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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

laurent gbagbo election repoussee200

Nous ne le dirons jamais assez: ce sont  les « Accords de Ouagadougou » qui ont fixé les bases d'intervention de la Communauté internationale en contrepartie du financement, de la surveillance et de l'appréciation de la sincérité des élections en Côte d'Ivoire. De cela, il en est sorti avec le consentement de toutes les parties ivoiriennes, africaines et internationales à la division du travail de la manière suivante: 

  • la proclamation par la Commission Électorale Indépendante (CEI)

  • la validation par la Cour constitutionnelle (CC)

  • la certification par l'ONU

     

Pour une plus grande compréhension et en guise de rappel, nous remettons au goût du jour l'article 64 nouveau de l'Ordonnance n° 2008-133 du 14 avril 2008 portant ajustements au code électoral pour les élections de sortie de crise. Il y est clairement disposé que: « Dans le cas où le Conseil Constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection et notifie sa décision à la Commission Électorale Indépendante qui en informe le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et le Représentant Spécial du Facilitateur à toutes fin utiles. La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition de la Commission Électorale Indépendante. Le scrutin a lieu au plus tard quarante cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil Constitutionnel. » 

Il est dommage que M. GBAGBO n'en fasse pas allusion dans son discours alors que c'est le nœud du contentieux. Dès lors, quelle est donc la signification politique de ce discours de M. Laurent GBAGBO?  Elle est à un triple niveau:

- rassurer les institutions africaines et internationales dont la forte pression se fait sentir de plus en plus avec l'isolement de ce régime illégitime avec les conséquences qui s'y rattachent: blocage des avoirs et restriction de son aller et venir

- endormir les opposants au-delà du camp ADO et au besoin créer les bases d'un « dialogue » qui permettent de passer de la légalité à la légitimité

- préparer et dégager la responsabilité de ses « escadrons de la morts »  à la vague de violence à venir pour échapper à la justice internationale.

Même si M. GBAGBO a démontré depuis plus de 10 ans qu'il n'est pas l'homme de la situation, il est clair que l'agissement ou certaines déclarations arrogantes comme celles du Président de la Françafrique ne font que prolonger les jours de son pouvoir qui sont comptés en basculant des citoyens de bonne foi dans son camp. Ce n'est ni à lui ni à aucune autorité de poser des ultimatums pour son départ en dehors des africains.

 Pars M. GBAGBO, il n'est pas encore trop tard. Des vies peuvent encore être sauvées: le vaillant peuple ivoirien est déjà éprouvé. Il  n'a pas besoin de bain de sang. Il lui faut se retrouver avec lui-même pour faire face aux multiples défis de renforcement de sa démocratie et de son contrôle par lui-même, pour un développement durable...

 Sékou DIABATÉ

Coordinateur général du Rassemblement de la Diaspora Africaine (RDA)