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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

5.gifA N’djaména, la célébration du 8 Mars  est semblable plus à un bal de fin d’année où au son  de la musique, les femmes se jouissent, une fois dans l’An. 

8 Mars 1910 – 8 Mars 2010, il fait un siècle que le premier mouvement féminin luttant pour le droit de la Femme fut lancé à Copenhague. Conformément à cette date, les femmes tchadiennes, depuis l’avènement de la « démocratie » célèbrent au début de ce mois la SENAFET. Pour ce centenaire, le thème mondial est : « Droits égaux, Opportunités égales : Progrès pour Tous ».  

Au Tchad, depuis quelques années, la SENAFET est devenue une réalité, célébrée avec faste. Durant une semaine, des manifestations sont organisées à N’djaména et  dans certains coins du pays. Elle apparait, de facto, comme la tribune où les femmes au matin du 8 Mars à la place de l’Indépendance font entendre leur voix : les femmes recommandent et défilent pour clôturer leur journée.

La journée du 8 Mars, à N’djaména est semblable à un jour férié. Ce jour- là  certaines écoles suspendent les cours pour une journée afin de permettre aux écolières et lycéennes de participer à la marche ou défilé, l’administration tourne au ralenti. Tout vibre au rythme de la SENAFET : les maquis et bars font des bonnes affaires. Comme lors de cette journée, les classes sont fermées, certains profitent organiser des manifestations culturelles ou soirées dansantes dans les hôtels et lieux chics de la Capitales. A N’djaména, ces dernières années, la  semaine de la Femme ressemble plus à une détente qu’une journée de réflexion. Voilà pourquoi au Tchad, le Gouvernement organise des SENAFET sans importance. Aussi, celles-ci se préoccupent purement des instruites ou évoluées excluant les femmes rurales. Or la SENAFET est une  semaine de réflexion, d’échanges et débats pour conscientiser et responsabiliser la femme et citoyenne Tchadienne. Mais quand les organisatrices esquivent certaines questions sensibles, toute SENAFET se vide de son sens. Le constat est triste  quand vous interrogez une femme ou écolière sur le thème de leur semaine. Même certaines bureaucrates, à la question, babillent. Quelle ironie du sort           ! En fait, la Femme Tchadienne demeure davantage ignorante quelque soit son quotient intellectuel. De même lors de cette journée, les femmes et filles n’djaménoises, comme étant dans leur 31, s’exposent plus et défilent pour la First Lady qu’elles commémorent.            

Avec la démocratie, le leadership féminin s’avère comme une nécessité. Il doit être le porte flambeau de la cause  féminine sans distinctions religieuse et politique. Tout fois ne rêvons pas d’une tchadienne à l’image d’Ang Suu Kyi, de Shirin Ebadi ou de Wangari Maathai. Admettons que le manque de leadership féminin est à la base de tout. Parce que les évoluées préfèrent plus s’occuper de leur corps en faisant plaisir aux hommes que  de plaider et secourir leurs sœurs, abandonnées tristement à la nature. De plus avec la cherté de vie et avec la crise du bois qui est un véritable crève-cœur pour elle, la femme tchadienne galère dans son quotidien.  «  Le désir d’émanciper la femme tchadienne » du Président de la République est plus qu’une poudre aux yeux. Ce qui prime, c’est de rendre la Femme Tchadienne heureuse et fière de ses fils. Par ailleurs sans ignorer, c’est sur elle que repose la structure familiale. C’est elle, de plus, qui se lève tôt et qui dort tard. Au Tchad, la femme est tout mais jamais n’est un être, vraiment l’homme tchadien est ingrat. L’émancipation de la femme n’est en aucun cas liberté et égalité mais plutôt responsabilisation et considération. Certes, elle est issue de la côte gauche de l’homme mais n’est spirituellement et intellectuellement inférieure à l’homme. Dieu, l’Islam  l’a doté de tout mais comme par nature l’homme tchadien est avide et autoritaire, elle demeure moins qu’un second citoyen.

Réfléchir et éduquer la femme, c’est changer, améliorer le social du tchadien, car  n’a-t-on pas dit qu’éduquer une femme, c’est éduquer la société. Si vraiment « al oumou madarassatoun », songeons plus à elle. Que nos sœurs, épouses et mères débattent de leur sort que de partager des pots lors du 8 Mars,  afin qu’elles soient au rendez- vous pour  la décennie 2010- 2012  placée par L’Union Africaine sous le slogan « la décennie de la femme africaine » en vue d’évaluer les programmes d’amélioration de ses conditions et de son intégration dans le processus économique et de développement.

DHA…/