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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Dr ABDOULAYE ADAM DJEROU,

DIRECTEUR DE L’HOPITAL DE L’AMITIE TCHAD CHINE,

BP : 5425, N’Djaména - Tchad

Tél. : (235) 66 29 06 38 / 98 00 29 29

Email : tidiguine2@yahoo.fr

 

 

Réponse à Mahamat Ahmat pour son article intitulé : 

« Pillage à huis-clos à l’Hôpital de la Liberté… »

Monsieur Mahamat Ahmat ? Je ne sais pas si cela est vraiment votre nom, mais j’ai lu avec intérêt vos diatribes, récemment mises en ligne sur le blog de Makaila, sous le titre : «Pillage à huis-clos : Hôpital de l’Amitié Sino-tchadienne (ex-Liberté) entre les mains d’un intouchable indéboulonnable ! » J’en tire la conclusion comme quoi, dans l’ordre de tous les « connaisseurs » et « défenseurs » du système sanitaire tchadien, vous êtes incontestablement celui qui a le mérite de la palme de désinformation, d’intoxication, d’iniquité, d’indignité et de toutes les hargnes imaginables. Car, votre méconnaissance des choses élémentaires (comme le civisme) et certainement la faiblesse de votre caractère vous dictent des lacunes, des élucubrations, des amalgames et des contre-vérités qui ne sont pas données à un homme de culture.

Ne pouvant laisser vos turpitudes plonger l’opinion dans l’obscurantisme, je clame ici l’exercice de mon Droit de Réponse, dans le but de liquider point par point vos bévues ; et, par la même occasion faire savoir au monde que le soi-disant Mahamat Ahmat, présumé « Spécialiste de santé communautaire », n’est pas défendable.

Oui, Monsieur Mahamat Ahmat, vous n’êtes pas défendable ; parce que premièrement vous m’accordez une longévité de 14 années à la tête de l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine. Pourquoi voulez-vous d’entrée de jeu fausser le jeu en oubliant mon passage à la Direction Générale des Activités Sanitaires durant deux ans ? A quel dessein  avez-vous grossi d’emblée ma durée à la tête de l’Hôpital ? Pourquoi n’avez-vous pas voulu faire savoir à l’opinion que c’est pour la seconde fois que je suis affecté à l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine, avec des années d’intervalle de service ailleurs ? Comment vous vous êtes arrangé pour ne pas savoir que la dernière nomination du Dr. Abdoulaye Adam Djérou en qualité de Directeur de l’Hôpital de la Liberté a été actée par l’Arrêté N° 036/PR/PM/MSP/SE/SG/2008, du 15 février 2008, et signé du Pr. Avocksouma Djona Atchénémou, alors ministre de la Santé Publique ? Cette nomination, faut-il vous le préciser, est intervenue alors que j’assumais les fonctions de Directeur Général adjoint des Activités Sanitaires (DGAS). Par le même acte, mon prédécesseur a été « appelé à d’autres fonctions. »

Dans ce contexte très clair, comment vous vous permettez d’écrire des insanités du genre : « Abdoulaye Adam Djérou profita de l’absence de son successeur après les événements du 2 février 2008 pour récupérer la direction de l’hôpital, s’y enkysta sans décret et pour toujours » ? Une telle allégation n’est-elle pas symptomatique de la turpitude de son auteur ? En clair, où serait passé mon prédécesseur pendant les événements du 2 février comme vous le dites ? Qui de vous ou de mon prédécesseur se plaint-il alors de ma nomination, d’autant que vous reconnaissez qu’il y a eu  « abandon de poste » ? Puisqu’il y a eu abandon de poste, n’y a-t-il pas impérieuse nécessité de nommer quelqu’un à la place du « déserteur » en ce moment surtout  où le pays avait énormément besoin de service de santé pour venir au secours de milliers de vies humaines en danger vital ?  Dire que mon prédécesseur s’est éclipsé pendant les événements du 2 février 2008 ne constitue-t-il pas une injure et une atteinte grave à l’intégrité morale de l’intéressé ? Ne saviez-vous pas que vos allégations constituent une révélation d’une incurie et d’une grave irresponsabilité professionnelle à la charge de la personne que vous prétendez défendre ?

En tout état des causes, Mahamat Ahmat, vous seriez pardonnable si vous ne vous êtes pas prévalu du titre de « Spécialiste de santé communautaire ». Car, c’est sous ce label que vous m’accusez de « gérer l’Hôpital comme ma propre boîte privée, sans conseil d’administration. » Je précise : à part l’HGRN (Hôpital général de référence nationale) et récemment l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant, aucun autre hôpital public au Tchad n’a l’autonomie de gestion pour se doter d’un conseil d’administration. En effet, l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine est un hôpital régional, relevant du ressort de la Délégation Sanitaire Régionale de N’Djaména (ministère de la Santé publique). La gestion quotidienne des activités de l’hôpital relève de la compétence des commissions, lesquelles agissent sous la supervision du Directeur adjoint – et non du Directeur titulaire ! Ces commissions, faut-il le préciser, sont composées de médecins, de paramédicaux, de gestionnaires, de comptables, de chefs de service et de délégués du personnel. Enfin, les commissions sont indépendantes et souveraines ; leurs délibérations transcendent toujours les prérogatives du Directeur, qui n’en est d’ailleurs pas partie prenante.  

Dans ces conditions, quelle est la marge de manœuvre du Directeur Abdoulaye Adam Djérou pour « gérer l’hôpital comme sa boîte privée » ? Quels sont les indicateurs qui vous amènent à dire, je cite : « La gestion quasi-privée de cet hôpital est une des causes de mauvaises prestations de services sanitaires » ? Pour vos informations, sachez que l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine est une des rares structures sanitaires du pays où les indicateurs sont en deçà des normes critiques définies par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ; et il suffit de se rapprocher de nos services des statistiques pour se rendre compte de cette réalité encourageante. Sans prendre ses sages précautions, vous avez écrit, je cite : « Abdoulaye Adam Djérou, en complicité avec des médecins étrangers de cursus douteux, venant de Tunisie, Egypte ou Soudan, exerce des pratiques occultes pour rançonner les patients nationaux qui mordent à l’appât tendu par cette maffia dirigée en sous-main par cet homme cupide. »

Un peu plus loin, vous avez ajouté : « Pour mieux se servir ou se couvrir, il [Abdoulaye Adam Djérou, bien entendu] s’entoure des infirmiers analphabètes, de garçons de salles de sa région natale et de gardiens recrutés par lui-même ! Il écarta tous les médecins compétents affectés à cet hôpital par le ministère. Par contre, il recrute de son chef de jeunes médecins en instance d’intégration ou des étudiants en médecine pour faire renflouer les caisses de l’hôpital et tout cela dans une totale opacité, sans passer par la DRH du ministère. »

Pourquoi voudriez-vous noyer l’opinion aux tréfonds de vos contre-vérités, de vos propres amalgames et de votre profonde malhonnêteté ? Comment un infirmier peut-il être analphabète ? Savez-vous ce qu’une personne doit apprendre avant de devenir un infirmier ?  En tout cas, s’il est avéré que la Tunisie, l’Egypte ou le Soudan sont des pays qui forment d’excellents médecins, souvent recherchés en Europe et en Amériques, aucun médecin soudanais, égyptien ou tunisien n’officie actuellement à l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine. Par conséquent, « la maffia », « les pratiques occultes » et les « rançons » dont vous parlez n’existent que dans votre imagination infertile et rétrograde.

A la limite, comment un « spécialiste en santé communautaire » de son état n’arrive pas à comprendre les rouages de la coopération entre les Etats ? M. Mahamat Ahmat, sachez que tout étranger désirant arriver au Tchad dans le cadre de la coopération doit obligatoirement passer par le ministère des Affaires étrangères, lequel le met à la disposition du département concerné. C’est le cas du ministère de la Santé Publique qui, en fonction des capacités d’accueil des structures sanitaires existantes, oriente les missions médicales. Ainsi, l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine a eu à accueillir toutes les caravanes qui se sont séjournées au Tchad ; et il n’y a aucun inconvénient en cela, parce qu’il s’agit d’une structure sanitaire publique. Ces caravanes, il faut le souligner, sont généralement constituées des professeurs agrégés et des spécialistes chevronnés, qui interviennent toujours avec leurs propres équipements et leurs propres médicaments, ceci en étroite collaboration avec le Programme de la Cécité, dirigé par un spécialiste, qui coordonne l’expertise et en rend compte à la Direction Générale des Activités Sanitaires. Tout cela pour vous dire que ce n’est pas le Dr Abdoulaye Adam Djérou qui fait venir les médecins étrangers à l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine. Ceci est du ressort du Ministère de la Santé Publique, donc de l’Etat. Et tout compte fait, ces caravanes ont fait beaucoup de bien à la population tchadienne, parce qu’elles administrent toujours ses soins à titre gratuit ; et nombreux sont ceux qui ont retrouvé leur vue, des soins oculaires et des verres correcteurs. Ces soins ne sont pas à la portée de la bourse de pauvres ; alors, il faut avoir une bonne dose de malhonnêteté dans la conscience pour dire que ces missions humanitaires procèdent de la maffia et rançonnent les patients.

Il est tout aussi malhonnête et ridicule d’alléguer que « Abdoulaye Adam Djérou recrute le personnel en toute opacité, sans passer par la DRH du ministère. » La vérité est que tous les agents en service à l’Hôpital ont été dûment affectés par le ministère de la Santé Publique, avec des numéros de matricule en bonne et due forme. Actuellement, ces agents sont en recensement biométrique ; seul le verdict de ce contrôle pourra révéler si Dr Abdoulaye Adam Djérou emploie des fantômes.

Mais toujours est-il que M. Mahamat Ahmat est constamment hanté par le fantôme de « médecins en instance d’intégration » et des « étudiants en médecine » dans les couloirs de l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine, notamment avec la bénédiction du Directeur. Là aussi, les affabulations de notre contradicteur tiennent sinon de l’obscurantisme, du moins de la mauvaise foi ; d’autant plus qu’il n’y pas un seul médecin en instance d’intégration dans les rangs du personnel de l’hôpital. Quant aux étudiants en médecine, la cécité intellectuelle de notre détracteur ne lui a pas permis de savoir qu’il est à la fois un droit et un devoir pour ces futurs médecins d’effectuer de stage pratique dans un établissement sanitaire de leur choix, en vue de se préparer pour aborder efficacement les réalités de la vie professionnelle. Retenez cela comme une leçon des choses de la vie, M. Mahamat Ahmat !

Retenez aussi que les textes du Tchad autorisent les médecins à ouvrir un cabinet de soin médical. Cette possibilité m’a amené à ouvrir la clinique Al-Iladj ; une des cliniques les moins nanties à l’échelle nationale. Mais voici ce que M. Mahamat Ahmat en dit : « Ce médicastre de moralité douteuse [Abdoulaye Adam Djérou encore, bien entendu] pille allègrement les ressources matérielles de l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine et transporte tout ce qui est transportable dans (cette) clinique… Ainsi, il a garni sa boîte privée avec les dons chinois en matériels : échographes, lits, cardiographes, radiographes, potences, boîtes de chirurgie, tensiomètres, thermomètres… Il a vidé tous les magasins de l’Hôpital pour garnir sa clinique. »

Si le pillage décrit par M. Mahamat Ahmat avait vraiment lieu, peut-on encore parler du personnel, des patients, des services sanitaires ou encore de l’existence même de l’Hôpital de la Liberté ? Qui des Chinois ou de l’Etat tchadien s’est déjà plaint de la disparition de dons en matériels médicaux à la charge du Directeur de l’Hôpital ? Qu’y a-t-il à faire avec des cardiographes dans une clinique qui n’a même pas de spécialiste dans ce domaine ? Est-ce encore la hargne de discréditer Abdoulaye Adam Djérou que M. Mahamat Ahmat l’accuse de vol d’objets de peu de valeur comme le lit ou la potence ?

Autre séquence noircissant, toujours signée M. Mahamat Ahmat : « De nombreux ministres ont tenté de déboulonner cet intouchable [Abdoulaye Adam Djérou] qui ne jure que par le nom de la maman du Président. Ils se sont cassé les nez. Actuellement, Mme le ministre de la Santé, Toupta Boguena, ferme les yeux sur les malversations du fameux directeur. N’a-t-elle pas de pouvoir contre cet intouchable ? Craint-elle pour sa sécurité ? Ou reçoit-elle du farfelu quelques émoluments sous la table ? »

Traductions : 1 - Le Tchad est un Etat sauvage, où il suffit de clamer le nom de la maman du Président de la République pour avoir droit à tout ! 2 – Mme Toupta Boguena, ministre de la Santé Publique est sinon corrompue jusqu’à la moelle des os, du moins une incapable et lâche ! Et c’est M. Mahamat Ahmat seul qui détient toutes ces vérités.

Malheureusement, le véritable groupuscule qui se cache derrière ce nom est un consortium de tarés. Sinon, pourquoi se mure-t-il dans la cyber-cachette pour tirer à boulets rouges sur des honnêtes gens ? Avec la démocratie et les libertés, pourquoi ceux qui se disent « M. Mahamat Ahmat » ne convoquent-ils pas une conférence de presse ou n’organisent-ils pas une conférence-débat pour faire ses critiques à visage découvert, sachant qu’ils ont la protection de la Constitution ? Qu’y a-t-il de constructif pour l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine  dans les lignes de l’écrit ici décortiqué ?

Moralement émasculé et faible, ceux qui se surnomment « Mahamat Ahmat » peuvent toujours fuir les débats démocratiques pour se réfugier dans l’anonymat du cybermonde. Mais ce que les uns et autres ignorent, c’est que tôt ou tard, les masques seront tombés, les fameux défenseurs de mon prédécesseurs sont désormais connus ; et bientôt la force du Droit rattrapera chacun dans sa cachette ; alors chacune sera puni conformément aux lois et actes en vigueur contre les « délits de sale gueule », notamment par les dispositions Loi portant régime de la presse au Tchad, en ses articles 18, 19, 20 et suivants.

Le Directeur de l’Hôpital de l’Amitié Tchad Chine

Dr. ABDOULAYE ADAM DJEROU

Email : tidiguine2@yahoo.fr