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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Après avoir envoyé plusieurs cadres de la région du Moyen Chari en pâture, le président Déby use de ses prérogatives incontestables, pour imposer un natif de cette région à la tête de son parti et nomme un autre au poste de secrétaire général de la présidence.


 

 

 C’est en fait un cadeau plus que compensatoire, qui, selon certains observateurs, pourrait essuyer les larmes des militants du Moyen Chari, représentés hier par Haroun Kabadi au poste de secrétaire administratif du Bureau Politique National du MPS. Nagoum Yamassoum, fort de sa  popularité et de sa technocratie, peut servir de véritable bouc émissaire pour apaiser les tensions déjà très élevées dans sa base politique régionale. Très apprécié de ses parents, à qui il a accordé d’importants privilèges lors de son séjour à la primature, Nagoum est l’un des potentiels adversaires de Kabadi qui peut mieux convaincre la base, sur les raisons de sa mise en quarantaine.

 
Maladresse politique
 
Aussi malin que puisse paraître l’acte de Déby, il est au regard de certaines réalités politiques, vide de sens. Lorsqu’on sait que la représentativité des élites des régions dans les plus hautes instances du parti au pouvoir ou au gouvernement, n’a jamais changé la situation du bas peuple.
 
Région des deux premiers présidents du Tchad, le Moyen Chari est depuis l’avènement des factions du FROLINAT au pouvoir, abandonné à son triste sort.
 
Le déclin politique, économique, culturel et social de cette région a surtout atteint son point  culminant depuis l’arrivée du MPS au pouvoir. Il est indéniable que cette région figure en bonne place parmi celles qui disposent du plus grand nombre de cadres au Tchad. Cependant, mis à part quelques rares affamés d’honneurs et de privilèges sociaux coptés çà et là, ceux sensés contribuer à l’essor du développement du pays, sont sciemment oubliés par les gouvernants à cause de leur appartenance politique très peu désirée. Et comme l’économie tient le reste, les prouesses sportives et culturelles de la jeunesse sont purement et simplement éteintes. Les résultats des compétions sportives et culturelles du Moyen Chari depuis 1992, parlent d’eux-mêmes.
 
De nombreux projets de développement destinés à cette région très productrice, sont déviés sous le regard impuissant de ses quelques rares cadres, pourtant hauts placés. Si au nom du quinquennat social, quelques projets de construction et celui de restructuration de la Compagnie Sucrière du Tchad ont été entamés, ceux-ci sont jugés insignifiants par plusieurs ressortissants.
 
A vouloir consoler les « Moyen Chariens » par des nominations, le président est en train de faire briser son mythe en plein essor dans le « monde sara». Des sondages indiquent que seules, la restructuration de la filière coton, la « résurrection » de la STT et la prise en charge réelle des besoins de la jeunesse, l’aideraient à reconquérir la confiance des natifs de cette région exaspérée par ce qu’ils considèrent comme un «règlement de compte des fils du FROLINAT.» Sans quoi, les nominations de Nagoum et de Dadnadji ne règleront aucune question d’intérêt national.

Par Moussa Avenir de la Tchiré, journaliste de la Voix
 
 
 

 

L’opération « cannibale » engagée par le régime de Déby a sérieusement endeuillé le Moyen Chari. Après l’éjection de Mangaral Banté de la CotonTchad, l’arrestation inattendue de Haroun Kabadi a frustré plus d’un ressortissant de cette région, politiquement très stratégique dans la zone méridionale. Fort de sa ruse, le président de la République a jugé utile de conserver ses acquis politiques dans cette région, en propulsant le Dr. Nagoum Yamassoum au poste de secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut, et en nommant Djimrangar Dadnadji au secrétariat général de la présidence de la République, poste précédemment occupé par son corégionnaire Kabadi