de la CEMAC,  portant sur la libre circulation.  A l’heure des révolutions dans le monde arabe, l’Union européenne doit soutenir les efforts  de démocratisation et revoir sa politique de coopération avec  les pays de la Méditerranée et les pays du sud  à travers des relations basées  sur  des principes de solidarités, d’équité et d’égalité.

 

Nous réaffirmons que le migrant doit être au cœur des politiques de développement et doit être considéré par tous comme acteur clef dont les apports et initiatives doivent être valorisées à tous les niveaux.

 

Nous recommandons aux Etats africains de :

             

            - Créer un cadre de concertation intra- africain qui soit en mesure  de proposer des politiques migratoires respectueuses des droits fondamentaux  des citoyens en impliquant les organisations de la société civile et communautaires, ainsi que les associations des  migrants ;

             

            - Mettre en  place des politiques de développement endogènes qui prennent en compte les besoins des populations et  prévoient des mécanismes de gestion transparente et efficace  de l’Aide publique au développement ;

             

            - Valoriser l’apport des migrants dans le financement du développement local tout en facilitant les transferts  de fonds vers le pays  d’origine;

 

Nous  appelons également à:

 

-         l’Application des conventions régionales et internationales telle que la Convention  relative à la protection  des droits des travailleurs migrants et de leurs familles ;

 

-         l’Annulation des accords de réadmission et l’arrêt des  politiques de contrôle des migrations en Afrique qui  sont en contradiction avec le Protocole de libre circulation de la  CEDEAO, de la CEMAC, de l’Union Maghreb arabe  ou des accords bilatéraux ;

 

-         Une meilleure  protection des  ressortissants  africains partout où ils se trouvent et quelque soit leur statut administratif, en ayant une attention particulière pour les femmes et les enfants ;

Une attention particulière pour les personnes qui ont subi un  rapatriement ou une expulsion. Qu’une part leur soit réservée dans les fonds de compensation versés aux Etats du Sud dans le cadre des financements de projets de réinsertion.

 

   Des Etats européens, Nous exigeons :

 

-          La mise en place d’espaces de dialogue véritablement sincères et équilibrés avec les pays du Sud.  

-         L’annulation inconditionnelle de la dette des pays pauvres ;

 

-         La suppression des conditionnalités de l’APD et la fin de l’utilisation de l’APD à des fins de   gestion des flux migratoires ;

 

-         L’arrêt de la militarisation des frontières et la fermeture des agences de Frontex dans le monde 

 

-          La signature de la Convention internationale sur la protection des Droits des travailleurs migrants et de leurs familles ainsi que tous les autres instruments juridiques internationaux de même nature ;

 

-         La régularisation de tous les migrants sans papiers ;

 

-          La protection des demandeurs d’asile et réfugiés en respect du droit international 

 

-         La définition de politiques d’accueil plus tolérantes pour les migrants dans les pays d’accueil

 

-          L’ouverture  des crédits  de l’APD aux populations de base (pêcheurs, paysans) ;

 

-          L’abaissement  des frais de visa et  le remboursement en cas de refus de visa, qui doivent par ailleurs être systématiquement justifiés.

 

-          Un traitement humain aux demandeurs de visa par les ambassades Européennes dans les pays du Sud.

 

DAKAR LE 21 NOVEMBRE 2011