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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Dr Ali Gadaye, ancien minsitre tchadien.

Il est actuellement en exil.

Chroniqueur politique sur le Tchad.

 

Il convient de rappeler que l’Afrique n’a jamais manifesté un engouement à la pratique de la démocratie mis à part quelques rares cas.

 

En effet, dès le lendemain des indépendances nominales, la plupart des dirigeants africains, sous le prétexte de jeter les bases d’une prétendue construction de nations, ont procédé à un verrouillage hermétique de tout espace de liberté.

 

Cette logique supporte mal la différence. Elle entend plutôt ériger une société indolore et incolore. Cela voudrais dire que la contradiction n’est pas du tout admise. C’est elle qui a secrété le titre de père de nation attribué au premier magistrat de chaque pays africain. Le terrain fut donc très tôt balisé pour asseoir des régimes totalitaires et personnalisés. La boite de pandore a été en conséquence ouverte à toute sorte d’abus :

 

-         Les libertés ont été confisquées.

 

-         Les égalités (de chance et devant la loi) ont été annihilées.

 

-         La justice galvaudée.

 

-         Les prestations de service sont avant tout destinées aux privilégiés.

 

-         Les administrés sont soumis en revanche à l’arrogance et l’intolérance de l’administration.

 

-         L’inexistence totale de la bonne gouvernance.

 

 

Autrement dit les secteurs public et privé doivent caresser dans le sens de poil le père de la nation. Leur mot d’ordre est « tout faire pour plaire au chef ».

D’où le gâchis et le folklore qui finissent par devenir une véritable habitude dans laquelle se complaisent les chefs d’Etat africains.

Cette comédie n’a que trop duré. Elle a fini progressivement par être mal supportée par les africains. La patience dont ils ont fait preuve jusque là est en train de s’émousser. La longévité du pouvoir imposée par leurs dirigeants est partout contestée. L’alternance pacifique du pouvoir est devenue désormais une nécessité absolue pour les citoyens africains

 

L’Afrique ne peut continuer à être en marge de l’histoire. Les africains doivent surtout savoir que le sort du continent en particulier la démocratie et le bien être ne peut être réalisés par des dirigeants égoïstes qui ne pensent qu’à leur propre sort et tout au plus à l’avenir de leurs progénitures.

 

Le moment est venu pour que les peuples africains prennent leur destin en main. Le coup d’envoi vient d’être donné. Deux peuples (tunisien et égyptien) viennent de se distinguer et comme le dit si bien l’adage « il n y a jamais deux sans trois ». D’ailleurs le troisième et le quatrième se profilent à l’horizon (la Libye et la Cote d’Ivoire). La cinquième place est une place honorable. Serait-elle ravie par les tchadiens ?

Nous souhaitons cette éventualité. Car le peuple tchadien mérite une telle mutation.

 

 

                                     Fait le 08/04/2011

                                     Dr. Ali Gaddaye