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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

DECLARATION

Pour une Election Transparente et Juste

 

Dans une déclaration publiée le 31 mars 2011, le CIMAC demandait au Président  WADE  de « s’engager à respecter  des  lois électorales et les procédures en vigueur » il fondait cette démarche sur l’analyse de la crise du système international et de ses répercussions aggravées au Sénégal.

 

En effet, celles-ci sont amplifiées, entre autres,  par :

-         La  faiblesse de l’anticipation

-         Les dépenses gabégiques et les scandales financiers répétitifs

-         Les inondations récurrentes

-         La calamiteuse fourniture de l’électricité

-         La mauvaise gestion des revendications sociales et du dialogue

-         L’arrogance d’une certaine élite politique et administrative

 

Ainsi, le pouvoir d’achat de secteurs importants de la population sénégalaise s’est érodé de manière drastique ces dernières années alors que de «  nouveaux riches » évoluant dans les cercles du pouvoir étalent de manière ostentatoire et provocatrice des biens suspects.

 

Cette paupérisation, de plus en plus, massive se combine avec d’autres frustrations et favorise une situation d’émeutes et  d’insurrection. Or, le contexte international marqué par de vastes contestations et des remises en cause des pouvoirs pouvait influencer le Sénégal à la veille d’une élection présidentielle.

C’est pourquoi, en voulant changer de manière unilatérale la loi électorale, le Président WADE et son gouvernement ont choisi délibérément d’installer la situation d’émeutes. Pourquoi ?

S’agit-il de forger un prétexte pour……….. ? 

Quels que soient les calculs et les plans préparés pour fausser ou différer l’expression d’une volonté populaire, les conséquences désastreuses pourraient s’accroitre.

Et, le Sénégal se passerait volontiers de ces dégâts.

Par conséquent, pour rassurer les citoyens, préserver la stabilité et conduire le pays vers une élection transparente, le Président WADE doit :

·        Dénoncer les menaces proférées par ses partisans

·        S’engager à respecter  (et à faire respecter) les lois électorales et les procédures en vigueur.

·        Disposer l’administration à garder  une neutralité  dans le jeu partisan et empêcher toute utilisation  des biens publics dans celui-ci.

·        Initier d’importantes mesures pour assister les victimes des inondations

Le jeudi 23 juin, une mobilisation populaire a empêché un grossier et dangereux « coup d’état constitutionnel »

Toutefois, force est d’admettre que de 1960 à nos jours, les régimes politiques du Sénégal ont manipulé de manière scandaleuse les constitutions qu’elles ont proposées au peuple sans que celui-ci ne soit bien informé des enjeux. C’est  pourquoi, en toute humilité, le CIMAC estime qu’il faut procéder à de larges concertations et convoquer des assemblées populaires constituantes.

 

Pour le CIMAC les élites politiques sont plus préoccupées des prébendes qu’elles tirent du modèle de pillage de la civilisation occidentale que des intérêts des populations. Il faut changer cet ordre  des choses

Un autre Sénégal est possible

 Dans les échanges pour son édification le CIMAC propose !

-         Le refus du modèle néo-liberal imposé par les institutions financières internationales

-         La mobilisation de l’épargne nationale et l’option d’un développement basé sur des processus endogènes

-         L’audit de la dette publique extérieure et des scandales financiers  sous le contrôle citoyen

-         Pour une économie prenant pour base l’agriculture et pour axe la satisfaction des besoins nationaux

Pour un autre Sénégal

                                                                                                                                           Le Bureau Exécutif

                                                                                                                                                                                                                        06/07/2011

 

Lire la déclaration : ICI