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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Sinatou Saka, vous êtes l'une des journalistes qui ont couvert de leurs reportages la 7e édition des jeux de la Francophonie qui se sont déroulés à Nice en France. Vous l'aviez fait en grande partie pour le compte de Mondoblog de Radio France Internationale(RFI).Nous nous sommes régalés de vos articles bien pointus, clairs et limpides comme une eau béninoise. Et ce sont ces raisons valables qui nous ont poussés une fois de plus à se rapprocher vers vous.


1-Sinatou Saka, vous nous annoncez que vous êtes en train d’étudier en ce moment les Sciences de l’information et de la Communication en second cycle. Comment ce rêve est-il devenu une réalité ?

Sinatou Saka : Ce fût un processus très long, mais naturellement tout part de la volonté de faire quelque chose. Ensuite, on se donne les moyens pour y arriver. Dans ma démarche, il n’y a rien eu de particulier à part beaucoup de chance, car j’ai suivi le parcours ou le processus de tout étudiant étranger qui souhaite venir étudier en France. Tout ce qu’il faut, c’est le niveau et la compétence.

2-Est-ce que cela veut dire que vous dites au revoir à vos lecteurs de Mondoblog ?

S.S : Non, pas du tout ! Comme je l’ai souligné dans mon article transition, il s’agit d’une nouvelle étape de ma vie. Une chose est sûre, je serais beaucoup plus occupée et aussi bien les enjeux que les défis sont grands et multiples. Alors, indéniablement, la fréquence de mes articles en prendra un coup, mais je ferais du mieux pour toujours être présente sur Mondoblog même si c’est dans un tout autre domaine.

3-Pour revenir en arrière, Sinatou Saka, pourriez-vous nous dire exactement ce que vous attendez par Mondoblog ?

S.S : Mondoblog, c’est un excellent projet dont le but est de réunir plusieurs blogueurs francophones talentueux sur une même plateforme et de les aider à partager l’information plus efficacement. Maintenant, pour moi, c’est d’abord une aventure humaine hyper motivante et un très bon tremplin pour d’autres projets.

4-Quand et comment avez-vous été sélectionné par la Radio France internationale (RFI) pour être membre de mondoblog ?

S.S :C’était en septembre 2012 suite à un concours que l’Atelier des Médias de RFI avait lancé pour sélectionner de nouveaux blogueurs. J’ai donc été sélectionné parmi les 150 premiers et après 6 mois parmi les 30 pépites.

5-D' après vous, pourquoi les responsables de RFI vous ont demandé de couvrir de vos reportages écrits la 7e édition de jeux de la Francophonie, en sachant qu’ils possèdent déjà des grands journalistes ?

S.S : Déjà, il faut dire que je représentais surtout la plateforme Mondoblog de RFI. J’étais aux jeux de la francophonie beaucoup plus en tant que blogueuse que journaliste. La belle preuve, il y avait pleins d’autres journalistes titulaires de RFI sur les lieux.

6-Pendant ces jeux de la francophonie, qu’est-ce qui a été le plus importante pour vous en tant que journaliste africaine ?

S.S : J’ai vraiment beaucoup apprécié le brassage des cultures aux jeux de la francophonie. C’est un sujet qui m’a vraiment beaucoup intrigué et passionné. En outre, l’autre moment fort pour moi fût mes rencontres avec deux personnalités importantes du monde : Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF et Clément Duhaime : Administrateur de l’OIF.

7-Avez-vous rencontré des difficultés majeures ?

S.S : Non, pas vraiment ! Rien n’est parfait dans cette vie alors je dirais rien de vraiment important n’a constitué un obstacle pour moi.

 8-Sinatou Saka, quel est le caractère important de ces jeux de la francophonie ?

S.S :A mon avis, je pense que c’est la convivialité et le partage entre les peuples en général et surtout les peuples en développement. Car ceux-ci n’ont pas toujours les moyens pour participer aux grandes compétitions alors c’est une très belle occasion pour eux de s’exprimer et de se valoriser.

9-Nous savons que le Bénin, votre pays d'origine a participé également à ces grands jeux francophones. Mais, pourriez-vous nous dire quel a été le niveau de sa participation ?

S.S : Les Béninois étaient présents dans plusieurs disciplines telles que l’Athlétisme, la danse, l’art de la rue, la lutte et autres. A la fin, nous n’avons eu que deux médailles : l’argent en lutte africaine femme et le bronze en handi- athlétisme.

10-Etiez-vous satisfaite de la participation des représentants de votre cher pays le Bénin ? Sinon, le pourquoi ?

 S.S : Que voulez-vous que je vous dise, dans les compétitions sportives et culturelles de ce type, le plus important est de participer. La prochaine fois, on fera mieux.

11-Quel est le pays africain qui n'a pas donné du meilleur de lui-même à ces jeux? Et quelles sont les difficultés rencontrées ?

S.S : Je ne peux pas dire qu’une équipe n’a pas donné son maximum. Je pense qu’ils se sont tous donnés à fond même si les résultats sont catastrophiques par endroit. Par ailleurs, ils se sont dits plutôt satisfaits de l’organisation de ces jeux. Je ne sais pas si certains cas rares ont rencontré des difficultés particulières. Je n’ai pas rencontré tout le monde.

12-L’Afrique centrale a été certainement représentée par le Tchad, le Cameroun, la République Démocratique du Congo, la République du Congo de Brazzaville, la Guinée Équatoriale, la République centrafricaine, le Burundi. Leurs représentants ont-ils été efficaces par rapport à ceux d'Afrique de l'Ouest ?

 S.S : Les performances ont été plutôt bonnes dans l’ensemble pour tout le monde. Je n’ai pas suivi des pays en particulier de très près, mais pour avoir en détail les résultats de ces jeux, je vous invite à visiter le site internet des jeux de la francophonie.

13-Nous vous avons vu dans une photo avec le secrétaire général de la Francophonie, le Sénégalais Abdou Diouf. En quoi représente une telle prise de vue pour vous ?

S.S : C’est un grand honneur pour moi, un engagement personnel aussi et surtout une sorte de pression supplémentaire dans l’atteinte de mes objectifs.

14-Ces jeux ont-ils été l'occasion pour tous les participants d'évoqués les difficultés de la démocratie, de l’injustice et de la mauvaise gouvernance en Afrique ?

S.S : Non, je ne crois pas que c’était le lieu de parler de ces questions-là. Par contre, la parole a été donnée aux jeunes francophones afin qu’ils s’expriment sur leurs priorités dans le monde aujourd’hui.

15-Le niveau des ambassadeurs de la France, pays organisateur de ces jeux a-t-il été plus élevé que celui des autres représentants ? Si oui, pourriez-vous nous dire comment l'aviez-vous ressenti ?

S.S : Les Français ont été vraiment excellents au cours de ces jeux. Les différents représentants ont réellement travaillé et personnellement, j’ai beaucoup apprécié leurs tableaux. C’était un plaisir pour les yeux comme on dit. Au final, ils sont venus premiers au tableau des scores avec 58 médailles.

16-Parmi les articles que vous avez écrits, quel est celui qui vous a le plus plu ?

S.S : Je n’ai pas apprécié un article plutôt qu’un autre, mais je dois avouer que j’ai pris du plaisir à rédiger le papier sur la littérature.

17-Lors de ces jeux de la Francophonie nous vous avons vu publié sur votre Facebook et sur le site de Mondoblog des photos d'une photographe béninoise. Pourquoi ses images vous ont-elles particulièrement attirées?

S.S : Cette jeune photographe talentueuse ressort une réalité préoccupante de notre quotidien béninois sur son œuvre : l’inondation. Pour moi, c’était une très bonne idée de sa part, car déjà c’est courageux, mais il faut aussi qu’on arrête de se voiler la face sur nos problèmes. Pour permettre d’une part à des personnes étrangères d’être au courant de ce que l’on vit et à long terme susciter l’intérêt pour des solutions.

18-Nous avons lu la lettre d'une Ivoirienne qui disait qu'elle ne va  plus rentrée chez elle en Côte d'Ivoire son pays natal à cause de sa famille pauvre, est-elle une réalité ou bien c'était juste une blague ?

S.S : Personnellement, je n’y crois pas trop à la crédibilité de cette lettre. Je ne peux donc pas me prononcer là-dessus. Cependant, je pense que dans la vie, on fait tous des choix qu’il faut assumer.

19-Sinatou Saka, que nous diriez-vous en quelques mots de la ville de Nice avez-vous ressenti des comportements racistes ?

S.S : Alors là pas du tout. Nice est une ville magnifique, chaleureuse avec des habitants accueillants et souriants.

20-Quel a été votre dernier commentaire de ces jeux de la Francophonie ?

S.S: Expérience enrichissante que je renouvèlerais sans hésiter !

 

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