Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Oh ! Pauvre Tchad. Le Tchad de griots
Ngardiguina ternit l’image des journalistes

Oh ! Pauvre Tchad. Le Tchad de griots. Au moment où tous les fonctionnaires sont unanimes et soudés pour arracher l’application de la grille de salaire, le premier ministre, sans vergogne, ni honte, reçoit ce jour, mercredi 22 août 2012, le journaliste griot, Abdoulaye Ngardiguina, l’auteur du foutu livre sur la renaissance. Cette audience choque encore plus d’un Tchadien pendant que la grève de l’Union des Syndicats du Tchad (UST) entre dans une phase critique. Le premier ministre Emmanuel Nadingar, a démissionné face aux revendications des travailleurs. Le chef de l’Etat lui aurait intimé l’ordre de trouver, rapidement, une solution à la crise sociale sans pour autant lui donner le pouvoir de faire de propositions concrètes surtout sur la valeur du point d’indice qui doit passer de 115 à 150. Et les travailleurs sont claires, tant que le point d’indice ne bouge pas, la reprise du travail est impossible. Chers lecteurs, chers tchadiens de toutes les classes sociales et d’obédience politique, face à une impasse de ce genre, un premier ministre sérieux, soucieux, qui connait faire son travail, aura-t-il le temps de recevoir un petit journaliste griot qui ne cherche que le gain facile. Des imminents écrivains tchadiens, Ali Abdéraman Haggar, Ndjékery, Loris, Arnaud Dingamneal, Taboye, Michael Didama, Hourmadji Moussa Doumgor, entre autres, depuis qu’ils écrivent leurs livres, ont-ils cherché une audience ? Aujourd’hui, tout le monde est enfin éclairé qu’Abdoulaye Ngardiguina n’est pas un écrivain de plus mais un simple griot à la recherche d’une place sous l’ombre de Déby. Personne n’est dupe. Nous avons lu l’article de l’étudiant en journalisme sur Ngardiguina. Mais, aujourd’hui, nous sommes bien éclairés que ce type n’est pas un écrivain, ni même un journaliste, mais un simple griot. Sa déclaration à sa sortie d’audience, fait même honte. Un journaliste qui chante la renaissance et le nom du prince Déby Itno. Oh ! Pauvre Tchad. A quand la prise de conscience ? A quand l’éveil de la jeunesse comme en Libye, en Tunisie ou encore en ce moment en Syrie ? Mais nous ne baissons pas les bras. Un jour, la majorité prendra conscience et effacera ce régime moribond qui asservi même les journalistes. Non, disons plutôt certains journalistes. Car, en dehors de ce griot de Ngardiguina, d’autres journalistes sérieux, comme au journal Abba Garde, Ndjamena Bi-Hebdo, Le Temps, Notre Temps ou encore Le Potentiel, mènent une lutte, non pas contre le pouvoir, mais nous donnent quand bien même des informations avec une liberté de parole et une aisance. Des gens comme Ngardiguina, si les jeunes attendent d’eux un éveil de conscience, tout le monde sera asservi et réduit au simple griottisme. Souvenons-nous des importants livres écrits par Arnaud sur l’histoire du Tchad. Des livres plein de sens, des informations, des témoignages, des vrais livres d’histoire de notre pays. Qui la reçu en audience ? Est-ce qu’un écrivain écrit pour quelqu’un ? Est-ce qu’il écrit pour être reçu en audience ? Si c’était le cas, les présidents français recevront combien des écrivains par jour ? S’il vous plait chers gouvernants et chers intellectuels du Tchad, ce pays a besoin de vous. Le Tchad d’aujourd’hui devrait être le bon model de la génération future.

La bêtise de Ngardiguina est déjà consommée. On doit s’y mettre pour faire prendre conscience à la jeunesse, sinon y a grand risque que ce régime se pérennise au détriment de la masse populaire. Regardez, aujourd’hui, des artistes sont emballés pour faire de marche de paix alors qu’au Sénégal ce sont les artistes qui ont fait tomber Wade. Regardez Al Kanto, il nous faisait rire, puis il a basculé dans la politique avec son défilé fétiche des dromadaires qui lui a valu le poste de ministre. Regardez Nocky, un emblématique manager qui est tombé sous la coupe du pouvoir avec un poste de conseiller à la présidence de la République clé à la main. Regardez les jeunes journalistes à la présidence de la République qui critiquaient Déby à leur retour de Niamey mais aujourd’hui les grands griots nationaux. Regardez le mythique Ahmat Makaila de médias d’Afrique de RFI, tombé si bas pour faire du beni oui oui avec un éditoriale tous les lundis. Il y a danger si des têtes pensantes basculent et se mettent au service de Déby au lieu de se mettre au service du pays. Déby est aujourd’hui protégé par ses propres fils par ce que même son entourage la lâché. Alors, les autres tchadiens, à quoi sert de servir un président à vie. Un président sans limite de mandat. Aujourd’hui on est dans le quatrième mandat, dans quelques quatre ans, il va rempiler pour un cinquième mandat et vous les jeunes, vous laissez faire. Peut être des vieux comme Garondé Djarma ou des vrais penseurs comme Gali, pourront inculper une prise de conscience à la jeunesse et aux peuples tchadiens fatigués de ces griots comme Ngardiguina et autres. Continuez à chanter l’ère de la renaissance mais on vous rattrapera à l’ère de la révolution qui n’est pas loin.
 
Ben Kourdoum