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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

La crise ivoire ivoirienne ne sera jamais résolue avec les médiateurs de l'Union Africaine qui sont en fait, de véritables envoyés spéciaux des Grandes Puissances chargés de convaincre Mr Laurent Gbagbo d'abandonner le pouvoir au profit du poulain et protégé de Paris et de Washington, ADO pour ne pas le nommer. On ne joue plus à la médiation quand on vient avec des idées arrêtées. Il est évident que Laurent Gbagbo entend bien conserver le pouvoir qu'il a conquis par nes urnes et non par les armes et personne ne pourra le convaincre du contraire. A cours d'arguments, Raila Odinga a récemment déclaré :"Si Gbagbo reste, tout le monde s’accrochera au pouvoir”. L'auteur de cette déclaration souffre d'une cécité congénitale. On dirait au moins que c'est un extra-terrestre qui débarque tout récemment de la planète Mars. On sait qu'en Afrique, tout le le monde s'accroche au pouvoir. rare sont les pays véritablement démocratiques. Parcourons l'Afrique du Nord au Sud. Au Maghreb, il y a :
 
- Hosni Moubarak en Egypte, 83 ans, au pouvoir depuis 30 ans. Il a de tout temps remporté haut la main les élections à chaque fois. On sait qu'il mourra au pouvoir. Les mauvaises langues disent qu'il prépare son fils à lui succéder. Rien de nouveau sous le ciel africain.
 
- Mouammar Kadhafi. Au pouvoir depuis 42 ans. Chez lui, on ne parle pas d'élection. Il se dit "guide de la révolution". Certains chef d'Etat Africains aiment bien l'appeler "le Guide" tout court, comme s'ils étaient eux-même Libyens. En Libye, Kadhafi est président à vie. On dit également qu'il prépare le fauteuil à un de ses fils.
 
- En Tunisie : Ben Ali est au pouvoir depuis 24 ans. Il y a des élections dans ce pays, mais chaque fois remportées par le même candidat, Aladji Ben Ali. Il s'accroche lui aussi. Il mourra au pouvoir.
 
- En Algérie, on a Abdelaziz Bouteflica. Président depuis seulement 12 ans mais qui veut bien rester et mourir au pouvoir.
Il est "réélu" en avril 2004, au 1er tour de scrutin d'une élection multipartite, avec 84,99 % des voix, puis le 9 avril 2009, pour un troisième mandat avec 90,24 % des voix. Scores qui disent tout dans une élection à deux tours dans un pays soit-disant démocratique.
Il s'accroche. Il a comme seul adversaire capable de le renverser de son fauteuil : la mort.
 
- Au Maroc, c'est une monarchie. C'est clair. On en discute pas.
 
Descendons au Sud du Sahara :
- Au Tchad, la démocratie n'est plus à l'ordre du jour, renvoyée aux calendes grecques. Déby s'accroche lui aussi. Il a modifié la constitution en 2005 pour être président à vie. Son seul adversaire est la mort. Inutile d'organiser des élections dans ce pays, quand on connaît le gagnant à l'avance.
 
- Le Niger : il a fallu un coup d'Etat pour renverser Mamadou Tandja. Il a usé de tous les moyens pour s'accrocher.
 
- La Mali : certaines mauvaises langues disent que Toumani Touré cherchent à s'accrocher après avoir donné le très bon exemple dans les suites d'un Coup d'Etat en Afrique. Wait and see.
 
- Au Sénégal : Abdoulaye Wade s'accroche après avoir conquis démocratiquement le pouvoir. Il s'est fait réélire en 2007 au premier tour. Il veut se présenter en 2012 à l'âge de 86 ans pour un mandat de 5 ans. Lui aussi aimerait bien laisser le fauteuil présidentiel à son fils.
 
- Au Burkina Faso : Blaise Compaoré est au pouvoir depuis 23 ans, remportant les élections à plus de 80 % des voix dès le premier tour. Il est encore jeune pour un chef d'Etat. Il s'accroche. Il mourra au pouvoir.
 
- Au congo Brazzaville, le protégé de Elf, Sassou s'accroche. Il organise des simulacres d'élections qu'il remporte à chaque fois. Il mourra au pouvoir.
 
Deux pays ont inauguré quelque chose de nouveau sous le ciel : des familles qui s'accrochent au pouvoir. Au Togo, après la mort d'Eyadéma, c'est son fils qui s'est imposé comme nouveau président à vie avec la complicité criminelle de la prostituée comme appelle communauté internationale. Le Gabon : après la mort d'Oumar Bongo après 32 ans de règne, c'est son fils qui prend les affaires en main après des élections frauduleuses.
 
La liste est longue. Alors, comment, dans cette situation, monsieur Raila Odinga nous dit que si on laisse Gbagbo, les chefs d'Etat Africains risquent de s'accrocher au pouvoir ?
 
Bien malin, celui qui répondra à cette question.
 
BELEMGOTO Macaoura