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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Décidément, les tchadiens ont la mémoire vraiment courte. Chaque fois ce sont les mêmes erreurs et avec les mêmes leaders qui se répètent sans en tirer des enseignements. Pourquoi ?

Avant d’entamer le vif du sujet, je propose cette anecdote.

Il était une fois, trois Buffalos de couleur rouge, noire et blanche vivaient dans une jungle qu’ils partageaient avec un lion. Ce dernier, à chaque fois qu’il voulait les abattre, il se confrontait à leur résistance commune. Ils se dressaient côte à côte face au lion. Le lion, après réflexion, trouva que la meilleure façon de les avoir est de désunir l’action de ces trois mammifères.

Le lion disait alors au noir et au rouge ceci : « vous savez, nous vivons ensemble dans cette jungle et vous n’ignoriez pas que nous sommes guettés par les chasseurs qui en veulent à notre quiétude. Toi, le noir, vu ta couleur, on ne peut pas te repérer ; de même que toi, le rouge. Quant à notre ami, le blanc, il est repérable même de loin. Et cela nous entrainerait des ennuis avec les chasseurs. Laissez-moi donc le manger et de ce fait nous serons tranquilles. Les deux buffalos ont accepté l’idée, et le buffalo blanc fut mangé par le lion. »

Le lion tenta encore d’abattre les deux buffalos restants mais il se confronta à leur action de défense commune. Il recouru alors à la même astuce avec le buffalo noir en ces termes : « tu sais, je n’ai rien contre toi, mais c’est la présence du rouge en notre sein qui m’inquiète. Tu ne vois pas que, contrairement à toi, il est trop visible par les chasseurs ? » Et le lion, sans le secours du buffalo noir, terrassa le rouge et le dévora.

La suite, comme on pourrait l’imaginer, c’est fut le tour du dernier buffalo, le blanc. Ce dernier, en voyant le lion s’avancer vers lui, se disait : « je suis dévoré depuis que le buffalo blanc fut dévoré.
En arabeأكلت يوم أكل الثور الابيض : »

En d’autres termes, le buffalo noir voulait dire que ce n’est pas après le buffalo rouge, le dernier à être dévorer par le lion, mais c’était depuis le premier, le blanc, qu’il avait lui-même signé son arrêt de mort en acceptant que son « camarade » soit mangé par le lion. Il ne devait pas accepter la proposition du lion, mais hélas… trop tard.

Une ancienne anecdote arabe que les adultes racontaient aux enfants dans le but de leur faire comprendre la valeur de l’union. Autrement dit « l’union fait la force ». Au Tchad comme ailleurs, il ya beaucoup d’anecdotes pareilles.

Les responsables de l’opposition armée comme ceux qu’ils dirigent n’ont, apparemment, pas écouté cette histoire ou une autre semblable à leur enfance. Pis, ils ont eux-mêmes vécu et même été des acteurs de plusieurs situations semblables qui pourraient les enseigner, mais, hélas, ils n’ont rien appris.

Je crois qu’aujourd’hui, si nous ne sommes pas vraiment à l’heure du bilan complet de notre lutte et ses rapports avec les soudanais, il faudrait donner au moins quelques exemples de notre comportement de manière générale pour que les uns et les autres se fassent une idée des raisons qui nous ont conduit à cette situation franchement lamentable, et en tirer les enseignements qui s’imposent.

En effet, la situation que connaisse les différents chefs des mouvements armés, ceux qualifiés par leurs thuriféraires sur le net comme les principaux opposants, les gros poissons, les plus importants et tant d’autres qualificatifs les plus adulateurs, est le résultat de leur propre comportement. Leur comportement n’a non seulement abouti à leur propre errance dont on ne sait quand est-ce qu’elle prendra fin, mais a causé beaucoup de mal à ceux qui persistent et signent que seule la lutte armée entrainerait un changement global et radical de type de gouvernance au pays des Saos.

Ces chefs des mouvements les plus mieux vus par les soudanais, pour s’accaparer du leadership de la rébellion en exclusivité, se sont permis des actes vis-à-vis de leurs camarades de lutte semblables à celui de trois buffalos raconté plus haut. Ils ont manigancé avec les soudanais pour « transvaser » l’opposition armée de ses bras les plus déterminés et les plus efficaces aussi. Ils ont démotivé les leaders et les combattants d’un certain nombre formations politico-militaire à rallier le régime purement et simplement ; dans le but de leur laisser le champ libre afin de pratiquer leur manigance sur le dos du peuple tchadien.

En fait, sait-on comment et pourquoi des leaders de la rebellions armée, des officiers supérieurs et même des simples combattants ont rallié le régime ?
Qui sont ceux parmi les « grands leaders » qui donnent des consignes au blog et au site qui s’est spécialisé dans la diffamation et la diversion contre des hommes de l’opposition armée pour la simple raison qu’ils ne font partie de leur groupe ethnique ?

Je le sais, tu le sais, il le sait, nous le savons… mais « نمهل و لا نهمل » l’histoire, la vraie, donnera un jour son verdique.
Mais le comble du malheur dès que ces messieurs que je viens de citer sentent l’odeur d’une certaine tentative de réorganisation de l’opposition, ils se pointent encore comme rien n’était.

Alors, question :

Qui n’a pas pu assimiler les leçons du passé ? Est-ce les tchadiens meurtris dans leurs peaux par les méfaits de ces messieurs ou bien ces derniers sont réellement incontournables ?

Je répondrai à la prochaine édition.

Albissaty Saleh Allazam

Source: http://alhifrig.com/PostScriptumDetail.asp?item_id=70