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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Pourquoi Idriss Deby Itno Massacre les Tama?
Ahya Amine Saleh
Pourquoi Idriss Deby Itno Massacre les Tamas ?

Depuis l'arrivée du président Idriss Deby Itno au pouvoir, les Zakhawa Bideyat sont subitement devenus les plus riches en assiégeant les services générateurs des ressources de l'état, en pillant les entreprises et projets de développement sans être inquiétés, ou en arrachant militairement les biens et bétails des autres paisibles Tchadiens. La détérioration de la situation dans le Dar Tama qui ne fait que s'accentuer sous le silence total du Gouvernement, est en réalité orchestré par le président Idriss Deby Itno en personne. Le mot d'ordre est d'exterminer les Tamas pour laisser le département aux Zakhawa Bideyat compte tenu de tous les avantages qu'offre cette région du Nord-est du Tchad, particulièrement irrigués, propice à l'agriculture, à l'arboriculture et à l'élevage. L'objectif d'Idriss Deby et de ses parents c'est de faire fuir la population en exécutant, pillant, violant, afin de s'y installer et faire de la région un pâturage pour les ce ntaines de milliers de chameaux qu'ils ont extorqué de force aux autres communautés Tchadiennes, dont les Tamas.

 
En dépit des dénonciations faites par Human Right watch, Amnesty International, la RADDHO, LTDH, etc… sur les massacres multiples dans la région du Dar Tama, Idriss Deby et ses parents continuent de bruler champs et villages, assassinés les populations, extorquer le bétail, violer les femmes sans être inquiétés. Ces rapports sur le Dar Tama qui existent sur les pages des organisations citées ci-dessus sont des preuves irréfutables de l’implication du pouvoir Tchadien.
 

Voilà bientôt 17 ans qu'Idriss Deby et les Zakhawa Bideyat sévissent impunément dans la Dar Tama. En 2007 une accalmie s'est installée dans le Dar Tama grâce aux dénonciations de plusieurs organisations des défenses des droits de l'homme Tchadiennes et internationales, ainsi qu'au retour des rebelles du FUC, dont nombreux sont des enfants de cette région. Ils sont sortis en rebellions pour refuser de subir l'humiliation et le génocide planifié par les Zakhawa Bideyat qui vivaient pourtant en parfaite harmonie avec les Tamas avant l'arrivée au Pouvoir D'Idriss Deby Itno en 1990.
 

Dans sa stratégie de liquidé les Tamas de région, Idriss Deby ne lésine sur rien. Tous les intellectuels et Chefs Tama doivent, soit se soumettre au désir des Zakhawa Bideyat, soit se taire. C’est ainsi que le Sultan du Dar Tama Haroun Mahamat Abdoulaye a été demis injustement de son trône pour y mettre une marionnette inféodés au régime de Deby. Et d’autres ont choisi de s’exiler ou de s’opposer militairement au régime.

 


Depuis les accrochages du 21 octobre 2010, une répression sauvage et plusieurs interpellations, des civils et militaires se poursuit à Guéréda et ses alentours. Tous les officiers qui ont voulu prêcher le calme et la réconciliation entre les deux communautés, comme le Colonel Issack Ramadan ou Abdallah Tewilé ont été arrêtés et transféré à N’djamena avec un refus de visite aux proches.

Comme pour récompenser la famille Zakhawa de Dongué, Chef de renseignement militaire de Guereda (B2) et auteur des accrochages entre les communautés où il trouva lui-même la mort, un de ses proches parents vient d'être nommé discrètement Commandant de la région militaire (COM RM) de Guereda, à la place du colonel Ismael Solsol, d'ethnie Tama, décédé lui aussi au cours des accrochages.

 


En ce moment la tension est subitement remontée et les patrouilles de la milice Zakhawa appelé Aboutika a repris de plus belle. Ces Aboutika se regroupent, bénéficient des armes et munitions servi directement par la réserve stratégique, organe supervisé personnellement par le président Deby. Elle a aussi bénéficié du soutien des rebelles du RFC qui voulait les débaucher du camp d’Idriss Deby en leur promettant la même chose contre les Tamas. L’implication du RFC dans la tension dans le Dar Tama a été évoquée dans plusieurs rapports qui se trouvent encore en ligne. Cette milice sillonne en ce moment les villages Tamas à dos de chameaux pour annoncer les prochains assauts et massacres. La mission du nouveau COM RM discrètement nommé est de superviser et couvrir les prochains massacres voulus par le président Déby. Les prochaines phases des massacres contre les populations Tama se préparent à la barbe et au nez des agences des nations unies déployés à Guéréda dans le cadre de l'assistance aux réfugiés Darfouris (MINURCAT, OCHA, UNICEF, UNHCR, PAM etc.), et de nombreuses organisations internationales non gouvernementales.

 


Rappelons qu'après l'accalmie de 2007, plusieurs cadres, officiers et hommes de rang des ex FUC surtout de l'ethnie Tama qui ont refusé l'arbitraire du régime et qui ont pacifiquement réclamé plus de justice et de sécurité pour les populations, ont été soit demis de leurs fonctions et emprisonnés, soit traqués et assassinés. A titre d'exemple, depuis fin novembre 2007, croupissent dans les prisons sur instruction du président Idriss Deby Itno, sans être jugés, les officiers et cadres suivant : (voir la photo de gauche à droite)


Brahim Idriss Brahim ID 07011124
Daoud Ibrahim Yaya ID 07019117
Abdel Aziz Moussa Souleymane ID 96000706
Youssouf Abdelkerim Abbo gourou ID 07018542
Yacoub Oumar Adam ID 07013470
Ali Abdelkerim Mahamat Yacoub ID 07019085
Abdelkerim Mahamat Ahmat Toraye Ex préfet de Guereda.

Depuis plus d'un an croupis également en prison le Colonel Mahamat Abdelkerim Abdallah (ID 0701278) sans être présenté à un juge.


Un des cas les plus flagrant fut l'assassinat très lâche à N’Djamena du colonel Aicha Moussa Issack ( ID 0701153) en 2009 par les éléments de la sécurité du président au prétexte que cette dernière aurait mis en déroute lorsqu'elle était en poste à Guereda une colonne importante de la milice Zakhawa Abtika qui écume avec la bénédiction du président Deby le Dar Tama.
Aujourd'hui, les travailleurs humanitaires expatriés et Tchadiens qui vivent dans la région, véritables témoins de ces massacres organisés au plus haut sommet de l’Etat Tchadien, attirent l'attention de leurs différentes organisations basées à l'extérieures sur la situation. S'il est vrai que les informations circulent sur les dérives inadmissibles du clan au pouvoir, la mobilisation quant à elle mérite d'être redoublée pour permettre aux populations Tchadiennes du Nord comme du Sud de vivre en paix dans leurs terroirs.



Ahya Amine Saleh