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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Le Collectif des Organisations de la Société Civile réuni le 5 Septembre 2011 à son siège à Enda Graf Sahel a examiné l’évolution du processus électoral au Sénégal.

 

Après s’être félicité du travail constructif du Comité de Veille et de Suivi des recommandations de l’audit du fichier électoral, le Collectif réitère sa satisfaction pour l’apport conséquent et le rôle de régulation jouée par ses représentants au sein dudit Comité.

 

En examinant le point relatif à la caution exigée pour les candidatures aux élections présidentielles, il tient à marquer son désaccord total sur le montant fixé par le gouvernement. La caution qui s’élevait à 25 millions lors de l’élection présidentielle de 2007, vient d’être portée à 65 millions. Cette augmentation traduit selon lui, un recul démocratique  et ne peut en aucune façon être justifiée par les arguments avancés par l’autorité.

 

Un tour d’horizon dans les pays de la sous région le conforte dans son intime conviction de la faiblesse des justifications avancées. Aucun pays de la sous région n’atteint ce niveau exorbitant de caution. Le chiffre savamment distillée par certains selon laquelle elle s’élèverait à 100 million au Bénin est totalement fantaisiste. Le montant de la caution au Bénin est de15 Millions de Francs CFA.

 

Il entre certes dans les prérogatives de l’autorité chargée des élections de fixer la caution, mais elle n’a pas le droit de priver les sénégalais qui le désirent de concourir aux suffrages de leurs concitoyens. Le premier niveau du choix des candidats aux élections présidentielles ne peut avoir comme fondement des bases pécuniaires. Le montant de la caution arrêté est une manière d’instituer un suffrage censitaire contraire aux valeurs et idéaux démocratiques auxquelles notre pays a toujours réaffirmé son attachement.

 

En conséquence le Collectif des OSC dénonce avec force cette décision qui ne repose sur aucun fondement démocratique et relève d’une violation des droits humains et des valeurs sociologiques du Sénégal, et demande à l’autorité de reconsidérer sa décision pour un processus électoral apaisé, juste et équitable.  

 

Abordant la question du découpage administratif, le Collectif déplore et condamne avec force la décision prise par le gouvernement qui a abouti à l’installation de délégations spéciales en lieu et place des Présidents de communautés rurales démocratiques élus, traduisant manifestement un détournement inadmissible de la volonté populaire.

 

Sur la question de la candidature controversée du Président Wade à un troisième mandat, le Collectif exhorte le Président à retirer sa candidature considérée comme inconstitutionnelle et invalide par l’écrasante majorité des constitutionnalistes du Sénégal pour préserver la paix et la stabilité du Sénégal et éviter que le pays ne sombre dans le chaos.

 

Enfin réaffirme avec force son soutien et son appui  au Président de la RADDHO Alioune Tine face aux tentatives de diabolisation et de stigmatisation dont il est l’objet par des groupuscules politiques.   

 

Fait à Dakar, le 06 septembre 2011