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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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DECLARATION A LA CONFERENCE DE PRESSE N°1 A DAKAR (SENEGAL)

 

 

 

L’histoire du Tchad se confond à celle de sa population, faite de controverse, de suspicion, de trahison et, d’incompréhension soient par absence de sens du devoir et de conscience nationale, soit par absence d’harmonie lesquels sont minés par ses formes d’organisations politiques, sociales et, sa diversité culturelle. Sa mosaïque ethnique et sa pluralité culturelle qui doivent d’être des éléments d’intégrations pour la construction de l’Etat-nation dans lequel les hommes éprouvent de respect les uns envers les autres sont détournées pour fomenter des conflits ou d’affrontements intertribaux, interethniques, interconfessionnels, Nord-Sud et/ou militaro-civiles pour causer de retard économique, social, le déficit de culturel de démocratie politique. Nul n’est besoin de dire qu’après 50 ans d’indépendance, les tchadiens brillent par l’incohérence d’un système étatique qui fait apparaitre le Tchad à certains moments comme un royaume ou une protonation dont le leadership des dirigeants dénote le manque de conviction réelle de la bonne destinée du pays, de sens du devoir et de la responsabilité, du respect de la chose publique et de la dignité humaine. A ce jour, le Tchad tarde toujours à trouver un modèle de développement adéquat, sombre par absence d’une idéologie novatrice et d’une vision politique capable de stabiliser le front social, de favoriser la cohésion sociale et la coexistence pacifique, d’inculquer à sa population une culture démocratique et de garantir les droits et devoirs ainsi que les libertés de ses citoyens.

 

Depuis son ascension à l’indépendance, en 1960, le Tchad a connu des tumultes politiques et militaires, des décombres civils, 5 présidents de la république dont l’ascension au pouvoir des 4 derniers s’est opérée douloureusement dans des conditions similaires par de coups de force d’une rébellion armée et d’un coup d’Etat militaire. En Décembre 1990, à la faveur des bouleversements dans l’équilibre géostratégique mondial et, d’un appel pressant pour la démocratie en Afrique, Idriss Deby alors Colonel de l’armée entré en rébellion 18 mois auparavant s’empare du pouvoir et, devient président de la république. Depuis 20 ans, il s’est efforcé par des élections frauduleuses et non transparentes; par des tripatouillages des textes de lois et de la constitution de la république pour se légitimer et se maintenir au pouvoir. Le diagnostic de 2 décennies de marasme de démocratie plurielle relève que la situation politique, économique, sociale et, culturelle n’est guerre luisante. Les citoyens rencontrent des difficultés à tout bout de chemin, partout, dans les institutions de la République, dans l’administration publique et privée, dans les différents corps de l’armée et des forces de sécurité, dans les villes et les villages. Des crises, on en dénombre autant, à toute initiative, à toute libre entreprise, de la démocratie politique multipartite et, des obstacles aux libertés publiques parce que Idriss Deby Itno refuse l’autonomie des jeunes et des femmes et, entretient la compromission citoyenne, le culte de personnalité, le clientélisme, la concussion, la corruption, le népotisme. Les droits fondamentaux des citoyens à savoir le droit à l’éducation, à la santé, à l’alimentation et à la nutrition, au logement décent, à l’emploi sont relégués au second rang de l’armement et de la militarisation du pays aux mépris des grands principes moraux universels et du réalisme biopolitique. La cherté de la vie, l’inflation monétaire et, la non maitrise des envolés des prix des produits de premières nécessités creusent de plus en plus d’écarts considérables entre les nantis du pouvoir et la grande masse de laisser pourcompte. Une certaine partie de l’opposition démocratique politique triche avec le pouvoir au lieu de jouer son véritable rôle de contre-pouvoir. La société civile combattue dans ses propres rangs par des membres au service du pouvoir est menacée d’indiscipline et, obligée de fractionner son champ d’action aux dimensions festives. La population abusée et trompée par des promesses mirobolantes, droguée par des fausses doctrines, piégée et corrompue, se refuge derrière une vision  unique et manéquienne dans l’ignorance et l’obscurantisme face aux aléas qui menacent son existence, sa citoyenneté et, sa liberté.

 

La république du Tchad est menacée de paganisme religieux et culturel, de prolifération des sectes occultes, de tendance monarchisante et liberticide, d’une dictature insidieuse et criminelle, de problème d’éthique, des comportements antisociaux et inhumains et, de périls « rouges ». Les pratiques mafieuses et indignes du régime de Deby entretenues par les ténors du pouvoir et les satrapes sont révélées au grand jour aux yeux d’une opinion lucide et avertie. Elles sont souvent accompagnées d’intimidations, des menaces, des persécutions, des séquestrations, des assassinats contre tous ceux qui s’obstinent à s’opposer par l’exercice de la bonne gouvernance, de la démocratie politique, de développement à visage humain dont le respect de la dignité. C’est ainsi mon cas et, le fort prix que je suis entrain de payer pour s’être courageusement opposé au régime du Président Idriss Deby Itno, refuser la concussion, la compromission et, exiger que le changement et le principe de l’alternance au pouvoir soient restaurés dans la constitution de la république et respectés, tous ceux-ci aux périls de ma vie, ma famille, mes concitoyens, mes amis et, mes sympathisants. 

 

La création de la Convergence Démocratique pour le Changement/Parti de la Renaissance, (CDC/PR) est une réponse aux problèmes et aux maux dont souffrent les tchadiens. La CDC/PR est un parti de droite. Elle porte les idéaux novateurs et une forte vision politique dont celle du changement et de l’alternance au pouvoir qu’aspire le peuple. Elle prône une politique de rupture. Les idéaux politiques novateurs de la CDC/PR se retrouvent dans la raison et la logique de son combat, les justifications des causes des maux, un avenir prometteur, l’affirmation de la citoyenneté, la responsabilité, l’autonomie des jeunes et des femmes, le respect des droits humains, le réalisme biopolitique. La CDC/PR s’oriente sur une politique et/ou un modèle de développement économique efficace qui passe par une gestion rationnelle et maitrisée des ressources et de partenariat qui ne trahit ou n’expose pas les intérêts de chaque partie pour la prospérité du pays et le bien être des citoyens.

 

Un appel est lancé aux concitoyens, sympathisants, amis et, démocrates à manifester un élan de soutien et de solidarité pour la CDC/PR et l’opposition tchadienne en exil et au Tchad dans le combat pour l’instauration d’un Etat démocratique, de droit, de justice, moderne et développé.

 

Je vous remercie

 

Jean-Didier Nandiguim Kamnadji, ancien consultant international, Président de la CDC/PR, exil Sénégal,   email : jdkamnadjihotmail.com Tel :+221 77 527 4595