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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

  

Regards d'Africains de France.Ahmat Zéïdane Bichara, prix Lorenzo Natali 2006. 

  

Vaillants jeunes du continent noir, il est temps de lever la tête pour analyser le retard de nos pays respectifs. L’heure a sonné pour tous les africains et en particulier pour les jeunes de prendre conscience de la souffrance dont nous faisons l’objet au quotidien pendant que les populations  des continents les plus avancés jouissent du progrès et du niveau de vie élevé rendus possibles avec les richesses spoliées des pays africains et la fuite de cerveau vers l'occident. Pourtant rien ne manque à l'Afrique en termes des potentialités en  matières prémières et ressources naturelles pour atteindre le niveau du développement de certains de ces pays européens ou américains dont la majorité de jeunes africains rêvent d'y s'installer  pour s’échapper de la  pauvreté devenue quasi légendaire. Certes, chacun est libre de sa vie et peut en faire  un outil utile ou inutile. Chacun est libre d’aller où il voudra, même si cela lui coûte la vie. Malgré un mieux être réel, il n'en demeure pas moins que c'est beaucoup mieux de vivre chez soi.

 

Chers compatriotes africains, rien ne nous obligent de suivre bêtement certains de nos politiciens qui pronent la culture de la haine, du racisme, de la division entre les fils d’un même pays, des discours teintés d'esprit xénophobe et sanguinaire, qui sont les vraies causes de notre retard sous toutes ses formes. Rien ne nous empêche de former des réseaux de communications afin de faciliter des échanges d’idées touchant la vie politique, économique, sociale et culturelle de nos différents pays. Si ailleurs sous d’autres cieux, des jeunes sans faire aucune différence sont arrivés à étouffer les plans machéaveliques de certains politiciens, pourquoi nous sentons nous incapables de faire autant dans notre continent? Je demeure convaincu que nous pouvons changer la vie de notre continent de façon positive si nous décidons  de façon solidaire de nous engager  à son destin, telles des fourmis rongeant les épis du mil. Nul jeune africain n’ignore cette réalité. Jean Jacques Rousseau n’avait-il pas déclaré que « l’homme est le boulager de sa vie. » Que cela signifie selon vous ? Personne ne peut prendre notre destin en main et le diriger vers un droit chemin, si nous ne le faisons pas  pour nous et à notre place. Voilà la vraie question et c’est là où le débat devient intéressant pour nous et pour tous ceux qui croient encore à la force de la jeunesse de notre continent.


 Je sais qu’il n’est pas chose aisée  de briser le mûr de la honte construit par des puissants de ce monde, puisque la plupart d’entre nous est issue  des familles défavorisées. Pourtant c’est possible si l’on s’unit afin de réaliser  des bons projets, des œuvres utiles et péraines ce que l’on ne pourra pas faire si l’on est à seul. On dit souvent « l’union fait la force ». Justement, il faut s’unir si l’on veut avoir le dessus, si on tient à renverser ces hommes et femmes qui nous gouvernent sans avoir l’esprit, le zèle  et le charisme de nous gouverner. Ils ont pris le pouvoir, parceque quelque part nous avons été trop faciles à croire, sinon un peu naïf à l’égard de  leurs pensées politiques, à leurs doctrines ou à leur art de manipuler la parole. Mais quel est le résultat ? Leurs paniers politiques ne sont remplis que des fausses promesses, un passé sombre et sans histoire positive, des actions sanguinaires, des projets des fous et folles qui n’ont abouti qu’à ruiner leurs pays et enrichi les familles, les maisons ou les organisations de leurs partenaires, de leurs alliés et surtout de leurs maîtres provenant d’Occident, d’Asie ou d’Orient. Et c’est la vérité. Tout se vérifie, car il suffit de faire un tour sur toute l’Afrique pour se rendre compte du vide politique de nos dirigeants d’hier, même si certains d’entre eux commencent aujourd’hui à changer de politique et des plans du développement permettant à leurs populations de bénéficier d’une vie meilleure. Malgré qu’on voie apparaître des actions positives au Gabon, au Sénégal, en Guinée Equatoriale, au Liberia, au Ghana, au Mali, au Burkina-faso, au Niger etc, ce n’est pas encore le moment de  leur accorder entièrement confiance et de leur jeter des fleurs.

 

L’Afrique, notre continent doit rompre définitivement avec cette catégorie des chefs d’Etats et des dirigeants qui n’occupent que des fauteuils pendant des années, mais dans la tête ils sont semblables à des coquilles vides.Ils font tous pour eux, mais rien pour le peuple. Ils sont partout, sauf là ils doivent être. L’Afrique est certes en retard si on tente de faire des comparaisons avec d’autres continents, mais  il y a de certitude  de rattraper ce retard si tous ses fils et filles décident de prendre en main leur destin. Que signifie prendre le destin de son continent en main ? Voilà un autre débat  qui s’ouvre à tout africain et africaine ayant souci du devenir de son pays. Certes il va y avoir une personne qui me dira qu’est-ce qu’il fera de meilleure lui qui est fils ou fille d’un simple menuisier ou cordonnier fasse aux puissants qui comptent de milliards d’argent ? Prendre le destin de son pays en main, c’est croire en soi-même et à ses capacités psychiques et intellectuelles. C’est être sûr que l'on a toujours besoin de moi, de lui, de l’autre, de vous, de nous et d’elles pour construire un pays. Prendre le destin de son pays, c’est aussi croire qu’il n’ya pas d’inutile quand il s’agit d’une personne. On parle d’inutile, c’est quand il s’agit d’une idée ou d’une chose, mais chacun de nous est utile pour son continent en général et en particulier pour son pays. Voilà, c’est de cette façon que notre continent pourra aller de l’avant, voire rattraper son retard que l’on peut évaluer en argent  ou en matière de temps.

 

L’Afrique notre cher continent ne manque de rien, la preuve en est que tous les continents se tournent vers lui pour chercher soit des matières premières ou soit des ressources humaines. Si aujourd’hui certains de ces pays sont arrivés à monter la bare très haute du niveau de vie de leurs populations, c’est grâce et surtout aux ressources de notre continent. Des preuves pour vérifier l’éfficacité de cette affirmation ne manquent pas. Nous devons certes être fiers de nous-mêmes et de notre continent, mais ce n’est pas encore  suffisant pour nous premettre de se réjouir, puisque nous comptons encore des gens qui meurent de faim, de manque d’eau potable, des maladies, d’une pauvreté profonde à cause de manque de tout, voire des choses les plus élémentaires.Pourtant nous pouvons changer notre monde ostile à un autre où il fait bon vivre. Nous sommes capables de changer ce monde de  haine à celui de la paix où les fils et les filles d’un même pays n’auront comme seul souci le développement de leurs villes et villages. Nous sommes aussi capables de rejetter en bloc ceux dont leurs bouches ne sont chargées que des mots divisant les ethnies composant les populations de leurs pays respectifs. Nous sommes enfin capables de briser les fausses barrières coloniales nous empêchant de conjuger tous nos éfforts  envue de les mettre au profit de notre continent. C’est ce qui nous manque aujourd’hui partout où nous allons et sur l’ensemble des pays qui constituent cette Afrique là.

 

Si hier la question de notre identité noire fût une préoccupation majeure pour la majorité de nos intellectuels ou hommes et femmes politiques. Aujourd’hui, c’est plutôt celle d’autossuffisance alimentaire qui paraît la plus primiordiale. Il ya aussi d’autres questions essentielles comme celles qui touchent  la santé de nos populations, sur l’insécurité de nos villes et villages, d’éducation de nos enfants. Oui on ne parlera jamais assez de cette dernière question. Car il n’ya pas et il n’y aura pas un développement sans éducation.C’est presque impensable de voire un pays se développer sans toutefois investir dans l’éducation de sa population en général et des jeunes en particulier. Faites juste un tour vers l’occident ou vers d’autres continents, vous remarquerez sans trop de recherches que les ministères chargés de formation, d’éducation et des recherches sont ceux qui absorbent plus de financement de leurs pays. L’éducation est la mère de tous nos besoins vitaux, c’est telle qui nous permet de prendre conscience de notre retard, du bienfondé d’une action ou d’un investissement. Sans éducation nous sommes des non-voyants de cœur, même si nous pretendons tout connaître, ce n’est que pure vanité et perversité. Les populations africaines manquent de formation et d’éducation précise dans tous les domaines et d’ailleurs c’est ce qui nous empêche d’accepter l’autre qui n’est pas de mon ethnie, de mon clan, qui est d’un autre courant politique  comme un simple adversaire et non comme un ennemi juré à abattre.Oui, un peuple éduqué et formé accepte facilement des débats contradictoires, une nouveauté même si confiance n’exclue pas contrôle. C’est quand on a un certain niveau de formation que l'on peut arriver à se montrer prudent et vigilent à l’égard de ceux qui croient convaincre un groupe, alors qu’ils présentent des failles dans leur façon de vivre et de se comporter. Car, notre monde d’aujourd’hui fait face à des nouveaux faux prophètes qui ne pronent que des fausses informations capables  de déstabiliser la vie d’un tout peuple. Et cela ne cessera ni aujourd’hui, ni demain. Nous avons donc un grand combat devant nous contre ces faux prophètes, des hommes et femmes politiques qui ne chercheront qu’à semer des troubles et ramener les uns et les autres à s’entredéchirer ou s’entretuer pour leur permettre d’occuper la tête d’un pays quelconque. Pour arriver à vaincre ces hommes et des femmes remplis des mauvaises idées et des pensées néfastes, il faudrait d’une manière suffisante se former et s’acquérir des techniques solides et des vraies informations. Sans cela, nous n’échapperons jamais à leurs fausses promesses, à leurs discours machiavéliques et sanguinaires qui destabiliseront notre vie, tel un torrent emportant un piroguier ou un pêcheur professionnel. Ce n’est plus un secret d’un groupe d’individus, ce sont des choses qui se passent de nos jours et plusieurs personnes se sont fait avoir. Ce n’est plus aussi une affaire d’un pays, partout à travers l’ensemble des continents qui forment notre planète, on peut rencontrer ces malhonnêtes hommes et femmes politiques ou autres.

 

Certes, vous me direz, comment peut-on identifier ces malhonnêtes hommes et femmes politiques de mauvaise foi, d'autant plus que  tout le monde utilise les mêmes mots, use des mêmes subterfuges  pour convaincre ? Il n'est jamais aisé de répondre à une telle interrogation. Sachez-le si  vous faites donc face à cette catégorie d’hommes et femmes politiques, prenez garde de vous engager si vite, par exemple adhérer dans un parti politique ou une organisation de société civile. Un engagement précipité ne vous mènera à rien, sauf à un regret, voire à une perte de vos biens ou de votre propre vie.Donner du temps au temps, vous aidera à connaître cette personne et surtout à analyser son discours, sa pensée politique, son idiologie ou sa doctrine vers laquelle il tient à tout prix à vous enrôler. Aujourd'hui, le manque de lucidité et d'une analyse profonde de situations nous amène souvent à faire des choix inconséquents, bien souvent éloignés de notre éducation. Une fois que l’acte est fait, on n’a plus la chance de revenir en arrière. Les jeunes tombent souvent dans ce travers qui les conduit à poser des actes parfois immoraux, en se laissant berner par les discours trompeurs des hommes politiques  qui croit nous sauver de notre souffrance ou de notre pauvreté, alors qu’en réalité ce n’est que pure mensonge et démagogie. C’est maintenant qu’on rentre au cœur d’une vraie souffrance, avec l’acte que nous venons de poser sans aucune refléxion. Pendant que cet homme ou cette femme est à l’abri loin du danger des fauves ou des prédateurs politiques.

 

Partout en Afrique on retrouve  toujours  et partout des jeunes qui luttent pour un tel  homme ou telle femme politique pour avoir cru à leur discours. A quand les  jeunes africains s’arrêteront-ils  de croire assez naïvement à cette catégorie des politiques dont ils ne connaissent pas grand chose ni sur leur moralité, ni sur la sincérité de leur combat politique. Rien ne nous empêche de résister contre toutes les promesses fallacieuses  d'où qu’elle viennent.Il suffit d’être solidaire partout, à l'échelle nationale comme dans l’ensemble de l’Afrique et de travailler en réseaux. Cela est bien possible avec  la magie des nouvelles technologies d'information et de communication  et d’internet en particulier. Le monde n’est plus considéré comme un vaste territoire inaccessible d'un point à l'autre, mais il est devenu  tout petit, juste des villages réliés les uns des autres par des cordes des routes, des chemins de fer, des fleuves, des mers et des océans navigables .Si hier les politiciens ont  su  mentir allègement à leur peuple, aujourdh’ui ce n’est plus le cas. Non seulement ils ont du mal  à  mentir, mais  il devient périlleux et délicat pour eux de  confisquer le pouvoir. C’est cela la vraie démocratie où le pouvoir appartient au peuple, pour le peuple et par le peuple. C’est aussi de cette façon que les jeunes auront la chance de  participer au développement de leur continent en général et particulièrement  de leurs pays respectifs.C’est serait  la fin des dictatures d'où l'avènement  d'une véritable démocratie participative.