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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Le gouvernement de Ndjamena doit montrer sa bonne volonté dans l’édification d’un État de droit et l’émancipation des libertés d’expression et individuelles.  

En effet, l’acharnement contre la presse privée et les défenseurs des Droits de l’Homme est un acte incompatible, amoral et désuet au moment où tous les moyens de communications modernes comme l’internet permettent à des millions de personnes de contourner les entraves posées et ça  par des régimes allergiques aux critiques et aux libertés d’opinion.

Dans le simulacre du différend  opposant le Ministre Ahmat Bachir et le journal la VOIX, la justice Tchadienne connue pour sa léthargie et son rôle de faire valoir n’a fait qu’exécuter une décision politique et un ressentiment personnel d’une haute autorité du pays envers un organe qui ne fait que son travail d’information et d’éducation de la population. Cette décision est purement biscornue, infondée et  constitue une échappatoire pour dérouter l’opinion sur l’affaire des détournements des fonds et de corruption qui menace sérieusement bon nombre de hauts responsables s’il existe réellement une véritable machine judiciaire indépendante, fière et clairvoyance contrairement a celle actuellement sclérosée, corrompue, amnésique et partisane.

On ne peut prôner instaurer la démocratie et faire le contraire, les atteintes aux libertés individuelles sont des crimes hautement répugnants qu’il faille combattre avec la dernière énergie au même titre que les détournements des deniers, la corruption, l’injustice, l’impunité et les actes réducteurs qui entravent l’émergence d’une société moderne et civilisée au sein de notre pays.

Dans tous les pays du monde aux méthodes périmées,  le manque de tolérance et de réalisme, l’injustice, la gouvernance a l’aveuglette, les détournements, la corruption, l’exclusion,  le népotisme et la confiscation des libertés pour ne citer que ceux là, posent des problèmes dans la vie politique d’un pays. Le chaos se manifeste lorsque des dirigeants politiques refusent de ménager un espace pour les revendications populaires et que l’intransigeance reste de mise dans les divergences de vues, dans les courses au leadership et aux velléités exaltées.

Nos dirigeants et a la plus haute enseigne, doivent savoir qu’un pays comme le nôtre meurtri par des décennies de guerre et de division, ne  pas garantir la liberté d’expression est un véritable  frein à la tolérance en politique et a l’alternance. Car, on n’est sans ignorer que les médias jouent un rôle important  et primordial dans l’édification d’une culture de tolérance et de cohésion nationale qui nous manque cruellement. Clouer au pilori le journal la Voix est un sérieux recul dans le climat politique déjà sombre de notre pays.

Abbas Kayangar