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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

République du Tchad                             Unité-Travail-Progrès

Assemblée Nationale

Le Député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar

Coordinateur Exécutif Fédéral

Président de FORELLI 

                                                          Communiqué de presse


Pourquoi le FAR/PARTI FEDERATION signe et la FORELLI accepte le cadre National de Dialogue National ?

En 2001, j’ai remporté, dès le premier tour, les présidentielles. Enlevé de mon domicile et conduit par les Colonels Wakaye et Erdoubou au Commissariat du 4eme Arrondissement de police où j’ai subi les pires tortures avec la complicité des collègues de l’opposition avec lesquels nous sommes en pourparler en vue de gérer le pays ensemble. Or ceux-ci m’ont piégée et on verra plus loin.

Quelques médecins tchadiens, sous la houlette du Dr Henri Maoualdingam, exerçant en France se sont cotisés pour me payer le billet d’avion afin d’aller me faire soigner les séquelles des tortures dans les hôpitaux spécialisés parmi lesquels le Centre Primo Lévi et à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris.

Une fois des soins prodigués, j’ai été invité au Parlement Européen à Strasbourg (France) où j’ai assisté aux débats sur la proposition de résolution sur les violences politiques au Tchad. Dès que la résolution est adoptée à l’unanimité, je suis invité à la session de la Commission du Développement de l’Union Européenne à Bruxelles où j’ai pris la parole pour demander à l’Union Européenne de s’impliquer dans le règlement de la crise tchadienne et son corollaire de violences par le dialogue entre le Gouvernement Tchadien et ses opposants, recommandation principale du Parlement Européen dans sa résolution.

Dès que cette résolution est votée, une délégation composée, entres autres, de Saleh Kebzabo et Jean Alingué Bawoyeu est dépêchée en Europe pour me suivre pas à pas notamment à Strasbourg, Bruxelles et à Paris. Seul Kamougué Wadal Abdelkader avait décliné l’offre. Face à la véracité des faits et voyant  que leurs insultes, mensonges, ragots et commérages dont ils m’accablent pour me diaboliser ne sont écoutés que d’une oreille indiscrète par leurs interlocuteurs, ils avaient interrompu leur course-poursuite et décidé de rentrer au Tchad toute honte bue. De retour à N’Djaména, ils avaient sauté sur la médiation offerte par Ange Félix Patassé et Omar Bongo Ondimba à moi-même et à Idriss Déby pour un règlement à l’amiable du contentieux électoral. Ils tentaient en vain de renouer des contacts avec moi en me demandant de rentrer.

Je me suis rendu donc à Genève pour y rencontrer les responsables des ONG et associations des Droits de l’Homme accréditées auprès de l’Organisation des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme afin de les sensibiliser sur l’importance de cette résolution qui interpelle les Nations-Unies et ses institutions spécialisées, l’Union Européenne et ses institutions spécialisées, l’OUA, les pays amis du Tchad. De Genève, je me suis rendu à Bonn et à Berlin en Allemagne, à Bruxelles en Belgique pour sensibiliser mes collègues Députés et les ONG. A Paris, j’ai été reçu à un haut niveau à l’Elysée, à la Primature, plusieurs fois au Ministère des Affaires Etrangères et au Ministère de la Coopération et du Développement, à la Présidence de l’Assemblée Nationale et à celle du Sénat ainsi que des ONG de Développement et des Droits de l’Homme siégeant à Paris à l’intérieur de France. Je me suis envolé pour les Etats Unis d’Amérique où j’ai été reçu par les hauts responsables du Parti Républicain et du Parti Démocrate, des institutions affiliées, le Trésor américain, les Associations des Droits de l’Homme et les ONG de Développement, par Monsieur Madavo, Premier Vice-président de la Banque Mondiale en lieu et place du Président Monsieur James Wolfensohn en déplacement etc.

En Afrique, j’ai été reçu par le Président Omar Bongo Ondimba, Président de la République Gabonaise, lors de mon déplacement privé à Libreville où je suis invité par des amis gabonais qui veulent bien m’aider à soigner de manière appropriée les séquelles des multiples tortures que j’ai subies. Sur un tout autre chapitre, je rencontrais de nouveau le Président Omar Bongo Ondimba à Washington lors de mon séjour dans cette ville. Il me transmettrait le message du Président Jacques Chirac selon lequel je devais aider Idriss Déby  à mobiliser les Tchadiens autour de lui pour contenir l’avancée soudanaise considérée comme dangereuse pour toute la sous-région ‘Afrique centrale..

Toutes ces hautes autorités m’ont assuré de leur soutien pour que le Gouvernement tchadien et ses opposants dialoguent. A mon retour, à N’Djaména, des missions diligentées par l’Union Européenne en accord avec les Nations-Unies sont arrivées à N’Djaména. J’ai été parmi les acteurs politiques qui étaient reçus par ces différentes délégations. C’est ainsi que le dialogue entre le pouvoir tchadien incarné par le MPS et l’opposition est entamé au siège de l’Ambassade de l’Union Européenne à N’Djaména. Une fois, le terrain déblayé, les acteurs politiques triés sur le volet se sont retrouvés à l’Hôtel Kempesky pour négocier l’accord  du 13 août 2007 présidé par M. Alingué Bawoyeu Jean. Près de trois mois de débats, ils ont fini par l’adoption du recensement général des populations initiée par mes soins afin de déterminer le nombre des Députés, les cartes biométriques initiées par Ibni Oumar Mahamat Saleh etc. Ma proposition d’associer la société civile à nos débats s’est heurtée à l’opposition farouche de certains leaders des partis politiques ayant à sa tête Saleh Kebzabo. Ces derniers s’étaient également opposés au recensement général de la population et aux cartes biométriques. La suite, on la connait. M. Jean Alingué Bawoyeu interrompt brutalement les débats après qu’il soit nuitamment reçu en compagnie de Saleh Kebzabo par M. Gilles Désesquelles, Ambassadeur de l’Union Européenne pour un diner copieux. Ayant l’onction de ces derniers, M. Gilles Désesquelles monte au créneau pour s’opposer de toutes ses forces au recensement général des populations et aux cartes biométriques etc. Deux commissions sont mises en place pour rédiger l’accord. J’ai désigné mon collaborateur Nasra Djimasngar dans une commission et moi-même dans l’autre. A ma grande surpris ces hommes politiques manquent d’élégance dans leur manière de faire. Ni mon collaborateur ni moi-même n’avions assisté à la rédaction des deux volets de l’accord. Toutefois, ils me demandent de signer ledit accord comme si je suis un analphabète. A cela s’ajoute le refus de débattre les autres points inscrits à l’ordre du jour notamment la présence de la société civile et le fait d’arrêter brutalement les débats heurtent ma fierté. J’ai donc refusé de signer l’accord dit du 13 août 2007. Mais, la suite des évènements m’a donné raison. Ainsi, Ibni Oumar Mahamat Saleh et moi sommes enlevés, le 3 février 2008, pour avoir proposé et fait adopter respectivement le recensement général et les cartes biométriques et Lol pour avoir insisté sur l’application stricte de cet accord du 13 août 2007 qui ont mis à mal la mauvais réélection d’Idriss Déby en 2006.

Aujourd’hui, les acteurs ont inscrit noir sur blanc les cartes biométriques, associé la société civile, organiser les élections départementales, régionales, législatives et présidentielles. En conséquence,, je ne vois pas pourquoi, je vais rechigner à signer ce cadre contractuel du 2 avril 2013.

En effet, ce cadre contractuel n’est ni un accord avec le MPS ni une alliance avec Idriss Déby mais un contrat entre les partis politiques et la société civile afin de veiller aux règles d’organisation des élections départementales, régionales, législatives et présidentielles. Un cadre de dialogue préconisé par la résolution de juin 2001 prise par le Parlement Européen qui:

«1.  invite le gouvernement et les partis politiques du Tchad à collaborer au maintien de la sérénité et à s'abstenir de toute violence durant l'enquête réalisée par les autorités constitutionnelles à la suite des allégations de trucage et de fraude électorale;

2.  condamne les intimidations et arrestations des candidats d'opposition et réaffirme son attachement à la voie pacifique de conquête du pouvoir par des élections libres et transparentes;

3.  observe que l'élection du président Idriss Deby, le 20 mai 2001, a été confirmée par la Cour constitutionnelle tchadienne le 13 juin 2001;

4.  est convaincu qu'un processus électoral ne peut se dérouler avec efficacité et transparence dans une conjoncture où les droits d'expression les plus élémentaires sont continuellement menacés;

5.  estime que le respect des droits humains et du pluralisme politique sont des conditions indispensables pour permettre à la population de défendre ses intérêts légitimes et participer à la prise de décisions, et en dernière analyse pour combattre la pauvreté;

6.  demande aux autorités tchadiennes de traduire devant la justice les forces de l'ordre qui auraient commis des exactions pendant la campagne électorale présidentielle;

7.  invite le Conseil et les Nations unies à élaborer des politiques de développement durable qui renforcent et soutiennent l'évolution économique, sanitaire et sociale au Tchad en vue de soulager la pauvreté, de promouvoir la stabilité, de renforcer l'État de droit et de garantir la mise en place d'un gouvernement cohérent;

8.  rappelle que l'avancement des travaux relatifs au projet d'oléoduc au Tchad a besoin d'une situation stable, donc démocratique, ces revenus devant être partagés équitablement entre les populations tchadiennes, et non être utilisés à des fins électorales;

9.  demande au gouvernement tchadien, à la Banque mondiale et à la Banque européenne d'investissement de faire la lumière sur le détournement présumé de fonds destinés au financement de l'oléoduc Tchad-Cameroun;

10. invite instamment l'Union européenne à envoyer une équipe de superviseurs lors des prochaines élections au Tchad et à contribuer à financer des programmes destinés à prévenir toute irrégularité technique et électorale ultérieure;

11. invite la Commission à examiner la possibilité de recourir à la procédure de consultation conformément à l'article 96 de l'accord de Cotonou.

12. charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et parlements des États membres, au Conseil des ministres ACP-UE, au gouvernement tchadien et au secrétaire général de l'OUA.».