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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Occupation de la voie publique pour le marage et la prière, n'y a-t-il pas de non-respect de la liberté des autres? 
  
Par Vourboubé  Pierre
 
Bonjour, Mak !
 
Tous les vendredis, à partir de certaines heures, circuler sur bien de tronçons de N’Djaména, notre chère capitale, devint un calvaire. En cause, les mariages et la prière du vendredi. beaucoup de nos citoyens s'en plaignent vraiment. Il faut qu'on en parle sans sentiment de haine.   
 
Le premier phénomène ahurit. Après la mairie, bien souvent, c’est un cortège fou qui s’ébranle vers le domicile des mariés. Certains engins vont parfois à une vitesse vertigineuse. Les motards se faufilent entre les autres usagers sans crainte de les renverser. Le concert de klaxon et de youyou assourdit. Personne ne laisse le passage aux autres usagers. Ces derniers doivent  s’arrêter pour  laisser passer ces fêtards exceptionnels. Là, on peut arriver en retard quand on va à un important rendez-vous. Sinon, en voulant continuer, on se retrouve englouti dans un convoi avec lequel on n’a aucun lien. Il faut être vigilant et patient pour éviter un accident.  
 
Après, dans la soirée, les organisateurs peuvent entreprendre une parade à travers la ville. Là, certains conducteurs d’engins de leur convoi ont déjà une bonne dose d’alcool dans le sang. Leur imprudence ahurit davantage.
 
Pour le second, à l'heure de la prière, des tronçons entiers sont occupés par nos frères musulmans pendant 30 minutes au moins ! Quand on n'est pressé, il faut faire de grands détours ou attendre qu’ils finissent avant de continuer. Pourtant, les espaces libres ne manquent pas à N’Djaména. Il y en a au moins un par quartier capable de contenir au moins cinq cents personnes. Parmi ces espces, je peux citer l'hypodrome, l'espace fest'africa et bien de terrains de football. En plus, on compte mille mosquées à travers la capitale. Depuis un certains, le rythme de multiplication de ces lieux de culte musulmans effraie. On en recense pratiquement une par rue. Pourquoi ne les occupe-t-on pas par respect à l’autre ?
 
Comme cela ne suffisait pas, au petit matin, les N'Djaménois ne dorment pas assez. Dès quatre heures, ce sont leurs mégaphones suspendus au dessus des minarets qui crachent les appels à la prière. Muslman ou non, on 'est obligé de les entendre. Bon nombre de personnes non concernées se réveillent et ne retrouvent plus le sommeil. A-t-on vraiment besoin d’être réveillé par une tierce pour honorer ce qui nous lie à notre Dieu ?
 
Dans les établissements scolaires où les musulmans sont dominants aussi, et j’aurai dû le relater dans notre chronique d’hier, entre 13 heures et 15 heures, les cours sont paralysés. Certains enseignants s’en indignent dans le silence et le regrettent vraiment.
 
Où est passée la liberté des autres de jouir des voies publiques et de leur repos ? Ce Dieu-là est-Il Dieu des bruits ? Ces actes ne constituent-ils pas le non-respect des droits d’autrui ?
 
Mak, demandons à nos bloggeurs juristes de nos édifier là-dessus.