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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Dr Albissaty Saleh Allazam,
à Dakar (Photo prise en 2007)

Quand je parlais dans mon article précédent d’ « icones de la défaillance nationale », je faisais allusion à une certaine catégorie d’individus qui étaient (et le sont encore) directement ou indirectement la cause de l’élimination physique et/ou politiques de vrais leaders et patriotes tchadiens ; des leaders qui avaient dans leurs têtes des vrais projets de société pour la République.

De même, quand je parle de l’élimination physique c’est parce qu’il en avait eu effectivement mais dont on en parle presque pas ; ces assassinats n’ont jamais fait l’objet d’enquêtes juridiques ne serait-ce que de manière folklorique.

Les patriotes étaient donc écartés de la gestion de nos révoltes populaires parce qu’ils ne sont pas de la même espèce que leurs « camarades » de lutte. Ces derniers étant des spécialistes de la démagogie de type ultraréactionnaire, ils ne voient la révolution qu’à travers le prisme qui leur convient. Autrement dit, la révolution, pour eux, c’est l’ascension politico-sociale personnelle.

Nous les avons vu s’appuyer sur la religion, la région, la tribu, le clan, le sous-clan, bref, sur tout qui pourrait leur raccourcir le chemin de l’ascension criminelle « une ascension réalisée à coup des mensonges, des coups bas, de flétrissures et que sais-je encore, est bien une ascension criminelle ». Cette ascension est grandissimement criminelle lorsqu’on constate que ceux qu’ils avaient ameutés pour « la cause tribale », ceux qui étaient embrigadés au nom de la fratrie consanguine, sont aussitôt oubliés dès que ces prétendus leaders obtiennent ce qu’ils recherchaient.

Malheureusement pour le peuple tchadien, ces vermines de la pire espèce, qui barbotent dans le lugubre paysage politique tchadien, sont plus que nombreux. Il me faudrait peut être dire que la classe politique tchadienne n’est pratiquement composée que d’eux. Il n’est donc pas du tout étonnant que nos révoltes populaires soient toujours mal gérées !

Une révolte populaire (je préfère le terme révolte à celui de la révolution pour les raisons que l’on sait), pour convaincre, elle doit être gérée par des hommes, à défaut d’être blancs comme neige, ils doivent avoir au moins deux qualités : l’honnêteté intellectuelle de reconnaitre leurs défauts et accepter les avis de ceux qui ont quelques chose d’honnête à proposer.

Aussi, la gestion d’une révolte (pour qu’elle évolue vers une révolution) recommande des hommes qui ont au préalable un projet de société ; un projet de société auquel ils croient réellement et qu’ils sont justement entrain d’arranger les contours avant ou au moment du déclenchement du soulèvement. Et le projet de société dont il est question devrait répondre aux aspirations populaires déclenchant le soulèvement.

Lisons un peu l’histoire des autres révolutions et apprenons. Il n’y a aucune révolte dont les dirigeants n’étaient pas des contestataires de l’ancien ordre ; des contestations qui concernent au moins quelques aspects de la vie politique, économique et sociale cause de la révolte. En comparaison, chez-nous, au Tchad, la plupart de ceux qui tiennent les rênes de la rébellion sont des récupérateurs c'est-à-dire qu’une fois la révolte déclenchée par le « petit peuple », des individus ayant failli à obtenir ce qu’ils veulent par les voies légaux à cause de l’insignifiance de leur personnalité (je parle bien de leur personnalité et non de leur personne. Nuance), ils sautent sur l’occasion et s’autoproclament dirigeant de la révolte.

Je l’ai toujours dit, après d’autres bien entendu, qu’on ne pourrait en aucune manière se décréter révolutionnaire du jour au lendemain, moins encore un leader révolutionnaire.

Le qualificatif de « compétent » dont on affuble certains opposants n’a de réelle que la présence physique de ces derniers dans la sphère des révolutionnaires. Combien des fois n’a-t-on pas entendu et /ou lu des fans d’untel le bombardant de cette qualité ; histoire de lui donner une stature nationale plastique lui permettant d’ambitionner une certaine légitimité de leadership.

Lorsque notre compatriote Ibrahimy Abdelkerim se demande pourquoi nous échouons dans la gestion de nos révoltes (il a même esquissé quelques raisons), c’est justement parce que ces révoltes sont gérées par des individus pas du tout « recommandables » à cause de leur morale élastique à souhait. Une morale dont l’aptitude à s’accommoder de l’avilissement n’a rien à envier à l’état d’esprit d’une prostituée de trottoirs.

L’on serait tenté de me lancer qu’une rébellion doit s’ouvrir à tout le monde. Oui, mais pas « ce monde » d’individus qui ont fait leurs preuves dans la malversation, des individus dont toute la personnalité n’est cousue que de tissus de menteries.

J’avais dit encore dans mon précédent article que (en matière de révolution) il ne saurait question de ménager la chèvre et les choux. Je voudrais dire par-là que pendant la marche d’un mouvement révolutionnaire, on ne met jamais certaines personnalités au-devant de la scène. Cela porte un préjudice incalculable en termes de sérieux de cette révolution. Cela est aussi préjudiciable à l’image de la révolution vis-à-vis de l’extérieur. Or que remarque-t-on chez-nous ? Des hommes notoirement connus pour leur mauvaise fois pendant qu’ils étaient aux affaires, ce sont ceux-là qui se trouvent être bombarder des titres de leaders de la « révolution », des libérateurs ; allons-y savoir libérer qui, de qui ou de quoi et par qui.

Et donc, dans cette révolution-là, la nôtre bien entendu, pour qu’on soit écouté ou « décideur » il faudrait avoir été un ex-ministre corrompu ou un haut dignitaire du régime (votre qualité de haut cadre technique honnête ne veut rien dire) et surtout avoir été un detourneur des deniers publics ; en somme, un malfrat de grand gabarie. Ici, en « milieu révolutionnaire », on appelle cela de l’expérience. Ils croient que cela leur confère une certaine légitimité pour être à la tête d’un mouvement de lutte de libération nationale.

Ceux qui les soutiennent vaille que vaille et qui passent leur temps à médire tout autre personne au sein de la résistance, pour un oui ou pour un non, ont-ils pris le temps de scruter impartialement leur passé ?

Pis, ces leaders se sont trouvé une autre activité supplémentaire pour se tenir sur leurs « trônes révolutionnaires». Ils passent des temps des coups des fils à qui de droit pour l’informer du comportement d’untel. Qu’on suive mon regard !
Ce « untel » subit alors toutes les tracasseries et les pressions de tout genre pour qu’il se taise ou il se rallie au régime et après se sont les communiqués de trahisons, tels des chiens qui courent dans son dos, qui le poursuivent.

C’est vrai qu’il ya parmi les ralliés, et cela je l’avais dit en maintes reprises, il y a ceux qui se sont retrouvés au sein de l’opposition en général et l’opposition armée en particulier, par pur opportunisme ou, pis, par un scandale de l’histoire ; malgré eux. Qu’on m’exempte des détails.

A suivre

Albissaty Saleh Allazam
 
source Al-Ifrighi