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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Rapport OMD 2012 : La place du Tchad en Afrique

Nous avons lu pour vous le rapport de 2012 sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), réalisé par quatre grandes institutions que sont la Commission Economique pour l’Afrique, l’Union Africaine, le Groupe de la Banque Africaine de Développement, et le PNUD. Nous vous proposons quelques extraits qui se rapportent au Tchad.

 

Taux d’achèvement de l’école primaire dans des pays africains entre 1999 et 2009 : Seuls six pays (Seychelles, Tanzanie, Egypte, Afrique du Sud, Algérie, Tunisie) ont enregistré des taux d’achèvement du primaire supérieurs ou égaux à 90 pour cent en 2009. Entre 1999 et 2009, sept pays ont marqué des gains très conséquents, de l’ordre de 30 pour cent ou davantage. Sept autres pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Djibouti, Érythrée, Guinée équatoriale, Niger et Tchad) sont loin d’être en voie d‘atteindre la cible du fait que leurs taux d’achèvement du primaire étaient inférieurs à 50 pour cent en 2009 et qu’en extrapolant à partir de la tendance actuelle, ils risquent même ne pas pouvoir améliorer ce résultat d’ici 2015. La plupart de ces pays affichent de forts taux d’abandon scolaire. Sur les 20 pays au monde où le taux d’abandon scolaire est le plus élevé, 16 sont africains, le Tchad ayant la distinction peu enviable de prendre la tête du groupe.

 

Indice de parité entre filles et garçons en scolarisation primaire : L’UNESCO a produit des données de progrès plus récentes (2012) dont il ressort que, pour les 50 pays d’Afrique disposant de données à ce sujet, 32 pays enregistrent un indice de parité des genres dans l’enseignement primaire inférieur à 1,0 (moins d’inscriptions de filles que de garçons), 16 pays affichent un indice égal à 1,0 (autant d‘inscriptions de filles que de garçons), et 2 pays font état d’un indice supérieur à 1,0 (plus d’inscriptions de filles que de garçons). La Guinée, le Bénin et le Tchad sont les pays qui ont le mieux progressé à cet égard entre 1990-1991 et 2009, avec des changements proportionnels variant de 79,2 à 55,6 pour cent. Dix pays ont vu leur indice de parité des genres dans le secondaire progresser de plus de 25 pour cent entre 1991 et 2009, les plus performants étant la Guinée, le Niger et le Tchad.

 

Les taux d’abandon sont supérieurs chez les filles [que chez les garçons] dans la plupart des pays africains : Six pays ont réalisé la parité entre filles et garçons au niveau de l’espérance de vie scolaire : le Cap Vert, le Lesotho, le Malawi, le Rwanda, Maurice et Sao-Tomé-et-Principe. La Gambie et le Sénégal ont atteint un point très proche de la parité, tandis que la RCA et le Tchad affichent un indice de parité inférieur à 0,7.

 

Le rapport filles/garçons dans l’enseignement tertiaire affiche des avancées modiques : Sur les 21 pays possédant de telles données, trois (Algérie, Cap Vert et Tunisie) enregistrent un indice de parité des genres supérieur à 1,0, tandis que les indices se rapportant aux quatre autres pays (Congo, Érythrée, Niger et Tchad) sont extrêmement faibles et se situent dans la fourchette de 0,17 à 0,34. Les meilleures avancées constatées entre 1991 et 2009 ont été observées au Mali, en Mauritanie, en RCA et en Tunisie. L’indice de parité a régressé à Djibouti, au Congo et au Tchad. Compte tenu de la lenteur de ces progrès, l’Afrique ne parviendra pas à la parité des genres dans l’enseignement tertiaire d’ici 2015.

 

Pourcentage de sièges occupés par les femmes au parlement national en 2011 : C’est en Afrique du Nord que les avancées ont été les plus notables entre 1990 et 2011. Sept pays ont atteint la cible de 30 pour cent de femmes au parlement national : le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Mozambique, l’Angola, la Tanzanie, le Burundi et l’Ouganda. Trois autres sont très proches de la réalisation de cet objectif : l’Éthiopie, la Tunisie et le Soudan. Les pays affichant la croissance la plus rapide après 1990 (taux supérieur à 500 pour cent) sont le Maroc, la Mauritanie, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Kenya et la Tunisie… Il reste toutefois 15 pays dans lesquels les femmes occupent moins de 10 pour cent des sièges au parlement national. Les pays qui ont régressé sont le Niger, le Tchad, la Guinée-Bissau, le Congo, laGuinée Equatoriale, le Ghana, le Cameroun et les Comores.

 

Autonomisation politique des femmes : Cinq pays africains sont au nombre des 30 meilleurs au monde en matière d’autonomisation politique des femmes : l’Afrique du Sud, le Mozambique,l’Angola, l’Ouganda et la Tanzanie (l’Égypte et l‘Algérie sont les plus mal notés en Afrique -WEF, 2011). De même, trois de ces pays sont classés au titre des 30 meilleurs au monde à l’échelle de l’Indice mondial des écarts entre les genres (GGI), les cinq premiers pays africains étant le Lesotho, l’Afrique du Sud, le Burundi, le Mozambique et l’Ouganda, alors que le Tchad, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Bénin, l’Égypte et l‘Algérie figurent parmi les moins bien lotis à cet égard.

 

Réduction des taux de mortalité parmi les moins de 5 ans : Certains pays africains ont réalisé des gains significatifs dans la réduction des taux de mortalité parmi les moins de 5 ans, bien qu’à l‘échelle du continent, les progrès soient lents. L’Égypte a déjà dépassé la cible et la Tunisie l’a atteinte. Les cinq premiers pays en bonne voie d’y parvenir sont la Libye, Maurice, le Maroc, les Seychelles et Madagascar. En revanche, la Somalie, la RDC, le Burkina Faso, le Tchad et la RCA sont encore loin de la cible. Les progrès sont très lents au Cameroun, en RCA, au

Lesotho, en Afrique du Sud et en RDC.

Taux d’immunisation des enfants contre la rougeole : Dans vingt-et-un pays, les taux d’immunisation ont été de plus de 90 pour cent en 2010. Seuls deux pays (le Tchad et la Somalie) ont signalé une couverture inférieure à 50 pour cent. Sept pays (les Comores, le Bénin, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, la RCA, le Gabon et la Guinée équatoriale) affichent de légères baisses de la couverture d’immunisation pour les années 1990 à 2010.

 

Taux de prévalence contraceptive (TPC) chez les personnes mariées : Au Tchad, le TPC était inférieur à 3 pour cent en 2004. À Maurice, il était de 75,8 pour cent en 2002, l’un des taux les plus élevés au monde (DSNU, 2011). Les pays dont le TPC est très faible sont pour la plupart en situation de conflit ou d’après-conflit, ce qui illustre une fois de plus l’importance des infrastructures sanitaires. Les pays caractérisés par un TPC élevé se situent majoritairement en Afrique du Nord et en Afrique australe. Les pays d’Afrique du Nord enregistrent debonnes performances sur l’ensemble des variables liées à la santé maternelle. En Afrique australe, les niveaux élevés de TPC pourraient bien être attribués à un usage accru des préservatifs pour se prémunir contre l’épidémie du VIH/sida.

 

Couverture des soins prénatals : Dans l’ensemble, 79 pour cent environ des femmes africaines enceintes subissent au moins un examen médical prénatal, mais moins de la moitié de ces femmes se soumettent aux quatre examens recommandés… Bien que dans près de la moitié des pays, plus de 90 des femmes font l’objet d’une visite prénatale au moins, dans les pays où la mortalité maternelle est très élevée, par exemple la Somalie, l’Éthiopie, le Tchad et le Niger, moins de la moitié des femmes effectuent une telle visite.

 

Lutte contre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies : Le Plan mondial « Halte à la tuberculose » commence également à porter des fruits. L’amélioration de la couverture des traitements antirétroviraux et la baisse des taux d’infection à VIH ont égalementréduit le nombre des infections à la tuberculose en raison du caractère opportuniste de cette maladie… Le Plan mondial identifie 22 pays prioritaires : l’Inde et 21 pays africains (Afrique du Sud, Angola, Botswana, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Kenya, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Nigéria, Ouganda, RDC, Swaziland, Tchad, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe).

 

Pourcentage de couverts forestiers entre 1990 et 2010 : L’initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (GGWSSI) regroupe un ensemble d’actions et d’interventions multisectorielles en faveur de la préservation des ressources naturelles, du développement économique et, en particulier, de la réduction de la pauvreté. Elle ambitionne de faire reculer la désertification, de protéger les ressources en eau, notamment le lac Tchad aujourd’hui en cours d’assèchement, et de favoriser la biodiversité. Elle vise non seulement à lutter contre le changement climatique mais aussi à aider les communautés à s’y adapter… La diminution du couvert forestier en Afrique exige des pays du continent qu’il priorisent des programmes de gestion forestière durable. Cependant, l’insuffisance des institutions, des politiques et des cadres réglementaires forestiers, aggravée par le manque de ressources humaines, rend l’exécution de ces programmes particulièrement difficile. Ce sont pourtant des questions essentielles auxquelles les pays doivent instamment s’atteler.

 

Nombre de lignes téléphoniques fixes : Le nombre des lignes téléphoniques fixes pour 100 habitants en Afrique n’a guère varié entre 2000 et 2010, ce qui s’explique en grande partie par l’expansion rapide et l’attrait de la téléphonie mobile. Sept pays avaient plus de 10 lignes fixes pour 100 habitants en 2010, mais 20 pays en comptaient moins d’une pour le même nombre d’habitants(Libéria, Congo, Guinée, RCA, Guinée Bissau, Rwanda, Mozambique, Burundi, Tanzanie, Niger, Tchad, Sierra Leone, Mali, RDC, Zambie, Ouganda, Soudan, Madagascar, Nigéria et Burkina Faso). 

 

Croissance exponentielle du nombre d’abonnés à la téléphonie mobile : Le taux de pénétration de la téléphonie mobile sur le plan mondial a atteint 75 pour cent en 2010, et connaît une très forte augmentation dans le monde en développement. La téléphonie mobile continue de connaître un essor rapide en Afrique, qui est insuffisamment pourvue en lignes téléphoniques fixes.

 

Daniel Aloumma, enseignant à Ndjamena, Tchad