Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

                                                    7f3dcdeaeb0930bc3341d798159d2273    

                                  Coalition patriotique Booloo taxawu Askan wi

                                    Communiqué de presse


Réunie ce lundi 21 octobre 2013, la conference des leaders de la Coalition patriotique Booloo taxawu Askan wi a examiné l'invitation que certains de ses membres ont  reçue  du ministre de l'intérieur ce week-end  pour une rencontre avec le Président de la République  mardi 22 octobre 2013 à 16h.

Nous tenons à porter à l'attention de l'opinion publique les clarifications  suivantes :

Premièrement : Dans notre entendement, si le Président Macky Sall veut rencontrer les partis de l'Opposition, il doit leur adresser en tant qu'institution, une correspondance à cet effet dûment signée de sa main. Il n'appartient pas à un ministre fût-il celui de l'Intérieur qui assure leur tutelle, de convoquer les partis politiques chez le Président de la République. Nous sommes d'autant plus fondés à nous étonner de cette démarche que, depuis son installation, le Président Sall n'a jamais rencontré l'Opposition en dépit des difficultés nombreuses et sérieuses que le pays a traversées et traverse encore.

Deuxièmement : l'importance capitale que revêt la question de la décentralisation nous amène à nous interroger sur le caractère précipité de l'initiative. En effet, comment peut-on convier des leaders politiques autour de cet important sujet en trois (3) jours d'intervalle seulement ?

Troisièmement :  Nous avons relevé qu'aucun document n'accompagne la lettre du ministre de l'intérieur pour permettre aux partis de s'imprégner de la position du gouvernement sur la décentralisation.

A ces manquements graves s'ajoute le fait que nous ne saurions accepter un agenda unilatéral que le pouvoir imposerait sous le vocable de dialogue avec l'Opposition tant il est vrai que nous avons aussi  nos préoccupations qui sont, entre autres, celles liées aux libertés publiques et à l'état de droit sérieusement malmenés dans notre pays.

Comment peut-on comprendre qu'avec les lourds contentieux qui divisent le pouvoir et son opposition depuis que le Président Sall a pris fonction il y a bientôt vingt mois, l'on puisse, subitement, mettre tout cela aux oubliettes pour venir s'asseoir autour de la table  comme  si de rien n'était, et faire semblant de se concerter sur des sujets pour lesquels toutes les décisions sont déjà arrêtées.

Nous observons d'ailleurs que le régime actuel n'a aucun souci de la culture du consensus qui a toujours prévalu au sein de la classe politique depuis 1992, à l'époque du President DIOUF et du parti socialiste, sur toutes les questions liées aux élections  et aux réformes majeures à apporter au système de gouvernance.

Aujoird'hui, de nombreux responsables de partis membres de notre coalition croupissent en prison pour des motifs tout à fait fallacieux puisque depuis des mois aucune preuve de ce qui leur est reproché n'a pu être apportée tandis que d'autres sont harcelés et pourchassés nuit et jour. Un odieux chantage est exercé sur leur personne pour les empêcher de s'opposer. Pendant ce temps, des personnes pourtant épinglées en bonne et due forme par les corps de contrôle sont protégées et mises hors de portée sinon propulsées parce qu'elles ont simplement décidé de retourner leur veste en se rangeant du côté des vainqueurs.

Nous savons également que le code électoral et le système électoral en général doivent faire l'objet de toilettage après toutes ces élections passées  alors que le gouvernement n'en parle pas. La liste n'est pas exhaustive.

En conclusion, notre conviction est faite que Macky Sall ne semble  pas encore prêt à dialoguer avec  l'Opposition. Nous en prenons acte et poursuivrons la lutte légitime que nous menons jusqu'à ce qu'il accepte d'ouvrir un vrai dialogue franc et inclusif qui seul, est à même de libérer les énergies du pays qui sont en dormance depuis si longtemps et dont les conséquences sur l'économie sont vécues par tous et partout.

Il reste entendu que nous ne serons engagés par aucune décision émanant de prétendus échanges qui n'ont pour objet que de servir de faire valoir.

Enfin, nous réitérons notre position de principe concernant le respect scrupuleux du calendrier républicain.

Nous convions la presse à une rencontre  demain mardi 22 octobre à 16h à la permanence du PDS sur la VDN.



Dakar le 21 octobre 2013
La Conférence des leaders