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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

NGUEBMKAI

Dans leur  rapprochement  politique et diplomatique, Idriss Deby du Tchad et Oumar Hassane El-béchir, du Soudan, soucieux de préserver leurs  pouvoirs respectifs, confirment à l’opinion publique nationale qu’internationale leur volonté commune de neutraliser les mouvements d’opposition armée qu’ils entretiennent et représentent des menaces pour la stabilité de leurs régimes militaires décriés de par et d’autres par des populations qui hurlent.

En effet, après l’expulsion dés  l’ aéroport de Ndjaména par les autorités tchadiennes, il y a deux mois, de Khalil Ibrahim, chef rebelle soudanais du Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE), il est tout de même attendu par tous les observateurs initiés et éclairés de l’évolution de la situation qui prévaut dans la sous-région, que le pouvoir de Khartoum, appliquerait sans nul doute la même mesure de réciprocité contre les responsables politiques et militaires de la rébellion tchadienne se trouvant sur son sol.

Ce mardi du 20 juillet, les rumeurs qui circulaient depuis quelques jours, sont confirmées par la déportation de Khartoum vers Doha au Qatar, de  quatre chefs rebelles tchadiens, éloignés et coupés de leurs bases respectives pour satisfaire à Ndjaména.

Ce processus est l’aboutissement d’un cycle logique d’incohérences totales entre les leaders de la rébellion tchadienne, qui, disent poursuivre officiellement le même but de changer le régime d’Idriss Deby, mais au fond d’eux-mêmes,  nourrissent des ambitions personnelles pour l’accession au pouvoir sans y penser changer les choses de grandeur nature afin de répondre aux attentes des Tchadiens excédés par les règnes des régimes à connotation clanique.

A la différence d’El-béchir, Idriss Deby a su troquer,  chère l’expulsion de Khalil Ibrahim, seul contre quatre responsables de la rébellion tchadienne désormais anéantie et  dévaluée.  

Mais le problème est que la solution ne peut être pérenne à long, court et moyen terme, ni pour El-béchir encore moins pour Idriss Deby. Car, au Soudan comme au Tchad, la situation sociopolitique reste globalement scandée  par des mouvements de convulsions récurrentes à cause du déficit démocratique, de la confiscation du pouvoir par les armes, des atteintes aux droits de l’homme, des violations des droits civiques et politiques des populations réduites au silence du fait des répressions tous azimuts.

Aujourd’hui, la décision de Khartoum et de Ndjaména d’écarter les leaders de la rébellion du Tchad et ceux du Soudan, est à saluer pour favoriser la paix entre eux, il est néanmoins, permis de signaler que désormais, la responsabilité et l’obligation seront beaucoup lourdes pour El-béchir et Deby de prouver au public international qu’ils sont capables également d’accepter la compétition démocratique dans leurs pays face à leurs opposants civiles. Mais malheureusement, ils ne peuvent s’adapter face  à ces  grands défis, exigences de l’ère.

Si  du côté de Khartoum, la paix avec Ndjaména est plus que jamais souhaitable pour la survie du pouvoir d’El-béchir, acculé par des divers mouvements de pression internationale suffisamment lourde, il en est de même du côté tchadien où le régime Deby est contesté sur l’ensemble du territoire, comme l’atteste le boycotte massif  du récent  recensement en prélude aux échéances électorales  prochaines qui ne mobilisent personne ni ne suscitent l’engouement des populations sur le point d’une insurrection générale dans le pays.

Pour les Tchadiens, quelque soit le contexte actuel, le changement du régime de Ndjaména, reste d’actualité et demeure un credo que ça soit avec  l’option militaire ou non. C’est pourquoi, nombre d’observateurs estiment que la mise à l’écart des rebelles tchadiens, inspire davantage les militants à la cause des mutations politiques d’assumer autrement leurs responsabilités et de développer des nouvelles stratégies de luttes citoyennes.

Avec la présence d’une rébellion tchadienne, Idriss Deby a trouvé un prétexte pour bénéficier de la mansuétude des partenaires étrangers, comment peut-il alors justifier son règne au pouvoir face à un peuple tchadien qui le rejette ?

 

Makaila Nguebla