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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

salle-d-audience.jpgL’on se rappelle que l’une des icones de la magistrature Tchadienne, Béassoum Ben Ngassoro Procureur Général près la Cour d’appel de N’djamena  a été suspendu par le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) en Mai 2010 pour avoir délivré des autorisations de sortie de prison à Messieurs Mahamoud  Boubakari  (ex Trésorier payeur Général) et Mahamat Yamba (ex Directeur du Contrôle Financier). Cette suspension suivie de menaces de poursuite a eu un dénouement fatal avec la mort subite de ce dernier qui n’a pas supporté ces injustes humiliations.

Que n’a-t-on pas dit dans le milieu judiciaire pendant ces moments de deuil où d’aucuns pensent que le Procureur Général Béassoum aurait  agi par intérêt après avoir reçu un pot de vin.

Pour la majorité, Béassoum en bon exécutant n’aurait agi que sur instruction de sa hiérarchie qui ayant essuyé la fureur du Chef, l’a sacrifié sur l’autel de sa propre sauvegarde.

Pendant que le spectre du défunt rode encore autour du palais, on vient d’apprendre que la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice composée essentiellement des membres de le Cour Suprême et présidée par un magistrat « chevronné » Belkoulayo Ben Coumareaux (homme -lige de Birémé), vient de commettre la même faute reprochée à Béassoum : autoriser  Mahamat Yamba à se rendre à l’étranger pour recevoir des soins  pour une prétendue maladie. 

Prenant le devant d’une éventuelle interpellation des Hautes autorités, le Ministre de la Justice, prenant  le CSM à témoin de cette situation en arguant une fois de plus qu’il n’était pas préalablement informé.

Cherchant à justifier l’injustifiable, le Président de la Cour Suprême, parrain de cette commission d’instruction, prétend à tort que dans le premier cas, il y a faute et dans le second cas, il s’agirait d’un acte juridictionnel. Encore faut-il réécrire les livres de procédure judiciaire pour inclure les autorisations de sortie pour soin dans les actes d’instruction !

Cela ne nous étonne guère venant d’un piètre magistrat qui a bâti toute sa carrière non pas sur la compétence mais sur la logique de la discrimination positive tendant à la promotion des Nordistes- musulmans- Arabophones.

Le pauvre Béassoum devrait se retourner dans sa tombe s’il apprend que Mahamat Yamba pour qui il a été sacrifié se ballade en ce moment librement au Cameroun d’où il ne reviendra peut être jamais.

D’ailleurs Yamba a t –il été un seul instant malade ? Tout au plus souffre t-il seulement d’une dépression nerveuse consécutive à sa longue incarcération qui se serait selon certaines indiscrétions magiquement évaporée  au lendemain de sa libération.

C’est dire une fois de plus que notre Justice va mal et ce ne sont pas les responsables actuels qui peuvent apporter un quelconque remède à cette institution.

L’actuel Ministre de la Justice, Garde des Sceaux Naimbaye Lossimian , qui devrait plutôt s’appeler garde des siens est un  véritable dinosaure politique désorienté dont les actes de triste mémoire rappellent à certaines victimes des événements du Tchad les massacres de 1979 « des Doums à Moundou ». Malgré son âge, il n’a rien perdu de son tribalisme primaire qui se manifeste dans ses actes quotidiens.

Le deuxième vice Président du CSM ,  Président de la Cour Supreme Abderahim Biremé Hamid , contre toute attente se révèle être de nos jours un véritable cancer pour la Justice comme le prouvent les nombreux articles écrits  par ses proches collaborateurs sur son comportement monarchique au sein de cette noble institution.

Comment comprendre qu’un juge de sa trempe qui a fait croire à tout le monde qu’il est une référence en matière d’intégrité et de probité puisse accepter  de prendre gracieusement dix lots de terrain attribués aux déguerpis de Gardolé alors qu’il n’a jamais été victime  d’un quelconque déguerpissement.  Ne s’agit –il pas d’une escroquerie aggravée au préjudice des victimes des nombreux déguerpissements qui n’ont pas encore été indemnisés ?

Décidément la Justice Tchadienne est entre de « bonnes mains » serait on tenté de dire.

 Qui peut sauver cette institution ?

 

AHMAT CHARLES DJIKOLMBAYE