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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Au  nom de « bérisoko »

 

Une semaine avant la chute du dictateur libyen, l’ex  CEMGA  3ème adjoint de l’UFR  Idriss Badjié et plusieurs autres officiers  de la rébellion  d’origine Borogate ont fait discrètement  leur retour au bercail après  des longues négociations entamées à  Elgéneina  où séjournait une délégation des chefs de tribus  de la communauté Béri (Zaghawa) mandatés par le président Déby.

 

Ainsi donc décidé  que  tous les enfants  Bédayat et  Kobé , ex rebelles, doivent  se réconcilier avec le pouvoir des Itno dans le but de resserrer les rangs dans la communauté DA face à la nouvelle donne géopolitique qui s’annonce  inquiétante dans la sous région après la destitution de Kadhafi en Libye. Fini le temps où Kouriera des Itno et Ouralla des Erdimi  s’entretuent pour le pouvoir et se regardent en chien de faïence en dépit du troisième ancêtre qui les unit. Une  formule d’entente fut trouvée.

A la fin de l’actuel mandat de Déby au pouvoir, les deux sous clans vont devoir  s’entendre sur le choix du dauphin à Déby, soit  remettre le pouvoir à un Kobé servile

- de préférence un Mahamat Ali Abdallah  ferait l’affaire - soit  choisir un Billia  de père Ouralla et de mère Kouriera pour bien maintenir la cohésion du clan - dans ce cas de figure, un certain Yahya Dillo pourrait  tirer son épingle du jeu - .

Dans tous les cas, le pouvoir doit rester aux  mains des Béri  qui se donnent  apparemment une mission presque divine de diriger  pendant des siècles le peuple asservi du Tchad. C’est l’esprit même du « bérisoko » , nébuleuse  inventée par des intellectuels Zaghawa qui a pour objectif de placer leur communauté au dessus de tout intérêt  en prônant sa supériorité sur les autres ethnies du pays et ailleurs. Au nom de « bérisoko », tout différend  au sein  de la communauté trouve toujours une solution.

 

Après donc le retour des officiers  , ex rebelles, sont attendus dans les jours à vénir  des hauts cadres du sous clan Borogat en exil notamment  Mahamat Hanno, Abakar Tollimi, Dadi Badjié et biend’autres. Quant aux frères Erdimi du sous clan Ouralla, ils ont le choix soit de rentrer définitivement au pays ou soit de rester à l’étranger à condition que leurs intérêts et autres divers investissements dans le secteur économique  soient protégés.

 

MAHAMAT HEMIS DIAR