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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Paul-Nsapu_0.jpg

 

                                                 M. Paul Nsapu, secrétaire général de la FIDH,

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

 

 

Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (RADDHO)
Ligue sénégalaise des droits de l'Homme (LSDH)
Organisation nationale des droits de l'Homme (ONDH)

Communiqué de presse

Sénégal : Le secrétaire général de la FIDH contraint de signer une déclaration pour sortir du territoire

Dakar, Paris, Nairobi, le 29 octobre 2011 – La FIDH et ses organisations membres et partenaires au Sénégal s'indignent de l'obligation faite à M. Paul Nsapu, secrétaire général de la FIDH, de signer une déclaration de sortie du territoire sous peine de lui confisquer son passeport et l'empêcher de quitter le territoire sénégalais.

Le 28 octobre 2011 vers 21h, alors qu'il se trouvait dans l'avion de retour après avoir été refoulé du Sénégal, M. Paul Nsapu, secrétaire général de la FIDH, s'est vu confisqué son passeport par des éléments de la Police de l'air et des frontières sénégalaise. Ces derniers ont conditionné la remise de son passeport et son départ du territoire sénégalais, à la signature, sous la contrainte, d'un document.

La FIDH et ses organisations membres dénoncent une mesure arbitraire et visant uniquement à couvrir une attitude regrettable des autorités. Il est tout à fait probable que les autorités sénégalaises produisent dans les prochaines heures ce document, arraché par un odieux chantage, comme preuve de la pseudo-illégalité de M. Nsapu. M. Paul Nsapu s'est présenté le 27 octobre 2011, en tant que secrétaire général de la FIDH à l'aéroport de Dakar. On lui a refusé l'entrée au Sénégal alors que selon la procédure en vigueur, la FIDH avait adressé, le 24 octobre 2011, un courrier au ministre de l'intérieur, M. Ousmane Ngom, afin de l'informer de la tenue de la conférence de presse de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme à laquelle M. Naspu devait participer. La lettre a bien été reçue sous le numéro d'enregistrement 21424 du Cabinet du Ministre de l'intérieur, contredisant de facto la version des autorités sénégalaises.

« Il est regrettable que les autorités, pour ne pas perdre la face, s'engagent sur le chemin tortueux de la manipulation » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. « Ce chantage au passeport pour faire signer un document incriminant est inacceptable et indigne d'un grand pays comme le Sénégal » a-t-elle ajoutée.

Rappel des faits : (voir notamment le communiqué de la FIDH du 28 octobre « Rétention du Secrétaire général de la FIDH à l'aéroport de Dakar : illustration supplémentaire d'une démocratie en danger » http://www.fidh.org/Retention-du-Secretaire-general-de)

Le 27 octobre 2011, les autorité sénégalaises avaient bloquées l'entrée sur le territoire national à M. Paul Nsapu, Secrétaire général de la FIDH, lors de son arrivée à l'aéroport Léopold Sendar Sengor de Dakar et l'avaient maintenu en rétention au commissariat de la Police de l'air et des frontières. Cette rétention visait manifestement à empêcher M. Paul Nsapu de participer à la conférence de presse de présentation du 14ème Rapport Annuel de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme  portant justement sur la situation des défenseurs dans le monde, qui s'est tout de même tenue, en son absence, à Dakar le 28 octobre.

La douane sénégalaise retient par ailleurs depuis le 19 octobre, des exemplaires en français du dernier Rapport Annuel de l'Observatoire qui avaient été envoyés à Dakar pour la conférence de presse de lancement mondial de ce rapport sur la situation des défenseurs [voir http://www.fidh.org/L-obstination-du-temoignage,10781]. Selon les informations reçues, la Direction de la surveillance du territoire (DST) conditionne le dédouanement à la vérification du chapitre sur la situation des défenseurs au Sénégal. Tout problème douanier est d'ailleurs exclu, puisque les ouvrages, qui ne sont pas vendus, ne sont pas soumis à une quelconque taxation douanière au Sénégal. La rétention de ces rapports est assimilable à une censure déguisée que nos organisations condamne.

Contacts presse : A Dakar : Assane Dioma Ndaye : +221 77 63 87 913 (français)
                            Au Sénégal : Sidiki KABA : +33 6 48 05 92 23 (français)
            A Paris : Florent GEEL : +33 6 48 05 92 23 (Français, anglais, espagnol)
              A Nairobi : Marceau SIVIEUDE : +254 73 62 47 503 (Français, anglais)